Lotomba brille pour le LS et tape dans l’oeil des recruteurs

FootballLe jeune joueur retrouve ses sensations et son équipe poursuit son redressement. Rendez-vous ce samedi à la Pontaise face à Bâle (20h).

Jordan Lotomba sera le plus jeune des 22 acteurs engagés au coup d’envoi, samedi soir à la Pontaise. Image: VANESSA CARDOSO

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«Petit à petit je retrouve les gestes, les changements de direction, toutes les bonnes sensations. Bref, je reviens en forme.» Depuis un bon mois, Jordan Lotomba est à nouveau titulaire au sein de ce Lausanne-Sport qui, lui aussi, reprend des couleurs. Faut-il y voir une relation de cause à effet? C’est peut-être un peu excessif, mais le constat n’en est pas moins là.

«Il fallait que je me montre patient et que je saisisse ma chance dès qu’elle se présenterait.» C’est ce qui est arrivé. Et depuis quelques matches, Lotomba fait assurément partie des joueurs les plus en vue de son équipe. Ils sont peu, à vrai dire, à jouer autant en Super League à l’âge de 18 ans. C’est le mérite du staff technique, bien sûr, et de ce qui est souvent désigné comme «le projet», autrement dit cette idée de valorier les éléments formés dans la région.

Ce samedi soir à la Pontaise face au FC Bâle, Jordan Lotomba sera le plus jeune des 22 acteurs engagés au coup d’envoi. Déjà, ses performances suscitent la convoitise. Sélectionneur de l’équipe de Suisse M19, Gérard Castella apprécie beaucoup le jeune international. «Il est bon techniquement, il va vite, il est explosif et endurant. Il court, il court, surtout il court juste. Jordan, c’est une machine. Mais pour que sa qualité technique soit mise en valeur, il a besoin d’être en pleine possession de ses moyens», souligne le technicien. Faudrait-il croire, alors, qu’on est présence d’un joueur déjà proche de la maturité? Non, bien sûr. «Il a encore des progrès tactiques à faire, précise Castella. Il doit aussi s’améliorer dans la dernière zone. Mais il a un super esprit et il sait très bien s’évaluer, être critique avec lui-même. C’est important.»

Deux mois d’arrêt
Il comptabilisait une quinzaine d’apparitions lors de l’exercice 2015-2016, en Challenge League. Jordan Lotomba en est déjà à seize cette saison. Mais le 5 novembre, au Parc Saint-Jacques (2-1 pour le FCB, résultat arraché dans les dernières secondes), il s’est blessé en toute fin de match. Une grosse contusion osseuse qui l’a longtemps empêché de fléchir la jambe. «C’était long, note le joueur. Deux bons mois d’arrêt! Et, durant la préparation de janvier, je n’étais pas encore tout à fait prêt. Il a fallu que je me libère la tête. Là, je suis à nouveau dans le bain. Et je pense à cette dernière ligne droite avec Lausanne, à cette envie de gagner encore des matches.»

Lotomba aime le couloir, les allers et retours qu’exige cette position. Il a le coffre et les jambes pour le faire. Même et surtout face au leader du championnat de Suisse, que le LS a déjà bousculé trois fois cette saison, sans parvenir à lui prendre le moindre point. «Franchement, c’est une putain d’équipe, lâche-t-il avec un zeste d’admiration. Les Rhénans ont chaque fois trouvé les ressources pour finalement nous dépasser en bout de match. Il y avait comme un déclic qui se faisait chez eux, on le sentait sur le terrain. C’est sans doute le propre des très bonnes équipes. Ils ont donc su nous faire mal, mais désormais on se sent plus forts, capables de donner ces 5% supplémentaires qui doivent nous permettre d’être performants jusqu’au bout d’un match. Moi, en tout cas, je suis impatient d’accueillir le FC Bâle.»

Pisté par plusieurs clubs
Jordan Lotomba est arrivé d’Yverdon, en passant par le centre de préformation de Payerne. Aujourd’hui, il est un résident du Centre Sport-Etudes de Lausanne et poursuit son apprentissage de vendeur chez Ochsner Sport. Un jour bien sûr, si tout se passe bien, il partira. Ce choix-là sera important, décisif même, à un âge où trop de talents se sont fourvoyés. «Il a la chance d’avoir un entraîneur qui lui fait confiance, note Gérard Castella. Et c’est fondamental. Il doit maintenant accumuler de l’expérience avant de songer à s’envoler. La plus grande erreur qu’il pourrait commettre aujourd’hui, ce serait de partir à l’étranger.»

Et qu’en est-il des Young Boys, dont Castella deviendra le responsable de formation dès le mois de juin? «Les clubs intéressés (ndlr: YB, mais aussi la Juventus de Turin, le FC Bâle et le FC Sion, notamment) n’ont pas attendu Castella pour inscrire le nom de Lotomba dans leur calepin», sourit l’ancien coach du LS. Et qu’en pense le jeune homme, sous contrat avec Lausanne jusqu’en juin 2018? «Je n’envisage rien de spécial. J’ai l’habitude de faire les choses au feeling. Mais je n’ai aucune raison de me précipiter.» Pour l’heure, seul compte cette fin de saison. Lotomba a des fourmis dans les jambes et le LS la belle envie de confirmer son redressement. Rendez-vous donc ce samedi en début de soirée!

Ben Khalifa suspendu
Le Lausanne-Sport devra se passer de Ben Khalifa (suspendu; 4e carton jaune), de Taiwo, de Gétaz, d’Araz et de Margiotta (blessés), ce samedi soir à la Pontaise face au FC Bâle. (24 heures)

Créé: 15.04.2017, 09h14

Bâle: des certitudes, mais aussi du flou

Le printemps du FC Bâle est fait de quelques certitudes, mais aussi d’une zone beaucoup plus floue, qui concerne son avenir, ou plutôt le développement qu’il espère. Comme il en a pris l’habitude, le club rhénan sera bientôt sacré champion de Suisse, avec un huitième titre consécutif qui donne une bonne indication de sa domination au plan national. Peut-être même réussira-t-il le doublé, avec une finale de Coupe de Suisse agendée au 25 mai au Stade de Genève, face à ce bien pâle FC Sion.

Le contrat de l’entraîneur Urs Fischer ne sera pourtant pas prolongé. Le Zurichois n’a pas réussi à s’affirmer au Parc Saint-Jacques. Surtout, il paie le profond remaniement à la tête du club. Le 7 avril, l’entrepreneur Bernhard Burgener a en effet acquis les 90% des actions de la holding du FCB. Les deux hommes forts du multiple champion – le président Bernhard Heusler et le directeur sportif Georg Heitz – s’en iront. Aux côtés de Burgener, qui a fait fortune dans l’industrie du film, arrive un trio composé d’anciens joueurs du club: Alex Frei sera le conseiller en stratégie, Massimo Ceccaroni le responsable de la relève, Marco Streller le nouveau directeur sportif.

Les idées fortes: redonner une identité régionale à l’équipe et proposer un jeu plus séduisant qu’il ne l’a été ces derniers mois. Pour cela, le FC Bâle devra se trouver un nouvel entraîneur, ce qui doit être fait ces prochaines semaines. Et rebâtir un contingent appelé à subir pas mal de modifications. Le changement est important pour un club qui a encore l’ambition de grandir, alors que la scène européenne, sur laquelle il avait pris l’habitude de s’illustrer, va devenir de plus en plus difficile à occuper. Le défi est donc de taille. F.R.

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