Présidentielle américaine
Suivez la situation des candidats dans chaque Etat
Par Christine Talos. Mis à jour le 01.11.2012
En bleu, les pro-Obama; en rouge, les pro-Romney. En foncé: les «Swing States». Le 24 octobre, 53 grands électeurs de ces États allaient au président, contre 57 au républicain. En tout, Obama comptait 290 grands électeurs contre 248 à son rival (281-257 une semaine plus tôt).
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Comme tous les 4 ans, les Américains vont élire leur nouveau président et renouveler les membres du Congrès. Mais le système électoral américain est complexe. Car le scrutin y est indirect.
En effet, le mardi 6 novembre, jour de l'«Election Day», les citoyens ne voteront en réalité ni pour Barack Obama, ni pour Mitt Romney: ils éliront des «grands électeurs». Ceux-ci, réunis au sein d’un Collège électoral de 538 membres, choisiront ensuite le président et le vice-président. Le vainqueur sera celui qui obtiendra la majorité absolue, soit 270 voix.
Chaque Etat est doté d’un nombre précis de grands électeurs, déterminé par son poids démographique. Ainsi la Californie, fortement peuplée, compte 55 grands électeurs contre 3 seulement pour l’Alaska.
«The winner-take-all»
Particularité américaine: la règle du vainqueur remporte tout («The winner-take-all system») y prévaut. Ainsi, dans tous les Etats - sauf le Maine et le Nebraska - celui qui obtient le plus de voix ramasse la totalité des grands électeurs.
C’est la raison pour laquelle George W. Bush avait pu gagner l’élection de 2000: sa victoire en Floride lui avait rapporté 29 grands électeurs d’un coup et donc permis de faire basculer le scrutin, alors que le démocrate Al Gore avait obtenu pourtant près d’un demi-million de voix de plus sur l’ensemble du pays.
Le rôle-clé des Etats-pivot
Si certains Etats sont traditionnellement acquis à l’un ou l’autre des partis, une dizaine, à l'instar de la Floride, peuvent donc faire basculer une élection. Ce sont les «Swing States», ou «Etats-pivot», qui votent tantôt démocrate, tantôt républicain.
Le 6 novembre, tous les yeux seront ainsi braqués sur l’Ohio, qui a toujours élu le futur président américain (sauf en 1964), et qui avait été l’Etat-clé de la réélection de George W. Bush en 2004 face à John Kerry. Le candidat démocrate y avait perdu la course à la Maison Blanche pour deux petits points d’écart avec son rival républicain.
Ces «Swing States», très courtisés par les candidats, représentent en tout 110 grands électeurs. (Newsnet)
Créé: 13.10.2012, 09h27
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