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VENEZUELA

L'opposition réclame «la vérité» sur la santé de Chavez

Mis à jour le 02.01.2013 2 Commentaires

La principale coalition de l'opposition vénézuélienne a exigé mercredi du gouvernement qu'il dise «la vérité» sur l'état de santé du président Hugo Chavez, objet de nombreuses conjectures et rumeurs.

Hugo Chavez, le 20 août 2009.

Hugo Chavez, le 20 août 2009.
Image: AFP

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«Il est essentiel que le gouvernement agisse de façon à ce qu'on lui fasse confiance. Il est essentiel qu'il dise la vérité» sur l'état de santé du président, qui doit prêter serment pour un nouveau mandat le 10 janvier, a déclaré à la presse le secrétaire général de la Table de l'unité démocratique (MUD), Ramon Guillermo Aveledo.

Ramon Guillermo Aveledo a également réclamé «un diagnostic et un pronostic médical» d'Hugo Chavez, opéré le 11 décembre pour la quatrième fois pour traiter un cancer dans la zone pelvienne détecté en juin 2011.

Depuis son départ vers La Havane, aucun communiqué médical n'a été publié. Le gouvernement informe au compte-gouttes sur son état de santé dans de brefs communiqués diffusés par les médias officiels.

Le vice-président Nicolas Maduro, successeur désigné d'Hugo Chavez, a annoncé dimanche à la télévision, depuis Cuba, une aggravation de l'état du président, âgé de 58 ans, au pouvoir depuis 1999 et réélu le 7 octobre dernier. Il avait notamment évoqué «de nouvelles complications apparues à la suite de son infection respiratoire» qui «doivent être soignées avec un traitement non dénué de risques».

Ces informations semblent compromettre la tenue à la date prévue de la prise de fonctions du président pour un nouveau mandat, le 10 janvier prochain devant l'Assemblée nationale, conduisant les autorités à évoquer un éventuel report ces derniers jours.Le chef de file de l'opposition Henrique Capriles, battu par Hugo Chavez à la présidentielle du 7 octobre, n'avait lui-même pas écarté cette possibilité, mais le secrétaire général du MUD s'est montré moins conciliant mercredi.

«Le 10 janvier, le mandat présidentiel actuel prend fin et un autre débute (...) Il n'y a pas de présidence d'une durée indéfinie. Dans le cas où le président élu ne peut pas se présenter à sa prestation de serment pour des raisons liées à sa maladie, les dispositions prévues par la Constitution doivent être appliquées», a insisté Ramon Guillermo Aveledo. Il a poursuivi en accusant le gouvernement de faire preuve d'une «énorme irresponsabilité» en tentant de faire croire que le président «exerce» ses fonctions depuis Cuba.

Selon la loi fondamentale, en cas d'impossibilité du président d'assumer ses fonctions, il revient au vice-président ou au président de l'Assemblée, selon les interprétations, d'assumer l'intérim et de convoquer des élections anticipées dans les 30 jours.

Avant son départ pour La Havane, Hugo Chavez avait désigné son vice-président Nicolas Maduro pour assurer l'intérim. Il lui a transmis une partie de ses pouvoirs et l'a adoubé pour se présenter devant les urnes comme candidat du parti au pouvoir en cas de nouvelle élection présidentielle.

Mardi soir, Nicolas Maduro a affirmé depuis Cuba que le président était «conscient de la complexité de son état» de santé, après l'avoir rencontré à deux reprises. «Il est toujours sous surveillance, poursuit ses traitements, c'est une situation complexe (...) Il y a parfois de légères améliorations, parfois une situation stationnaire», a poursuivi Nicolas Maduro, tout en appelant la population à ne pas donner de crédit aux rumeurs et à «avoir confiance» dans les informations fournies par les autorités.

Il a également assuré une nouvelle fois que le président «sortirait de cette situation plus tôt que tard», sans fournir davantage d'éléments sur son état de santé ou sa présence ou non le 10 janvier devant les députés.

Parti à Cuba le 28 décembre, Nicolas Maduro devait rentrer mercredi à Caracas. Dans plusieurs pays latino-américains, les autorités affichaient leur inquiétude. Au Brésil, «le gouvernement suit avec préoccupation la situation du président» Chavez, a déclaré mercredi une source du Palais présidentiel ayant requis l'anonymat.

A La Paz, le président bolivien Evo Morales, très proche allié d'Hugo Chavez, a rapporté mercredi s'être entretenu avec des membres de sa famille qui se trouvent à son chevet à La Havane. Le président vénézuélien se trouve dans «une situation très préoccupante», a indiqué Evo Morales, contribuant à l'incertitude générale, alors que la nature et l'emplacement exact du cancer de Hugo Chavez n'ont jamais été rendus publics. (afp/Newsnet)

Créé: 02.01.2013, 23h29

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2 Commentaires

Raymond Jean

03.01.2013, 08:55 Heures
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En somme s'il ne se présente pas le 10 janvier pour son investiture il faudrait revoter ? Curieux de savoir si il y a un précédent dans le monde. Répondre


michel platini

03.01.2013, 12:13 Heures
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c'est chef d'état sont de gros menteurs! Répondre



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