La Une | Jeudi 24 mai 2012 | Dernière mise à jour 13:56
Libye

Le pays fête l’anniversaire de la révolte contre Kadhafi

Mis à jour le 17.02.2012

La fête s’est déroulée au milieu de mesures de sécurité exceptionnelles pour prévenir d’éventuelles attaques de partisans de l’ancien régime.

1/26 Le 17 février, la «Journée de la colère» est lancée sur Facebook. Des manifestations sont violemment réprimées à Benghazi et Al-Baïda.
Image: Keystone

   

La Libye a célébré vendredi le premier anniversaire du soulèvement qui a entraîné la chute de Mouammar Kadhafi. Aucun programme officiel n’est prévu pour marquer le premier anniversaire de la révolution, par «respect pour les familles des martyrs, les blessés et les disparus», selon les nouveaux dirigeants du pays.

Mais des célébrations spontanées ont commencé depuis mercredi dans plusieurs villes du pays, en particulier à Benghazi (est), théâtre de la première manifestation spontanée contre le régime le 15 février 2011, qui avait lancé le mouvement plus organisé du 17 février.

Vendredi, des centaines de personnes se sont rassemblées après la prière place Tahrir (libération), sur le front de mer à Benghazi, agitant le drapeau de la nouvelle Libye, tandis que des femmes tenaient des portraits de leurs fils tués dans les combats.

Discours du chef du CNT

En soutien à l’insurrection en Syrie, environ 200 personnes ont brandi des drapeaux et scandé des slogans hostiles au président syrien Bachar al-Assad: «Honte à vous Bachar!», «C’est votre tour de partir maintenant!». A Tripoli, la grande place des martyrs, où devrait se tenir l’essentiel des festivités, était encore quasiment déserte en début d’après-midi.

Des vendeurs de drapeaux libyens mais aussi qataris et américains étaient postés dans les artères principales de la capitale, pavoisée aux couleurs de la révolution: vert, rouge et noir, dans l’attente de la foule. Pour l’occasion, les autorités ont annoncé l’octroi de 2000 dinars libyens (soit 1760 dollars) à chaque couple marié et 200 dinars pour chaque enfant.

Parallèlement, des mesures de sécurité exceptionnelles ont été mises en place pour prévenir d’éventuelles attaques de partisans de l’ancien régime. Plusieurs postes de contrôle ont été installés par les ex-combattants rebelles avec fouilles des véhicules et contrôles d’identités, provoquant des embouteillages.

Le chef du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, a prévenu jeudi soir qu’il serait «ferme envers ceux qui menacent notre stabilité». «Nous avons ouvert nos bras à tous les Libyens, qu’ils aient soutenu la révolution ou pas. Mais cette tolérance ne signifie pas que nous soyons incapables d’assurer la stabilité de notre pays», a-t-il déclaré lors d’un discours télévisé. (ats/afp/Newsnet)

Créé: 17.02.2012, 18h07

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