A quoi servent les bonnes résolutions en début d’année?

L'invitéRené Knüsel propose de porter une attention particulière aux personnes porteuses ou en situation de handicap en 2017.

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Les bonnes résolutions du début de l’année, même si elles ne sont que partiellement tenues ne sont pas inutiles. Elles permettent d’ancrer des préoccupations particulières et de les garder en tête. Chacun a les siennes, qu’il communique ou non, selon qu’il souhaite partager son ou ses objectifs.

Il y aurait lieu d’instaurer également une telle démarche au plan collectif. Les bons vœux pour l’année nouvelle seraient accompagnés d’une ou de deux résolutions auxquelles les décideurs économiques ou sociaux tenteraient de se tenir. L’exercice existe au niveau international, par les Nations Unies, qui décrètent que durant telle année une attention particulière sera vouée à un objet particulier. Ainsi, 2012 avait été l’année internationale des coopératives; celle de 2010, l’année de la jeunesse.

Les thématiques abordées au fil des ans, ont été variées: population, femme, enfant, contre l’apartheid, personnes handicapées, logement des sans-abri, etc. L’examen des objets successivement retenus constitue un excellent indicateur des préoccupations politiques et sociales qui ont animé en particulier les responsables des Nations Unies.

Bien plus, sans doute, cette sélection indique des vulnérabilités particulières auxquelles se montrer sensible. Les objectifs sont avant tout de l’ordre de la prise de conscience individuelle et collective. Des manifestations très diverses sont rattachées au thème, en particulier sous l’impulsion des autorités internationales. Des décennies, des semaines ou encore des journées sont également mises à l’agenda.

Il s’agit de valoriser les qualités des personnes à insérer

En Suisse, des initiatives de ce type pourraient également être prises avec un agenda politique et social précis. L’idée serait de retenir un dossier spécifique sur lequel réfléchir de façon concertée pour faire naître une ou des solutions tangibles et pérennes. 2017 pourrait ainsi focaliser une attention particulière aux personnes porteuses ou en situation de handicap.

A ce propos, une Conférence nationale se réunira à plusieurs reprises cette année pour réfléchir à une (meilleure) intégration de cette population sur le marché du travail. Cela pourrait constituer une excellente concrétisation d’une telle résolution. Elle réunira les partenaires sociaux et autres parties prenantes autour de cette question.

Mais la réussite d’une telle initiative passe par des engagements concrets tant aux niveaux privé que public. Il s’agit de valoriser les qualités des personnes à insérer, en partant non pas de leurs limites, mais bien des qualités qu’elles seules peuvent détenir ou qu’elles ont développées en s’adaptant. L’intégration des personnes aujourd’hui marginalisées représenterait alors une force et non pas le poids de nos a priori. (24 heures)

(Créé: 10.01.2017, 14h00)

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