Profa veut accompagner plus de femmes enceintes

LausanneLa fondation veut faire connaître son Conseil gratuit en périnatalité, peu sollicité dans la région lausannoise

Image d'illustration.

Image d'illustration. Image: JULIE DE TRIBOLET - A

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Les entretiens sont gratuits et ouverts à tous. Il y a pourtant des places à prendre. Vécu physique ou émotionnel, tensions dans le couple, inquiétudes visant la santé du bébé, l’accouchement, l’allaitement, les assurances ou le congé maternité… La Fondation Profa propose depuis plus de dix ans, dans ses différentes antennes vaudoises, un Service de conseil en périnatalité pour aborder les questionnements liés à la grossesse.

«C’est un lieu d’écoute, de prévention et de conseil pour tout clarifier autour de l’arrivée de l’enfant, résume Nadia Pasquier, cheffe du service. Il y a toujours un nuage de questions entourant la grossesse. Le tandem sage-femme conseillère – assistante sociale est là pour y répondre. Il n’y a pas de questions qui restent sans réponse ici.»

Nul besoin d’avoir un problème particulier pour bénéficier de cette prestation. Le dispositif peine pourtant à se faire connaître dans la région de Lausanne et Renens. En 2016, seules 8% des femmes qui ont accouché y ont eu recours (contre 46% dans la région Aigle-Vevey; 40% à Yverdon; 31% à Morges, 29% à Payerne et 23% à Nyon).

Papas bienvenus

Un chiffre insatisfaisant, selon Nadia Pasquier. Elle l’explique par le rôle prépondérant du CHUV, qui dispose de son propre service pour le suivi des grossesses. «Dans les autres régions, nous sommes présents à l’hôpital, dans les maternités. Ce n’est pas le cas à Lausanne. Nous travaillons avec les collègues du CHUV pour favoriser et améliorer cet accès à toute la population lausannoise.» Elle rappelle que le Conseil est aussi ouvert aux pères et peut être demandé à tout moment de la grossesse, idéalement entre le quatrième et le sixième mois.

Profa a recueilli le témoignage d’une Vaudoise qui a sollicité un rendez-vous alors qu’elle était enceinte de son deuxième enfant. «Traumatisée par l’intensité de la douleur ressentie lors de mon premier accouchement, je redoutais le moment de la mise au monde de ce deuxième bébé, raconte-t-elle. Ne voulant pas revivre une telle souffrance physique, j’ai cherché, dès le début de ma grossesse, à me préparer au mieux.» Son gynécologue la dirige alors vers le Conseil en périnatalité. «J’ai reçu un accueil chaleureux et un grand soutien. Ces entretiens avec la sage-femme conseillère furent un cadeau. Ils m’ont offert un accompagnement et une écoute rassurante. Je pouvais y déposer mes peurs et repartir avec de précieux conseils et pistes de réflexion.»

Les problèmes liés à la législation sont régulièrement abordés. «Les futurs parents doivent être informés pour avoir une chance de faire valoir leurs droits (travail, allocations, filiation…), relève Françoise Rulfi, sage-femme conseillère responsable. La femme est par exemple en droit de ne pas venir travailler s’il fait plus de 28 degrés sur son lieu de travail.» Elle note aussi que «souvent, les futurs parents souhaitent simplement être écoutés. Par exemple, les femmes apprécient de pouvoir dire à quelqu’un qu’elles vivent mal leur grossesse ou qu’elles sont inquiètes.»

Un peu plus de 2000 personnes ont profité du Conseil en périnatalité l’an dernier à l’échelle du canton, soit une femme enceinte sur quatre.

Conseil en périnatalité, 021 631 01 50. www.profa.ch. (24 heures)

Créé: 03.07.2017, 07h47

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 4

Les excès de zèle de Corsier pour naturaliser un étranger, paru le 25 juillet
(Image: Bénédicte) Plus...