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PRESIDENTIELLE AMERICAINE

Benjamin Netanyahu choisit Mitt Romney

Mis à jour le 17.09.2012 5 Commentaires

Le Premier ministre israélien s'est immiscé dans la campagne électorale en faveur de Mitt Romney. Cette prise de position fâche en Israël: l'opposition met en garde contre des représailles de Barack Obama en cas de réélection.

Mitt Romney (à gauche) et Benjamin Netanyahu, lors de leur rencontre à Jérusalem, le 29 juin 2012.

Mitt Romney (à gauche) et Benjamin Netanyahu, lors de leur rencontre à Jérusalem, le 29 juin 2012.
Image: AFP

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«Barack Obama va-t-il punir Israël, s'il est réélu le 6 novembre?», s'interrogeait ce week-end le «Yédiot Aharonot». Comme nombre de ses confrères, ce quotidien populaire reproche à Benjamin Netanyahu d'être devenu «l'adversaire d'Obama» et d'avoir brisé un tabou en optant pour Mitt Romney, rival du président démocrate sortant, plutôt que d'observer une attitude de stricte neutralité.

Le Premier ministre «s'est ingéré grossièrement, vulgairement et sans réserve dans la campagne électorale» américaine, accuse le quotidien de gauche «Haaretz».

«Renverser Washington»

Bondissant sur l'occasion, le chef de l'opposition Shaul Mofaz a benoîtement demandé au chef du gouvernement: «S'il vous plaît, expliquez-nous: quel régime est-il le plus important de renverser, celui de Washington ou de Téhéran ?»

«C'est absurde !», s'est défendu «Bibi» Netanyahu, soulignant qu'il continuerait d'exiger des Etats-Unis qu'ils fixent à Téhéran des «lignes rouges» à ne pas franchir dans son programme nucléaire.

Barack Obama ne veut pas d'un tel ultimatum et privilégie la diplomatie ainsi que des sanctions internationales. Benjamin Netanyahu, lui, fait planer la menace d'une frappe contre les sites nucléaires iraniens, malgré les mises en garde de pays amis, comme les Etats-Unis, l'Allemagne, la Grande-Bretagne ou la France.

«La question qui me guide, ce ne sont pas les élections aux Etats-Unis, mais les centrifugeuses en Iran», a insisté le Premier ministre.

Poids de l'électorat juif

Il n'empêche qu'il est désavoué au sein même de son gouvernement, notamment par le ministre de la Défense Ehud Barak, pour qui le linge sale avec les Américains doit être lavé en famille, «dans des forums à huis clos» et non étalé sur la place publique.

Pour la plupart des analystes, au delà de sa rhétorique belliqueuse, Benjamin Netanyahu veut arracher à M. Obama un maximum de concessions avant le scrutin américain, en espérant jouer du poids de l'électorat juif.

Tout glissement de cet électorat, traditionnellement démocrate, pourrait s'avérer déterminant, comme ce fut le cas lorsque George W. Bush l'emporta d'un cheveu en 2000 face au démocrate Al Gore.

Mitt Romney - qui a été chaleureusement reçu à Jérusalem par M. Netanyahu fin juillet - a carrément accusé son rival d'avoir «laissé tomber» Israël face à l'Iran.

Le courant ne passe pas

Benjamin Netanyahu se pique d'être un fin connaisseur des Etats- Unis où il a longtemps vécu. Il s'est entouré de conseillers partageant sa «sensibilité» pro-républicaine, comme Ron Dermer, Dore Gold, Zalman Shoval, Uzi Arad ou Yaacov Amidror.

Et un de ses plus proches, le milliardaire juif américain Sheldon Adelson, propriétaire de l'influent quotidien gratuit Israël Hayom, est même l'un des bailleurs de fonds de la campagne de M. Romney.

Autant dire que le courant n'est jamais passé avec l'actuel hôte de la Maison Blanche. En mai 2011, Benjamin Netanyahu lui a infligé un camouflet dans son bureau ovale et devant les caméras de télévision, en rejetant sa proposition de baser les frontières d'un futur Etat palestinien sur les lignes de 1967.

Selon le «Yédiot Aharonot», c'est pour cette raison - et non à cause des divergences sur l'Iran - que le chef du gouvernement israélien mise sur Mitt Romney.

«Si ce dernier l'emporte, il lui faudra des mois avant de mettre son administration en place... En revanche, doté d'un second mandat, Obama serait ipso facto opérationnel pour exiger de très importantes concessions d'Israël sur le volet palestinien», explique l'éditorialiste du journal, Nahum Barnéa.

Le processus de paix est bloqué depuis l'élection de Barack Obama. «Il a essayé, il a échoué. Mais il est entouré de conseillers qui sont persuadés qu'il doit réessayer», relève M. Barnéa. (ats/Newsnet)

Créé: 17.09.2012, 08h28

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5 Commentaires

Christelle Chen

17.09.2012, 09:10 Heures
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il faut être désespéré d'être élu pour s'engoufrer dans une guerre avec l'Iran et déstabiliser le Moyen-Orient par la même. Répondre


Serge-André Monney

17.09.2012, 11:57 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 0

Si Romney le va-en-guerre est élu et qu'il donne son feu vert pour une attaque israélienne de l'Iran, c'est tout le monde arabe qui va s'embraser et ce sera peut-être la guerre de trop pour Israël et les USA. Répondre



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