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Présidentielle française

Le bilan économique de Nicolas Sarkozy est mitigé

Mis à jour le 15.02.2012 1 Commentaire

A l'heure où l'actuel locataire de l'Elysée doit annoncer sa candidature pour la présidentielle mercredi soir, il devra faire face avec un bilan en demi-teinte, marqué par la crise.

EN 2007, Nicolas Sarkozy se voulait le

EN 2007, Nicolas Sarkozy se voulait le "président du pouvoir d'achat". Mais la crise est passée par là.

Nicolas Sarkozy, à l’heure de son entrée en campagne, va devoir assumer un bilan économique en demi-teinte avec des flops, sur le pouvoir d’achat ou le "travailler plus pour gagner plus", des succès comme le crédit impôt recherche, et le poids de la crise omniprésente.

En 2007, il se voulait le "président du pouvoir d’achat". Mais la crise est passée par là avec, de surcroît, une flambée des prix des denrées alimentaires.

La première année de son mandat, l’Insee a chiffré à 2,4% la progression du pouvoir d’achat "par unité de consommation", mesure la plus proche de la perception subjective des Français. Mais cette progression a fléchi ensuite. L’indice s’est replié de 0,3% en 2008 pour ne gagner que de maigres 0,6% en 2009 et 0,1% en 2010. 2011 devrait être dans les mêmes eaux.

«TVA sociale» très contestée

La TVA dite "sociale", rebaptisée selon les sensibilités "TVA Sarkozy", "TVA anti-sociale", "TVA anti-délocalisations" ou "TVA compétitivité", a relancé le débat sur le pouvoir d’achat.

Le gouvernement jure que sa mise en oeuvre prévue au 1er octobre, si M. Sarkozy était réélu, serait quasi indolore pour le porte-monnaie des Français. Mais l’opposition, les syndicats et de nombreux économistes contestent vigoureusement cet optimisme.

Autre slogan phare de 2007, le "travailler plus pour gagner plus", symbolisé par la défiscalisation des heures supplémentaires, reste controversé. L’Inspection générale des finances (IGF) a jugé cette niche fiscale "peu efficiente" et coûteuse. Elle figurait en bonne place dans la loi Tepa (Travail, emploi et pouvoir d’achat) adoptée au début du quinquennat.

Bouclier fiscal impopulaire

La plupart des autres dispositions de cette loi ont été détricotées depuis. A commencer par le très impopulaire bouclier fiscal, qui permettait aux contribuables aisés de ne pas verser au fisc plus de la moitié de leurs revenus. Ce dispositif a été supprimé l’an dernier, en échange d’un allègement substantiel de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

Pour le locataire de l’Elysée, le chômage reste un échec majeur. Le candidat Sarkozy promettait de le ramener à moins de 5%. Il s’est accru de 8,1% à 9,3%, avec de lourdes conséquences sur les finances publiques aussi.

Réduction du déficit public

A l’actif du bilan économique de Nicolas Sarkozy figure la réduction des déficits publics, engagée en fin de mandat après leur explosion sous l’effet de la crise. Même loin de la vertueuse Allemagne qui a réduit les siens à 1% du PIB en 2011, la France devrait faire mieux que les 5,7% qu’elle promettait à ses partenaires.

La dette publique en revanche s’est considérablement accrue: de l’ordre de 1.200 milliards d’euros en 2007, elle approche désormais les 1.700 milliards. Le gouvernement vient de reconnaître qu’elle ne refluera qu’en 2014, un an plus tard que prévu. Les économistes restent divisés sur la part indéniablement liée à la crise et celle imputable à la politique du gouvernement et aux largesses fiscales du début de mandat.

Le crédit d’impôt recherche (CIR), sensiblement renforcé en 2008 et qui vise à réduire le coût des opérations de recherche et développement des entreprises est unanimement loué. Loin de le contester, le candidat socialiste à l’Elysée François Hollande veut l’ouvrir davantage aux PME.

Compétitivité des entreprises

Le gouvernement vante aussi sa réforme de la taxe professionnelle qui visait à améliorer la compétitivité des entreprises en épargnant les investissements productifs. François Hollande n’entend pas davantage la remettre en question. Tout juste estime-t-il qu’elle n’a pas suffisamment porté sur les entreprises productives.

Ces dernières mesures n’ont pas endigué cependant l’hémorragie du commerce extérieur, qui a plongé fin 2011 à la profondeur record de 70 milliards d’euros contre 42 milliards en 2007. (afp/Newsnet)

Créé: 15.02.2012, 09h54

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1 Commentaire

danagaz rosenrot

15.02.2012, 11:15 Heures
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mitigé...le terme est flatteur, exécrable et catastrophique serait plus juste.
Enfin sauf si vous faites parties des amis du Fouquets et des lobbys franco-français.
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