Manger local c’est bien… mais

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Samedi matin, au moment de mettre dans son caddie tomates, pommes et autres aliments, l’attention du client se porte de plus en plus sur leur provenance. Le local est désormais, pour beaucoup de produits, ce que Max Havelaar est à la banane: une évidence.

Du coup le consommateur ressort relativement satisfait de son supermarché. «Chouette, j’ai contribué, à ma manière, à préserver la planète», pense-t-il en oubliant les tonnes de plastique qui entourent encore et toujours ses fruits et légumes ou le fait qu’ils aient été cultivés sous serre. Mais bon, les problèmes de l’emballage et de l’énergie ne sont pas à l’ordre du jour. Aujourd’hui l’enjeu est différent. Il concerne la manière dont sont cultivés ou transformés ces fameux produits régionaux.

«Actuellement les initiatives manquent pour encadrer les producteurs locaux»

Alors que les labels autour du commerce équitable pullulent à tel point qu’il est devenu difficile de savoir lesquels tiennent vraiment la route, les initiatives semblent manquer pour encadrer les agriculteurs locaux. «Production à tout prix, prix misérables et conditions de vie difficiles étaient le lot des paysans du Sud. Ces problèmes se retrouvent sous nos latitudes à cause de la mondialisation», alerte Paola Ghillani. Celle qui a géré le destin de Max Havelaar entre 1999 et 2004 s’inquiète notamment du nombre croissant de suicides parmi les paysans suisses.

L’exemple de la filière du lait est parlant. D’après Uniterre, «La production laitière en Suisse souffre» tant les conditions de production se sont dégradées. Résultat: produire et vendre du lait ne serait plus rentable.

Pour le moment, à part quelques initiatives comme «Genève Région – Terre Avenir», les solutions sont maigres. L’alerte est lancée. Espérons qu’il sera vite possible de protéger à la fois la planète et nos producteurs. (24 heures)

Créé: 19.05.2017, 07h31

Olivier Wurlod, journaliste rubrique Economie

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