La Une | Jeudi 24 mai 2012 | Dernière mise à jour 17:57
Scandale des implants

Un cuisinier au contrôle qualité ou le recrutement façon PIP

Par Laureline Duvillard. Mis à jour le 16.02.2012 1 Commentaire

L'entreprise Poly Implant Prothese (PIP) au cœur du scandale en raison de ses implants remplis avec du gel non médical, a engagé plusieurs salariés dont le cursus ne correspondait pas du tout au poste occupé.

Pour certains salariés, un petit piston a suffi pour entrer chez PIP.

Pour certains salariés, un petit piston a suffi pour entrer chez PIP.
Image: AFP

Un cuisinier, un pâtissier, un soudeur, une esthéticienne. Un mélange farfelu de corps de métiers se retrouvait dans l’entreprise Poly Implant Prothese (PIP). Comme le révèle Le Figaro.fr, en se basant sur des procès-verbaux d’audition, Jean-Claude Mas a recruté plusieurs employés dont les compétences professionnelles n’étaient pas du tout en adéquation avec leur poste.

Ainsi David*, 62, ans était soudeur, charpentier fer avant de devenir responsable de la production chez PIP, puis directeur du directoire. Des pièces mécaniques aux implants, l’écart est pour le moins grand. Et a fortement intrigué les gendarmes. Comment, avec ce cursus, l’homme a-t-il pu être engagé chez PIP ? La réponse est dans le piston. Le soudeur évoque un lien entre la cousine de son épouse et la directrice administrative de l’entreprise, femme d’un employé à la production.

C’est aussi un «petit» coup de pouce qui a permis à Mathieu*, 44 ans, boulanger-pâtissier de mettre la main à la louche pâte PIP, comme assistant de production. Dans le procès-verbal obtenu par le journal français, l’homme affirme avoir appris «sur le tas». Et il ajoute qu’il savait que PIP utilisait un gel non autorisé. Un autre employé qui devait également être au courant de la supercherie orchestrée par PIP est Gérard, 50 ans. Ancien cuisinier dans une maison de retraite, il est devenu opérateur en salle de production chez PIP puis au fil des ans, contrôleur qualité. Il est passé de la maison de retraite aux prothèses, grâce à la maman de la compagne de Jean-Claude Mas.

Décidément, PIP était une histoire de famille….élargie qui a fait preuve de largesse. Virginie 44 ans, esthéticienne, a aussi eu la chance d’intégrer l’extravagante entreprise. Alors que son époux s’occupe des expéditions d’implants, elle entre à PIP comme secrétaire et gravit les échelons plus vite que la lumière pour se retrouver trésorière de l’entreprise.

Ce panel extravagant mène à une question essentielle. Quelle était le cursus de la personne responsable des ressources humaines?

*noms d'emprunt (Newsnet)

Créé: 16.02.2012, 16h44

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1 Commentaire

Ted Demore

23.02.2012, 12:11 Heures
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C'est comme ça que ça se passe dans beaucoup d'entreprises Suisses trop noyautées par les frontaliers. Vous pensiez peut être que tous les employés des manufactures horlogères possédaient une formation horlogère? Et pendant ce temps des Suisses qualifiés ne trouvent pas de job! Répondre



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