Vague de froid
Le Pôle pourrait faire perdre le nord à l’Europe
Par Pierre-François Besson . Mis à jour le 08.02.2012 9 Commentaires
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L’Europe et la Suisse sont transies de froid depuis une bonne semaine. Qu’en est-il alors du réchauffement climatique? Il se poursuit. La froidure de ces derniers jours est un événement de court terme qui n’a pas grand-chose à voir avec la tendance à longue échéance, explique la climatologue Martine Rebetez.
Mais en y regardant de plus près, il y a peut-être un lien. Comme le constatent les scientifiques, l’Arctique subit ces dernières décennies un fort réchauffement. Calottes glaciaires et banquise régressent et l’océan emmagasine davantage de chaleur.
Conséquence: des flux d’air relativement chauds au nord du globe qui repoussent l’air froid vers l’Europe. Simplement dit, le réchauffement au Pôle provoquerait une certaine pagaille dans les masses d’air. Avec des épisodes de grands froids sur la verte Europe.
Un mécanisme connu
«La fonte extrêmement importante en Arctique peut changer la circulation océanique et atmosphérique, confirme Martine Rebetez. On sait que le mécanisme existe. Maintenant, les climatologues cherchent à en déterminer l’ampleur, ses conséquences, leur échelle, leur localisation et les mécanismes en jeu.»
La professeur de climatologie à l’Institut fédéral WSL et de l’Université de Neuchâtel convoque le passé pour illustrer l’ampleur que peut prendre le phénomène. «Il y a 11'000 ans, les températures étaient plus basses de 5-6 degrés. Cela a duré 500 ans, avec une modification du Gulf Stream.»
Progression des masses d’air et répartition des pressions sont aux manettes pour expliquer la situation de froid actuelle. Mais la Suisse se réchauffe sur la durée. La température moyenne a augmenté de 1,5 degré sur ces trente dernières années.
«Pour chaque demi-degré, l’altitude des précipitations neigeuses est montée de 100 m. Soit de 300 m en 30 ans. Avec une variabilité très importante, mais globalement, moins souvent de la neige en basse altitude.»
Événements extrêmes
La suite du programme est du même acabit. Avec «beaucoup plus souvent des événements extrêmes chauds et beaucoup moins fréquemment des événements extrêmes froids», indique la climatologue.
«Il y aura aussi toujours plus de période sèches ou de fortes précipitations, et des fontes des neiges intenses au printemps.» (Newsnet)
Créé: 08.02.2012, 13h28
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9 Commentaires
Chaques années c'est la même chose... Chaques années les "experts" changent leur théorie pour que cela corrobore avec le climat du moment...
Quand une année on a des hiver doux, il nous disent que l'on aura droit à des hivers plus doux
Quand une année on a des hiver rigoureux, il nous disent que l'on aura droit à des hivers plus rigoureux...
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Tu parles d'une science...
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c'est un sujet qui est terrible et qui va contribuer à la fin de l'humanité car ce qui se passe dans l'Alaska change notre climat et cet hiver par exemple est probablement dû à ce qui se passe dans le nord : la fonte des glaciers et une nouvelle donne pour le climat. Je suggère à tous le livre "L'humanité disparaîtra, bon débarras" de Yves Peccalat, biologiste. Il y parle de 13 scénarios possibles Répondre



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