Ne suivons pas ceux qui veulent que rien ne change

L'invitéAlberto Mocchi nous dit pourquoi il faut soutenir la loi sur la préservation et la promotion du parc locatif.

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Les votations nous offrent des occasions uniques d’entamer des réflexions sociétales très intéressantes, et a priori constructives. Elles permettent à des avis différents de se confronter, au débat d’idées de s’installer et au peuple de trancher, au final. Cela pour autant bien entendu que ce soient des idées que l’on oppose. Le problème est que de plus en plus souvent, certains éludent toute argumentation sérieuse en assénant avec beaucoup d’arrogance et de moyens des contre-vérités tapageuses, dans le but de discréditer leurs adversaires.

L’actuelle campagne sur la votation du 12 février prochain au sujet de la loi sur la Préservation et la Promotion du Parc Locatif (LPPPL) est un cas d’école en la matière.

Les opposants, issus de ces milieux de l’immobilier qui ont savamment entretenu durant des années la crise du logement pour accroître profits et docilité des locataires, osent ainsi par exemple prétendre que cette loi créera une «pénurie planifiée». Les familles de la classe moyenne, les jeunes quittant le foyer familial, les étudiants ou encore les aînés à l’autonomie réduite – ces dizaines de milliers de Vaudoises et de Vaudois qui sont confrontés quotidiennement à la difficulté de trouver un logement correspondant à leurs besoins et à leurs moyens – apprécieront!

Car la vérité est que la pénurie de logements à loyers abordables est déjà bien là! Elle dure depuis de trop longues années et grève le budget de très nombreux ménages qui doivent parfois consacrer jusqu’à plus d’un tiers de leur revenu pour se loger. Elle empêche les jeunes de rester vivre dans les villes et villages qui les ont vus grandir, et contraint les aînés à rester dans des logements qui ne correspondent plus à leurs besoins.

La loi offre des outils efficaces aux communes et aux investisseurs privés et institutionnels

Il était donc du devoir des autorités cantonales d’agir et elles l’ont fait avec la LPPPL, une loi fruit d’un large consensus entre les différentes forces politiques issues de la gauche, du centre et d’une partie de la droite.

La loi offre des outils simples et efficaces aux communes et aux investisseurs privés et institutionnels pour faire sortir de terre ce qui nous fait aujourd’hui cruellement défaut: des logements correspondant aux besoins et aux moyens de la grande majorité d’entre nous. Elle concerne tout le monde, car chaque propriétaire, chaque locataire de longue date a un enfant, un ami, un parent qui peine aujourd’hui à se loger, et qui se verrait aidé par les effets de la LPPPL.

Le 12 février prochain, nous aurons la possibilité de tirer un trait sur 20 ans de crise du logement en approuvant une loi ambitieuse et équilibrée. Ne cédons pas aux sirènes de ceux qui préfèrent défendre leurs intérêts très particuliers au détriment de ceux de l’ensemble de la population.

(24 heures)

(Créé: 20.12.2016, 17h56)

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