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Implants PIP

L'association "Victimes du 95 C" dépose une dénonciation pénale

Par Celton Anne-Elisabeth. Mis à jour le 10.01.2012 1 Commentaire

Christian Grobet demande au Ministère public d'interdire et de séquestrer ces prothèses.

Christian Grobet, avocat de l'association

Pierre Albouy

L’association genevoise «Victimes du 95 C» saisit la justice. Via son avocat Christian Grobet, elle a déposé mardi une dénonciation pénale au sens de l’article 122 du Code pénal suisse portant sur la vente et l’application des implants mammaires de la firme française PIP. Ces produits sont fabriqués avec du gel non-médical de nature à mettre en danger la vie des patientes et provoquer de graves lésions corporelles.

Représentée par Salika Wenger, cette association a été créée il y a cinq jours dans le but d’actionner le levier juridique. «95 C, c’est la taille de soutien-gorge la plus demandée! En parlant avec des amies je me suis rendu compte que beaucoup avaient des implants. L’un d’entre elles a d’ailleurs eu de graves problèmes avec.» La conseillère municipale d’A gauche toute! s’insurge du manque de réaction des autorités. «Le Conseil fédéral ne semble pas s’alarmer de la situation. C’est comme si ce scandale sanitaire, qui inquiète les autorités européennes, s’arrêtait à la frontière!»

Contrôles réguliers

Swissmedic a préconisé fin décembre un contrôle régulier tous les six mois aux quelque 280 porteuses sans demander un retrait des prothèses. Pourtant la France, comme l’Allemagne et la République tchèque, a recommandé aux patientes de retirer les implants à titre préventif.

Le fondateur de PIP, Jean-Claude Mas, a admis devant les enquêteurs français avoir produit ce gel de silicone non homologué car «il était moins cher et de meilleure qualité». Pour Christian Grobet, cet homme a commis des actes particulièrement graves, «sciemment et sans scrupule» et pour cela risque une peine de réclusion de dix ans au plus.

L’avocat précise que cette dénonciation s’étend à toute personne domiciliée en Suisse étant liée à cette affaire. «Ces prothèses empoisonnées ont été envoyées et traitées en Suisse. Les organismes de contrôle ont-ils vraiment fait leur travail?» s’interroge-t-il.

Il ajoute que le «ministère public se doit d’interdire toute utilisation de ces implants mammaires et de les séquestrer». (24 heures)

Créé: 10.01.2012, 18h31

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1 Commentaire

La fille qui refusait la dictature du 95C

11.01.2012, 14:09 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

"Victimes du 95C", le nom de l'association des victimes des implants PIP en dit encore plus long... Victimes de ce marché malhonnête et dangereux, mais aussi de la dictature de l'image, de la figure imposée... Je suis assez étonnée que les féministes n'ait pas encore brandi tout ce qui sous-tend ce scandale sanitaire qui sera, vu le nombre de femmes portant des implants, sans précédent ! Répondre