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Eclairage

L'Europe éteint ses ampoules à filament

Mis à jour le 26.12.2012

Le 31 décembre, les pays européens vont retirer définitivement du marché les éclairages qui consomment trop d'énergie. Ils suivent en ce sens un plan fixé en 2008.

Selon une étude mondiale du cabinet McKinsey, les LED représentaient en 2011 12% d’un marché estimé à 73 milliards d’euros.

Selon une étude mondiale du cabinet McKinsey, les LED représentaient en 2011 12% d’un marché estimé à 73 milliards d’euros.
Image: AFP

Depuis le 1er septembre en Suisse

En Suisse, les prescriptions en matière d’ampoules sont les mêmes que dans l’Union européenne depuis le 1er septembre 2010 déjà, rappelle Berne. Et depuis le 1er septembre 2012, la classe d’efficacité C au minimum est exigée pour toutes les lampes claires, ce qui signifie que les ampoules à incandescence ne peuvent plus être commercialisées.

Depuis le 1er septembre dernier, toutes les lampes dépolies doivent appartenir à la classe d’efficacité A et toutes les lampes claires à la classe C au moins. A noter que les lampes halogènes correspondent en grande partie à la classe C, voire D. Mais il en existe des plus économiques faisant partie de la classe B.

Les alternatives aux ampoules tradtionnelles sont donc les ampoules économiques et les lampes halogènes de la classe C ou B.

Le WWF a calculé qu’en utilisant des lampes efficaces et un meilleur éclairage, nous pourrions réduire en Suisse de moitié notre consommation d’électricité et éviter ainsi le recours à la centrale nucléaire de Mühleberg.

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Les ampoules à filament, nées à la fin du XIXe siècle, vont s’éteindre définitivement le 31 décembre avec le retrait à la vente des ultimes spécimens, trop énergivores et progressivement remplacées depuis quelques années par les lampes fluocompactes, halogènes et LED.

L’ampoule à filament, inventée par Joseph Swan et améliorée par Thomas Edison en 1879, a le défaut d’être terriblement énergivore, transformant 5% seulement de l’énergie en éclairage et perdant le reste en chaleur.

En 2008, l’Union européenne a fixé un calendrier pour bannir progressivement de la vente ces ampoules. En France, ce retrait a d’abord concerné les ampoules de 100 watts en 2009, puis les 60 W (en 2010), les 40 W (en 2011) et vise aujourd’hui les 25 W, qui devront toutes avoir disparu des rayons le 31 décembre 2012, rappelle le ministère de l’Écologie sur son site internet.

Les ampoules à incandescence ont un coût d’achat faible, mais elles consomment «4 à 5 fois plus d’énergie» qu’une lampe basse consommation et ont une durée de vie «6 à 10 fois plus courte», indique la convention signée en 2008 entre l’État, les fabricants et les distributeurs.

Les ampoules traditionnelles sont remplacées dans les maisons par les lampes basse consommation, englobant trois catégories: les lampes fluocompactes, les halogènes et les lampes à diodes électroluminescentes (ou LED).

Un avenir financier rayonnant

Selon une étude récente du cabinet Gfk, les lampes à incandescence ont représenté en 2012 10% du chiffre d’affaires des ampoules grand public en France (estimé à 422 millions d’euros) contre 45% en 2007 (marché estimé à 288 millions d’euros).

Les halogènes représenteraient en 2012 près de la moitié du marché (46%) et les lampes fluocompactes, handicapées par un temps d’allumage plus long, un peu plus d’un tiers (36%), selon cette étude. Les LED représentent 8%.

Les halogènes connaissent la plus forte progression en termes de vente mais leur performance énergétique est encore trop faible et elles font partie des produits qui seront, eux aussi, bannis des rayons à partir de septembre 2016, précise le cabinet de consultants dans un communiqué. Pour les fabricants, les LED, technologie la moins consommatrice d’énergie et d’une très longue durée de vie, présentent l’avenir le plus lumineux.

Selon une étude mondiale du cabinet McKinsey, les LED représentaient en 2011 12% d’un marché estimé à 73 milliards d’euros. Le cabinet estime que cette part sera de l’ordre de 40% en 2016 et de 63% en 2020 dans un marché qui, en 2020, se chiffrerait à quelque 100 milliards d’euros. (afp/Newsnet)

Créé: 26.12.2012, 13h54

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