Biographie
Didier Cuche, le gamin des Bugnenets devenu champion
Par Myriam Amara. Mis à jour le 19.01.2012 2 Commentaires
Didier Cuche en chiffres
- 62 podiums en Coupe du monde: 11e total de l'histoire du circuit masculin, 2e total suisse derrière Pirmin Zurbriggen (83)
- 18 victoires en Coupe du monde: 17e total de l'histoire, 4e total suisse derrière Zurbriggen (40), Peter Müller (24) et Michael von Grünigen (23)
- 8 places de dauphin dans des classiques de la descente qu'il n'a jamais remportées: 3x à Wengen, 2x à Val Gardena, 2x Beaver Creek, 1x à Bormio
- 6 globes de cristal en descente (2007, 2008, 2010, 2011), super-G (2010) et géant (2009)
- 6 classements dans le top 3 final du général de la Coupe du monde (3e en 2002 et de 2007 à 2010, 2e en 2011)
- 5 médailles aux championnats du monde ou Jeux olympiques
- 4 victoires en descente à Kitzbühel: record qu'il codétient avec Franz Klammer (Aut)
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Le 14 janvier courant, Didier Cuche reçoit la reconnaissance ultime: il est sacré Suisse de l’année 2011 lors des SwissAwards à Zurich. Une belle manière de couronner une carrière exceptionnelle.
Le skieur préféré des Helvètes voit le jour le 16 août 1974 dans la petite commune du Pâquier (251 habitants à l’heure actuelle), dans le Jura neuchâtelois. «Un village de traditions», si l’on en croit le site officiel. Ce qui explique peut-être le côté terrien et proche des gens de Didier Cuche, lui qui est reste fidèle à ses origines.
L’enfant des Bugnenets, station de la commune où il fait ses premières expériences sur des lattes, est également très attaché à sa famille: ses parents, Marlise et Francis, et ses deux frères aînés, Bernard et Alain. Grâce à Didier Cuche, le restaurant familial situé au bas des pistes se bâtit une renommée.
Né sous le signe du lion, le sportif possède un caractère bien trempé qui l’aide durant tout son parcours. Malgré les blessures, les doutes et les échecs, il fait preuve de ténacité.
Rapide succès
Didier Cuche commence sa carrière officielle aux Championnats du monde juniors en 1993, montrant aussitôt des capacités particulières pour les disciplines de vitesse. En 1994, il fait ses débuts en Coupe du monde à la descente de Bormio, où il termine 57e.
En 1995-1996, il entre pour la première fois dans les points, à la descente de Val Gardena (21e).
Il se blesse en 1997, mais revient en 1998, plus ambitieux que jamais. Il accroche à son palmarès une première victoire lors de la descente de Kitzbühel. Il connaît également cette année-là ses premiers Jeux olympiques à Nagano et décroche une médaille d’argent en Super-G, derrière celui qui est alors indétrônable, l’Autrichien «Herminator», alias Hermann Maier.
En 2002, il connaît à nouveau le succès en gagnant le premier géant de sa carrière Adelboden, puis son premier Super-G à Altenmarkt. Le bilan reste ensuite mitigé jusqu’en 2005. Il commence bien la saison, puis se blesse à Adelboden.
En 2006, Didier Cuche rate complètement les Jeux olympiques de Turin. Durant la saison 2007, il figure régulièrement dans le top 10, voire sur le podium. Il s’adjuge aussi sa première médaille au Mondiaux, le bronze en géant à Are. Dans la foulée, il remporte son premier globe de cristal en descente. Globe qu’il conserve en 2008.
Le plus vieux champion du monde de l’histoire
Il est sacré pour la première fois aux Mondiaux en 2009, lors du Super-G de Val d’Isère. A 34 ans, cela fait de lui le plus vieux champion du monde de l’histoire du ski alpin. Il ajoute à ce trophée un globe de cristal en slalom géant.
Le Neuchâtelois égale en 2011 le record du légendaire Franz Klammer en s’imposant pour la quatrième fois en descente sur la Streif, à Kitzbühel. Il termine en fanfare en alignant le globe de cristal en descente et en Super-G.
Il engrange encore un succès pour sa 18e et désormais dernière saison, en gagnant la descente de Lake Louise. (Newsnet)
Créé: 19.01.2012, 15h28
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2 Commentaires
Bravo et merci Champion, la classe,la hargne du Lion,et les heures sacrifiées pour arriver à ce niveau!!!
L'heure de la sagesse a sonné.Bonne fin de saison sans blessures.Et MERCI.....
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