Lausanne 2020 va promouvoir le savoir-faire et la formation suisse

Jeux olympiques de la jeunesse A trois ans de la grande fête du sport des 15-18 ans, les universités, les services cantonaux de l’éducation, les hautes écoles et la filière de l’apprentissage s’activent en coulisses.

Ian Logan souhaite capitaliser sur le sport et l’innovation du canton de Vaud. Et montrer que Lausanne est la capitale mondiale du sport d'élite et du sport pour tous.

Ian Logan souhaite capitaliser sur le sport et l’innovation du canton de Vaud. Et montrer que Lausanne est la capitale mondiale du sport d'élite et du sport pour tous. Image: FLORIAN CELLA

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Le 31 juillet 2015, à Kuala Lumpur, la délégation lausannoise bondissait en l’air en apprenant qu’elle organiserait les Jeux de la Jeunesse 2020 (du 10 au 19 janvier). Depuis cette fameuse date, force est d’admettre que beaucoup de travail a été réalisé en coulisses. Mais à part les fameux bonnets bleus frappés du logo de Lausanne 2020, peu de signes de cette organisation sont visibles.

Directeur général de cette grande fête du sport, le colonel Ian Logan est actif sur tous les fronts. Il supervise notamment les aspects sportif, culturel, logistique, sécuritaire et éducatif. Mais pour que ces Jeux soient ceux de la Jeunesse, l’ambition des organisateurs est de confier la plupart des missions à la jeunesse de notre canton. «Nous avons rencontré tous les chefs de service de la formation, les représentants des hautes écoles, de la santé, explique Ian Logan. Tout le monde est à la fois actif et enthousiaste. Nous voulons par exemple que les médailles soient confectionnées par des apprentis mécaniciens de précision, que chaque secteur de l’organisation utilise les compétences des jeunes d’ici. Que ce soit dans la technologie, l’alimentation ou encore l’administration. Actuellement, nous sommes en train de recréer notre site Internet. Ce sont des jeunes de l’HEIG VD (Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud) qui s’en chargent.» L’objectif est donc de mettre en lumière la formation et notamment la filière de l’apprentissage. Et surtout de donner l’occasion aux jeunes de se montrer et de prendre la parole.

En pleine cogitation

Pour l’heure, le processus de réflexion bat son plein. Les universités sont à pied d’œuvre. Olivier Mutter, chargé de projet, est détaché par l’Université de Lausanne à hauteur de 25%. Sa tâche sera de définir tout le périmètre du programme éducatif. Les sept facultés de l’UNIL se sont regroupées pour créer une plate-forme Sport qui collaborera avec l’EPFL. Des groupes de travail se réuniront et définiront le concept qui sera mis en place en 2020. Ces réflexions arriveront à leur terme en juin 2017.

Lors des derniers JOJ à Lillehammer, une trentaine de stands invitaient les sportifs à des réflexions sur l’éthique, la santé, la technologie et les projets de carrière. «Vingt-cinq de ces stands étaient organisés par le CIO, indique Ian Logan. Dans trois ans, nous aimerions que la moitié de ces stands soit pris en charge par le CIO et l’autre moitié par nous. Pour ce faire, nous souhaitons mettre en avant le savoir-faire de notre canton, par l’intermédiaire de l’Ecole hôtelière, de l’UNIL, de l’EPFL et de la Haute Ecole de santé. Sans oublier l’Alimentarium que je vais contacter prochainement.»

Plusieurs ateliers sont prévus dès janvier 2017. Avec pour but de définir les animations culturelles et sportives ouvertes au public, celles qui fleuriront dans la capitale olympique durant les dix jours de compétition. Les différents sites (Alpes vaudoises, Jura vaudois et français, Lausanne) s’occuperont de faire vivre ces JOJ par diverses initiations, manifestations, fêtes d’ouverture et de clôture. A l’entrée de chaque station (Leysin, Les Diablerets, Villars-Gryon, Le Brassus, Les Tuffes) des panneaux indiquant leur appartenance aux JOJ ont vu le jour, ses dernières semaines.

Le bob à Saint-Moritz

Au niveau sportif, les 1200 athlètes de 15 à 18 ans venus de 75 pays pratiqueront le ski, le hockey, le patinage, le biathlon et le curling. Alors que Saint-Moritz accueillera le bob et la luge. Le Comité exécutif a en effet pris cette décision en accord avec les Fédérations internationales et le CIO. Un huitième sport – le ski-alpinisme - pourrait faire son apparition pour la première fois à des Jeux olympiques. Pour le reste, des démonstrations de sports divers sont en train de s’organiser avec les différentes fédérations internationales présentes dans le canton (notamment avec les sports d’été comme le cyclisme, le tir à l’arc, la natation etc.). «Nous voulons capitaliser sur le sport et l’innovation de notre canton, conclut le directeur des JOJ 2020. Et montrer ainsi que Lausanne est la capitale mondiale du sport d’élite et du sport pour tous.»

(24 heures)

Créé: 27.12.2016, 15h30

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