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Ecrire à Brady Dougan pour sauver la baleine grise
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«La population de la baleine grise est de plus en plus réduite. Il en reste 130, dont seulement 26 femelles», lance Pierrette Rey, porte-parole du WWF romand.
Au large la grande île Sakhaline, en Extrême-Orient russe, ces cétacés viennent se nourrir de petits crustacés. C’est là que le consortium international Sakhaline Energy Investment Compagny (Gazprom, Shell, ( 63.17 0.75%) etc) a élevé deux plateformes pétrolières, avec l’aide de Credit Suisse. (CSGN 19.36 1.79%) Et qu’il en envisage une troisième.
Le bruit des travaux ou un accident pourraient être fatals à cette population, juge le WWF. Pour éviter la disparition de l’espèce, l’organisation environnementale a discuté avec les promoteurs du projet, indique Pierrette Rey. Sans résultats.
Elle s’est donc rabattue sur les banques qui financent cette exploitation pétrolière. Credit Suisse, BNP Paribas (BNP 26.67 1.64%) et Standard Chartered en font partie. L’organisation fait fonctionner son réseau: ses sections française, britannique et suisse sont sur pied de guerre.
Avec le public
«Ces banques ont un droit de regard sur l’évolution du projet, indique Pierrette Rey. Nous leur demandons de s’en distancier afin que la troisième plateforme ne se construise pas.»
Et l’organisation appelle le public à la rescousse. Sur son site suisse, exclusivement en allemand pour des raisons techniques, elle invite chacun à adresser un e-mail à Brady Dougan, le CEO de Credit Suisse.
«Nous voulons montrer aux banques que le public n’est pas insensible à leurs agissements, explique la représentante du WWF. Et les mettre face à leur responsabilités, elles qui se targuent de prendre en compte l’environnement et se sont engagées à prendre les mesures nécessaires pour la sauvegarde de baleines.»
Pas à la légère
A ce stade, Credit Suisse n’a pris aucune décision sur la suite des événements. Mais son porte-parole assure que dans ce dossier, la banque suisse ne prend pas les choses à la légère.
«Depuis le début de son engagement, Credit Suisse étudie de près les risques écologiques susceptibles de survenir lors de la construction et l’exploitation de ce projet.»
Jean-Paul Darbellay assure aussi que la banque met tout en œuvre pour respecter «les dispositions et standard internationaux.» (Newsnet)
Créé: 13.02.2012, 12h30
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