La Une | Mercredi 22 mai 2013 | Dernière mise à jour 00:15
Royaume-Uni

Cameron veut calmer les envies d'indépendance de l’Écosse

Mis à jour le 16.02.2012

Le Premier ministre britannique se rend à Edimbourg pour rencontrer le leader des indépendantistes écossais, Alex Salmond, qui rêve de séparer la région semi-autonome du reste du Royaume-Uni.

David Cameron et Alex Salmond, ici photographiés en mai 2010 à Edimbourg.

David Cameron et Alex Salmond, ici photographiés en mai 2010 à Edimbourg.
Image: Reuters

Le Premier ministre britannique David Cameron a promis jeudi de lutter "de toutes ses forces" pour la cohésion du Royaume-Uni face aux velléités indépendantistes du leader écossais Alex Salmond, une bataille qui se joue de plus en plus à coups d’arguments économiques.

Pour bien donner la mesure de son engagement personnel sur ce dossier, le chef du gouvernement britannique a décidé de faire le déplacement dans la capitale écossaise afin d’y rencontrer Alex Salmond.

Première rencontre sur l'indépendance

Cette rencontre est la première entre les deux hommes sur l’épineuse question de l’organisation d’un référendum sur l’indépendance de cette région britannique semi-autonome, que le Premier ministre écossais défend bec et ongles. Lundi, Alex Salmond s’était entretenu avec le secrétaire d’Etat pour l’Ecosse Michael Moore à Londres, évoquant ensuite des "progrès modestes".

"Le combat est maintenant lancé pour quelque chose de très précieux: le futur de notre Royaume-Uni", a lancé M. Cameron dans un discours rendu public par ses services, et qu’il devait prononcer juste avant son rendez-vous avec Salmond en début d’après-midi.

«Je combattrai de toutes mes forces»

"Je combattrai de toutes mes forces pour que notre pays reste uni", a-t-il promis. "Pour moi, ce n’est pas une question de politique, de stratégie ou de calcul: cela concerne la tête, le coeur et l’âme".

D’après le chef du gouvernement, l’Ecosse est plus "forte" et "plus sure" au sein du Royaume-Uni car elle pèse plus dans le concert des Nations et bénéficie de sa puissance militaire.

Mais elle est aussi "plus riche", selon lui, alors que Londres accuse les indépendantistes de laisser dans l’ombre les questions économiques douloureuses, comme la dette publique, l’abandon éventuel de la Livre ou les ressources d’une Ecosse "libre".

Les Ecossais font aujourd’hui "partie de la septième économie mondiale". Et ils ont avec la livre une devise qui "leur permet d’emprunter à des taux parmi les plus bas en Europe", a argumenté Cameron.

Un argument balayé dès mercredi soir par Salmond. L’Ecosse dispose de "25% du potentiel européen en matière d’énergie marémotrice (issue des marées), de 25% de son potentiel en matière d’éoliennes en mer et de 10% de son potentiel en matière d’énergie houlomotrice (produite par les vagues): pas mal pour une nation qui représente moins de 1% de la population européenne", a-t-il fait valoir. Sans compter "40 années de réserve de pétrole et de gaz".

Grâce à cette manne, il se fait fort de lancer un fonds alimenté par une partie des revenus pétroliers, qui pourrait, dit-il, recueillir 30 milliards de livres d’ici 20 ans. Un projet qualifié de totalement dépassé par les travaillistes britanniques qui font front unis avec les conservateurs et les Libéraux-Démocrates (centre) sur ce sujet.

Le gouvernement britannique a fini par accepter l’organisation d’un référendum en Ecosse, mais veut garder la haute main sur les modalités. Il prône une tenue rapide du scrutin, quand Edimbourg veut attendre la fin 2014. Il souhaite aussi une question unique (oui ou non).

Mais Salmond, qui sait que l’indépendance est loin de faire l’unanimité chez lui, réclame une question subsidiaire proposant simplement une autonomie accrue. Façon d’éviter de voir enterrée à tout jamais la quête d’indépendance de l’Ecosse, rattachée depuis 1707 à la couronne d’Angleterre.

Lundi, le leader écossais avait assuré que la question du calendrier était "plus ou moins réglée". Downing Street est resté silencieux, refusant de commenter les informations selon lesquelles Cameron pourrait faire une concession sur la date, en échange du ralliement écossais à ses autres exigences. (afp/Newsnet)

Créé: 16.02.2012, 14h37

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.
Aucun commentaire pour le moment

Rencontre serieuse

publicité
  • [Alt-Text]

Le monde en images


Applications mobile

24heures partout, avec vous

ASSURANCES AUTO

Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.

Paiement pas SMS

Payez par SMS!

ABONNEMENTS MOBILE

Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.

Programme TV

Accédez au programme TV

Horoscope

Accédez à l'horoscope