Islam
Qui est l’auteur du film qui a mis le feu aux poudres?
Mis à jour le 13.09.2012 10 Commentaires
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Le mystère plane toujours sur l’identité réelle de Sam Bacile qui se qualifie d’Américano-israélien.
Sam Bacile serait un pseudonyme selon Steve Klein, son consultant pour le film «Innocence of Muslims» («L’innocence des musulmans») et une identité qui pourrait avoir été construite de toutes pièces.
Après avoir donné mercredi quelques entretiens téléphoniques à la presse, depuis un lieu inconnu, le réalisateur a disparu. Il se cache, a indiqué Steve Klein, tout comme d'autres membres de sa famille en Egypte.
Son film «L'Innocence des musulmans», dont un extrait de 13 minutes a été posté il y a plus d'un an, le 12 juillet 2011, sur le site de partage vidéo YouTube, a mis le feu aux poudres.
Petit film de série B, tournant en dérision le prophète Mahomet, grands effets sécuritaires et politiques : la mort de quatre Américains à Benghazi, dont l’ambassadeur Chris Stevens; l’envoi en Libye de Marines ainsi que de deux destroyers; flambée islamiste, émeutes anti-américaines dans le monde arabo-musulman, l’évocation de la piste d’Al Qaïda...
Une piste à Los Angeles
Une information relayée par les médias américains affirme qu’un copte vivant dans la banlieue de Los Angeles, était le responsable de la société de production du film et qu’il avait eu maille à partir avec la justice.
Des documents judiciaires dont l’AFP a eu copie confirment que cette personne a été condamnée à 21 mois de prison en 2010 pour escroquerie bancaire et qu’il résidait à Cerritos, dans la banlieue sud de Los Angeles.
Un journaliste de l’AFP s’est rendu mercredi soir à son domicile, devant lequel étaient stationnés plusieurs véhicules de la police et du shérif de Los Angeles.
Deux officiers du bureau du shérif sont restés dans la maison pendant plus d’une heure, et sont sortis sans faire de commentaire vers 21 heures locales (4 heures GMT).
Le mystère de la porte d’entrée
La famille a refusé de parler aux quelques journalistes présents. Mais la porte d’entrée de la maison, ornée de deux fenêtres semi-circulaires aux motifs originaux, présentait une similitude flagrante avec une porte apparaissant dans plusieurs scènes du film, dont des extraits sont visibles sur internet.
Steve Klein, consultant sur le film, a nié mercredi l’implication d’Israël dans la production et a assuré que Sam Bacile était mortifié par le décès de l’ambassadeur américain en Libye, Chris Stevens.
Bouleversés
«Il est bouleversé par le meurtre de l’ambassadeur» a assuré M. Klein à l’AFP, soulignant qu’il avait parlé au téléphone à Sam Bacile plus tôt dans la journée, mais qu’il ignorait où il se trouvait.
Dans un entretien au Wall Street Journal, mardi, Sam Bacile s’en était pris directement à l’islam, qu’il qualifiait de «cancer».
«C’est un film politique. Pas religieux», ajoutait-il, précisant avoir fait le film - où des acteurs parlant anglais avec l’accent américain présentent les musulmans comme immoraux et gratuitement violents - avec 60 acteurs et une équipe de 45 personnes.
Mais l’équipe du film a fait part de sa colère, mercredi, dans un communiqué publié par le Los Angeles Times. «Tous les acteurs et toute l’équipe sont bouleversés et ont l’impression d’avoir été exploités par le producteur», écrivent-ils.
Les acteurs prennent distance
«Nous sommes à 100% contre ce film et avons été grossièrement trompés sur ses intentions et objectifs. (...) Nous sommes choqués par les réécritures radicales du scénario et les mensonges proférés à toutes les personnes impliquées», ajoute le communiqué. «Nous sommes profondément attristés par les tragédies» survenues en Libye et en Egypte.
L’actrice Cindy Lee Garcia, qui joue une femme dont la fille est proposée en mariage à Mohamed, a affirmé qu’elle ignorait que le film fût une propagande antimusulmane, ajoutant que des dialogues avaient été doublés après le tournage. Selon elle, «il n’y avait rien sur Mahomet ou les musulmans » dans le film qu’elle a tourné.
Doublage truqué
Le doublage est parfaitement visible sur les 14 minutes du film diffusées sur internet, où des mots sont grossièrement insérés au beau milieu de séquences.
M. Klein craint que le cinéaste ne connaisse le même sort que le réalisateur néerlandais Theo Van Gogh, qui avait été assassiné en 2004 après avoir déclenché des protestations avec un film antimusulman. «S’il apparaissait en public, je suis sûr qu’il serait tué très facilement », a-t-il dit.
(AFP, JAA/Newsnet)
Créé: 13.09.2012, 11h42
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La rédaction
10 Commentaires
Il me semble pourtant que, par exemple, les films de Michael Moore, n'ont pas engendré de révolte ou d'attentat quelconque ? ou je me trompe ? et en plus , on est en train de parler d'un film non, ou en d'autres termes, une f-i-c-t-i-o-n, mais apparemment on est encore vraiment au moyen âge dans l'esprit de certaines personnes Répondre
Heureusement que l'Islam est une religieux tolérante ... Répondre
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