France
Sarkozy contre le mariage gay et le vote des étrangers
Dossiers
Articles en relation
Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé une série d'engagements très nettement marqués à droite, qu'il compte mettre en œuvre lors d'un second mandat, dans une interview à paraître samedi dans l'hebdomadaire Figaro Magazine.
Le chef de l'Etat français s'est déclaré opposé au mariage gay et à l'adoption par des couples homosexuels, ainsi qu'à l'euthanasie et aux droits de vote des étrangers aux élections locales, des thèmes chers à l'électorat français de droite et d'extrême droite.
Aucun doute sur ses intentions
Il a ajouté deux propositions principales de réformes, l'une encadrant de manière plus stricte les droits des chômeurs, l'autre concernant le droit des étrangers.
Il n'a pas fait acte formel de candidature à la présidentielle d'avril et mai prochains, mais n'a laissé plané aucun doute sur ses intentions.
Nicolas Sarkozy a dit remercier "ceux de mes amis qui estiment que je devrais entrer en campagne plus tôt". "Peut être ont-ils raison? Peut-être même que cela aurait été mon intérêt? Mais avant mon intérêt, il y avait les devoirs de ma charge", a-t-il indiqué. Il a répété que le rendez-vous pour la candidature officielle "approche".
Un droit des chômeurs
Cette interview au Figaro Magazine s'apparente à un programme présidentiel sur les questions sociales et de société.
Outre son hostilité au mariage et à l'adoption homosexuels, il s'oppose également à "l'euthanasie légalisée" qui "risquerait de nous entraîner vers des débordements dangereux".
Il réaffirme son refus d'accorder le droit de vote aux élections locales aux étrangers hors-Union européenne, jugeant que "ce n'est vraiment pas le moment, avec tous les risques de montée du communautarisme".
Selon des sondages, une majorité de Français soutient l'idée de donner le droit de vote aux étrangers, une proposition prônée par le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande.
Sur cette question de l'immigration, Nicolas Sarkozy compte proposer une réforme de la Constitution pour confier les litiges concernant le séjour des immigrés à la seule justice administrative.
Un referendum
L'autre grande réforme envisagée, celle sur l'encadrement des droits des chômeurs, pourrait passer par un referendum, a-t-il dit.
"Passé un délai de quelques mois, toute personne au chômage sans perspective sérieuse de reprise d’emploi devra choisir une formation qualifiante", a dit Nicolas Sarkozy.
"Celle ci sera définie par un comité national (...) A l’issue de cette formation, qui sera obligatoire, le chômeur sera tenu d’accepter la première offre d’emploi correspondant au métier pour lequel il aura été nouvellement formé", a expliqué le président. (afp/Newsnet)
Créé: 09.02.2012, 17h41
Publier un nouveau commentaire
Caractères restants:


Veuilliez attendre s'il vous plaît 





