Petits rapporteurs
Sarkozy dément avoir traité Hollande de «nul»
Par Jean-Claude Meier. Mis à jour le 26.03.2012 1 Commentaire
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Le rédacteur de Rue 89, Pascal Riché, rapporte sur son blog publié sur le site du journal online français que le président-candidat Nicolas Sarkozy aurait, le 9 mars, pris à part Philippe Ridet, journaliste au Monde pour lui tenir les propos suivants: «Je vais gagner, je vais même te dire pourquoi. Il n'est pas bon, et ça commence à se voir. Hollande est nul! Il est nul, tu comprends? Royal, on peut en dire ce qu'on veut, mais elle avait du charisme. Bien sûr, tu gardes ça pour toi.»
Malgré cette recommandation (ou vraisemblablement fausse confidence), Philippe Ridet a rapporté l'anecdote dans un article publié dans M, le magazine du Monde, en soulignant qu'avec Sarkozy, il n'y avait jamais de «voix off», expression utilisée dans le jargon des médias pour désigner des propos tenus hors antennes, micros, ordinateurs ou stylos.
Prolongeant sa réflexion, le rédacteur de Rue 89 a remis en mémoire à ses lecteurs les propos tout aussi «off» tenus par Hollande lors d'un déjeuner informel avec la presse, il y a quelques semaines. Le candidat socialiste avait alors lâché, entre la poire et le fromage, au sujet de son rival Sarkozy: «Il va aller devant les Français et qu'est-ce qu'il va leur dire: “Je suis un président de l'échec depuis cinq ans, je suis un sale mec… mais réélisez-moi… parce que moi je suis le seul capable de gouverner…”»
«Tu me cherches, tu me trouves»
On serait donc à égalité dans l'invective. Mais nouveau coup de théâtre aujourd'hui, ainsi que le rapporte le site du Parisien.
Le président-candidat dément avoir traité son rival socialiste de «nul». «Je n'ai pas dit ça», explique Sarkozy en marge de sa visite à la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux, selon le reporter du Parisien Frédéric Gerschel sur son compte Twitter.
Mis au courant des propos peu aimables tenus à son égard par Sarkozy, le candidat socialiste avait auparavant rétorqué en ces termes: «Lui, c'est un chicaneur de cour de récré. Tu me cherches, tu me trouves. Or il faut éviter la cour de récré.»
Si ce n'est pas la cour de récréation, ça y ressemble fortement et aucun des deux principaux candidats de la course à l'Elysée ne semble disposé à élever le débat. Pas sûr du tout qu'on en prenne véritablement le chemin dans les quatre semaines qui restent jusqu'au 1er tour de l'élection présidentielle. (Newsnet)
Créé: 26.03.2012, 17h51
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La rédaction
1 Commentaire
Il faut absolument occuper le terrain médiatique avec n'importe quoi pour ne surtout pas parler de bilan de législature ni de la situation catastrophique de l'économie. La grande et sévère austérité sera décrétée après le 6 mai. Répondre
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