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Syrie

Damas accuse les Etats-Unis et la France de soutenir le terrorisme

Mis à jour le 01.10.2012 5 Commentaires

Lors de l'Assemblée de l'ONU, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a accusé lundi les Etats-Unis, la France et la Turquie «d'encourager et de soutenir le terrorisme en Syrie».

Walid Mouallem devant l'Assemblée à l'ONU, à New York.

Walid Mouallem devant l'Assemblée à l'ONU, à New York.
Image: AFP

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Devant l'Assemblée générale de l'ONU, Walid Mouallem s'est interrogé sur «les déclarations du Qatar, de l'Arabie saoudite, de la Turquie, des Etats-Unis, de la France qui encouragent et soutiennent clairement le terrorisme en Syrie en (lui) fournissant de l'argent, des armes et des combattants étrangers».

Le gouvernement syrien considère les opposants armés à son régime comme des «terroristes». Walid Mouallem a fait notamment référence à l'attentat du 26 septembre contre le siège de l'état-major syrien à Damas.

Evoquant la médiation de Lakhdar Brahimi, il a souligné que «la réussite de tout effort international (pour régler la crise syrienne) requiert, en plus de l'engagement du gouvernement syrien, d'obtenir des Etats qui soutiennent les groupes armés (en Syrie), en particulier la Turquie, l'Arabie saoudite, le Qatar, la Libye et d'autres, de cesser d'armer, financer, entraîner et accueillir des groupes terroristes». Ces pays devraient au contraire «promouvoir le dialogue et renoncer à la violence».

Faire pression

Plus largement, Walid Mouallem a appelé «tous les pays représentés dans l'Assemblée générale à faire pression pour mettre fin à la violence en obtenant que cessent l'armement, le financement ou l'entraînement des groupes terroristes».

Il a par ailleurs appelé «l'opposition nationale à travailler ensemble pour mettre fin à l'effusion de sang et à s'assoir à la table du dialogue» avec le gouvernement syrien, soulignant que Damas «continue de croire en une solution politique».

Ce «dialogue national» permettra de définir «la voie à suivre pour mettre en place une Syrie davantage pluraliste et démocratique», a-t-il précisé.

Le ministre syrien a aussi critiqué les sanctions internationales contre Damas, faisant valoir qu'elles «nuisent aux conditions de vie des citoyens syriens». «Comment peut-on imposer des sanctions contre les banques, le système de santé ou les transports et prétendre qu'on a à coeur l'intérêt des Syriens?», a-t-il lancé à la tribune de l'Assemblée.

«Agression militaire»

Pour Walid Mouallem, «l'insistance des Etats-Unis et des pays de l'Union européenne à adopter des sanctions unilatérales contrevient aux lois internationales et à la liberté du commerce».

Dans ce contexte, il a appelé à la levée de l'embargo américain contre Cuba. Son homologue cubain Bruno Rodriguez Parrilla avait auparavant apporté son soutien à Damas en affirmant que Washington et ses alliés européens menaient une «agression militaire» pour renverser le régime de Bachar al-Assad.

«Les Etats-Unis et certains gouvernements européens», a-t-il affirmé dans son discours devant l'Assemblée, «ont décidé de renverser le gouvernement syrien, et pour cela, ils ont armé, financé et entraîné des groupes d'opposition, allant jusqu'à utiliser des mercenaires».

En recevant dans la matinée Walid Mouallem avant son discours, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait appelé le régime syrien «à montrer de la compassion pour son propre peuple».

Selon son porte-parole Martin Nesirky, M. Ban a condamné «dans les termes les plus fermes» devant Walid Mouallem la poursuite des violences et des violations des droits de l'Homme en Syrie ainsi que les bombardements «commis par le gouvernement».

M. Ban a «noté qu'une baisse de la violence pourrait préparer le gouvernement (syrien) à un processus politique». Il a exprimé sa «profonde frustration devant le fait qu'après 19 mois de répression et de combats la situation continuait de s'aggraver».MM. Ban et Mouallem ont aussi évoqué «la crise humanitaire grandissante en Syrie (qui) déborde de manière alarmante sur les pays voisins», a ajouté le porte-parole. (afp/Newsnet)

Créé: 01.10.2012, 21h27

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5 Commentaires

Rensk Brönsk

01.10.2012, 22:54 Heures
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Franchement... pourquoi ne nous dites-nous pas ce que les service secret germain (BND pour les intimes) a donné comme "rapport" a son gouvernement très dernièrement ? (source "Die Welt" = 95% des gens qui combattent arme en main contre l'État de Syrie sont des étrangers... Ils ne précisent pas si c'est blackwater) Répondre


Rensk Brönsk

01.10.2012, 23:09 Heures
Signaler un abus 6 Recommandation 0

Autre pays même dégâts = Attaques de drones au Pakistan : Seulement 2% des tués sont des « islamistes », les 98% autres sont tués quand même...Selon un groupe d'experts américains (pas du tout indépendant) , un rapport publié mardi 25 par deux universités américaines, la Stanford Law School et la New York University School of Law, juge erronée la vision américaine... Répondre



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