
A priori, un groupe de rock comme un autre, sinon plus propret. Le caractère atypique de P.U.S.H. ne tarde pourtant pas à apparaître, sans équivoque, à l’écoute de ses textes: «Le Ciel et la Terre sont remplis de ta Gloire»…
Autant dire que le quintette genevois né il y a dix ans entre représentants de diverses confessions a ses ouailles: pas moins de 13 000 spectateurs le printemps dernier à Paris, 20 000 lors d’un concert en Allemagne. «Nous jouons devant des rassemblements de chrétiens. Les gens ne viennent donc pas exprès pour nous», relate avec modestie Fabrice Kaspar, 32 ans, chanteur et leader catholique de Pray Until Something Happens (Prie jusqu’à ce que quelque chose arrive). Mais voilà, l’agenda se noircit, à la demande des paroisses et des communautés, plus souvent en France d’ailleurs. Là-bas, le groupe se produit carrément dans des écoles privées.
Comment expliquer un tel engouement? La raison est sans doute la même qui a poussé l’ado Fabrice Kaspar, alors guitariste de messe, à fredonner sa foi hors des lieux de culte habituels. L’envie d’exprimer ses convictions autrement, en parallèle d’une tradition jugée peu dynamique. «Je ne comprenais pas pourquoi nous n’entendions jamais de musique de qualité à l’église, ni de gens animant la messe avec entrain. Je ne trouvais pas que c’était à la hauteur de ce que Dieu est. A Genève, plein de gens motivés par la foi se sont tournés vers les évangéliques, appréciés pour leur vie communautaire et la transmission de messages plus simples.» P.U.S.H. a vu sa notoriété grandir au contact d’un public averti. Ce qui n’empêche pas son leader, musicien dans l’âme autant que croyant, de s’adresser à ceux qui ne sont pas «dans le bain». «Je ne fais pas de prêche, tout juste des mots glissés entre deux morceaux ou des blagues. Les gens n’ont pas l’impression de vivre un temps de célébration», témoigne cet animateur socioculturel de formation, conscient d’évoluer en marge de Paléo et des radios publiques.
Pas de prosélytisme
Un statut «hybride» donc, ni séculier ni bigot. Surtout pas bigot: Fabrice Kaspar aime l’idée de plaire à des mélomanes non engagés, et veut croire en l’absence de discrimination hâtive. «Nous ne délivrons pas de messages à coups de massue», affirme celui qui se défend de faire du prosélytisme ou du business. Pas de sex, drug et rock’n’roll non plus. «Lorsqu’on travaille, on ne boit pas d’alcool. Il faut pouvoir être disponible», note Fabrice Kaspar, qui ne s’accorde qu’un seul rituel avant de monter sur scène, celui de prier.
Concert de P.U.S.H., le 27 février à la chapelle de Mon-Gré, à Lausanne. Entrée libre.
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Après un petit moment d'absence, voici un petit commentaire sur l'actualité. "Roh non!!!" diront...
Et c’est parti. Ce soir vers 19h00 les autorités de la ville de Genève ont donné le coup d’envoi...