Genolier-Begnins, un club pas comme les autres

FootballLa réussite du club de La Côte, leader de 2e ligue inter, est le résultat d’une politique bien menée.

Le 19 juin dernier, Genolier-Begnins fêtait son ascension en 2e ligue interrégionale devant 1200 spectateurs.

Le 19 juin dernier, Genolier-Begnins fêtait son ascension en 2e ligue interrégionale devant 1200 spectateurs. Image: JEAN-LUC AUBOEUF

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

«J’aime dire qu’on est un club du pied du Jura perdu sur La Côte. Notre identité n’a pas grand-chose à voir avec celles qu’on retrouve dans notre région.» William Rochat, président du FC Genolier-Begnins, sait bien que cette seule affirmation ne suffit pas à décrire son club, qui n’a d’égal ni autour de lui ni même dans tout le canton. «GB», c’est avant tout des valeurs.

Cette ferveur populaire et cet esprit familial, notamment, qui lui sont tant enviés aux alentours. La saison dernière, plus de 500 de ses spectateurs s’étaient rendus à Cossonay pour la finale de la Coupe vaudoise et presque autant étaient présents à Prilly, à l’occasion du match aller des finales de promotion de son équipe fanion. Tous ces chiffres, s’ils sont impressionnants, semblent pourtant insignifiants devant la foule jaune et verte, forte de 1200 hommes et femmes, qui a recouvert les Gravières, le terrain de Genolier, le 19 juin dernier, jour d’ascension en 2e ligue inter. Ne cherchez pas, dans le canton, on ne fait pas mieux!

Ni salaire ni prime

Ces fidèles sont avant tout le résultat d’une politique claire et on ne peut plus saine: «Lorsqu’on nous rejoint, explique William Rochat, c’est pour deux raisons: le défi sportif et l’amour du maillot, rien de plus.» A «GB», ni salaire ni prime de match, mais caisse de bières et bonne ambiance assurée, en plus de la perspective du niveau relevé de la 2e ligue inter. «Cet hiver, poursuit-il, on a reçu 17 demandes de joueurs pour venir jouer avec la «Une». Tous avaient l’argent dans un coin de la tête. Mais si on leur donne ne serait-ce que 1 centime, on dit quoi à ceux qui paient leurs cotisations sans demander aucun dédommagement depuis des années?»

Des joueurs attirés par le défi sportif, ils sont encore nombreux malgré tout, à l’image de Lorenzo Mancuso, un des ailiers les plus prometteurs au niveau cantonal, venu gonfler les rangs des Canaris cet été, ou Maxime Renault, buteur aux 14 réalisations en première moitié de saison, en 3e ligue, arrivé cet hiver. Sinon? Le FCGB fait appel aux jeunes issus de son mouvement juniors pléthorique pour renforcer son fer de lance, à l’instar de Jordan Moget et de Nathan Gervaix, tous deux devenus des pièces maîtresses de l’effectif du coach Marc Studer en seulement six mois.

«Le fait de savoir que le club puise dans les juniors qu’il forme pour alimenter le contingent de la première équipe, plutôt que d’aller voir ce qu’il se fait ailleurs, c’est un signe hyperencourageant pour nous, explique le jeune latéral Jordan Moget. Avec la confiance que le groupe nous transmet, on se retrouve vraiment dans les meilleures dispositions pour progresser.»

Une forte demande

Derrière cette équipe fanion, brillante d’adaptation puisqu’elle caracole en tête de son groupe au niveau interrégional six mois seulement après y avoir posé le pied pour la première fois de son histoire, trois autres formations d’actifs se développent (cinq, même, en tenant compte des seniors) dans l’ombre de leur grande sœur. Un minimum, lorsqu’il s’agit de loger des jeunes ayant tracé leur chemin parmi les 22 équipes de juniors du club. «Cet été, on s’est retrouvé obligés d’inscrire une nouvelle team en 5e ligue, le premier niveau amateur. Beaucoup de garçons en fin de cursus veulent rester au club, et on souhaite être capables de répondre à leur demande», se réjouit William Rochat. Si demande il y a, c’est bien que les bases saines sur lesquelles s’appuie le club sont solides.

Retrouvez tous les mardis dans nos pages un sujet magazine relatif au football vaudois, réalisé par notre partenaire: (24 heures)

Créé: 07.03.2017, 09h49

La rédaction sur Twitter

Restez informé et soyez à jour. Suivez-nous sur le site de microblogage

Les 5 plus gros transferts de 2e inter

Eric Djemba-Djemba (Vallorbe-Ballaigues): L’arrivée de l’ancien joueur de Manchester United en Suisse a fait énormément de bruit. La forme actuelle de l’international camerounais? On devrait la connaître le 19 mars, jour de reprise pour «Val-Bal».

Junior Moukoko (Aigle): Depuis 2013, le Congolais oscille entre Monthey, Meyrin et Aigle. S’il ne s’est pas encore posé, cela n’enlève rien à ses talents de buteurs (23 réalisations l’an dernier). Une très bonne nouvelle pour le FCA.

Adam Waidi (Thierrens): Le jeune milieu défensif formé, en partie, au Team Vaud n’a pas franchement le profil des joueurs qu’on a l’habitude du voir au FCT, mais on ne demande qu’à être surpris. Un joli coup pour le club du Marais.

Luis da Silva (Echichens): Titulaire à Team Vaud M21, en 1ère ligue, lors du premier tour, le latéral gauche a dû ralentir le rythme et trouver du temps pour son travail. Retour au Grand-Record, où il avait déjà évolué en 2015.

Maxime Renault (Genolier-Begnins): En provenance d’Italia Nyon (3e ligue), le buteur fait le grand saut et devra pallier l’absence de Lorenzo Mancuso, blessé, au sein de l’offensive des Canaris. Sur ce qu’il a montré en préparation, le défi semble à se portée.

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 4

Les Suisses dindons de la farce du roaming, paru le 24 juin
(Image: Valott) Plus...