Serge Duperret ouvre la porte du Mont à un investisseur vaudois

FootballCelui qui est omniprésent à la tête du club de Challenge League depuis 20 ans dit avoir trouvé le partenaire idéal.

Serge Duperret attend une vive réaction de ses joueurs dimanche lors du derby face au LS après un début d'année très décevant.

Serge Duperret attend une vive réaction de ses joueurs dimanche lors du derby face au LS après un début d'année très décevant. Image: Patrick Martin

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Les temps sont durs pour le FC Le Mont. Epatant 4e à Noël, le Petit Poucet de Challenge League connaît un printemps très compliqué. Les quatre maigres unités récoltées en neuf sorties cette année placent aujourd’hui le club de Serge Duperret (62 ans) en queue de classement.

Pas idéal au moment d’aborder, ce dimanche (15 h au stade Sous-Ville de Baulmes), le dernier derby de la saison face au LS. Une place de lanterne rouge qui irrite d’ailleurs profondément son président montain. D’autant plus que l’avenir du club pourrait bien se profiler de façon très positive ces prochaines semaines.

Serge Duperret, on vous sent très remonté depuis dimanche passé…

Et je le suis. Parce que mon équipe ne répond pas. A mon avis, la raison est simple. Après cette bonne première partie de saison, certains de mes joueurs se sont vus trop beaux et ont soudain eu des préoccupations plus importantes que leur rendement sur le terrain.

Qu’est-ce qui vous fait croire cela?

Même s’il est indéniable que nous souffrons toujours de l’absence d’un terrain synthétique au Mont – ce qui nous oblige à jouer les nomades du foot durant les quatre mois en hiver –, la préparation difficile ne peut à elle seule expliquer une telle chute.

Mais autre chose semble vous agacer, non?

Oui (il marque une pause). En janvier, j’ai commencé à évoquer une éventuelle prolongation de contrat avec huit joueurs confirmés de notre groupe. Or, mis à part Ndzomo et Tall, qui ont tous deux d’emblée manifesté leur intérêt à faire partie de notre projet, les autres n’ont parlé que d’augmentation de salaire. J’ai donc tout arrêté. C’est très décevant.

Ce derby arrive-t-il au bon moment?

Pas du tout. Les deux clubs traversent une passe difficile et ont grand besoin d’une victoire pour se relancer. La pression sera négative et le contexte électrique… Ce qui devrait en revanche beaucoup plaire aux amateurs d’émotions fortes. Je pense que les spectateurs auront, eux, beaucoup de bonnes raisons de se rendre à Baulmes, dimanche.

Vous êtes arrivé au Mont il y a tout juste vingt ans. C’est énorme pour une personne qui a souvent donné l’impression de ne rien vouloir partager, non?

Durant toutes ces années, j’ai énormément donné, c’est vrai, mais sans jamais attendre la moindre reconnaissance en retour. Et, cette dernière décennie en tout cas, j’ai toujours été bien épaulé, par Vincent Taillet d’abord, puis par Pascal Roux. Mais, aujour­d’hui, mes proches se font du souci pour ma santé. Se battre avec les autorités politiques pour que notre projet, destiné avant tout aux quelque 300 juniors du club, soit adopté (ndlr: le terrain synthétique a été refusé en novembre) ou pour rassembler un budget de 1,5 million environ et le tenir ensuite est très usant.

Vous sous-entendez que vous vous apprêtez à quitter Le Mont?

Non. Mais depuis deux ans maintenant, ma décision d’ouvrir les portes du club est prise. Et, après de longues recherches qui m’ont amené à rencontrer pas mal de gens, dont plusieurs personnes un peu douteuses, j’ai enfin trouvé le partenaire idéal.

L’affaire est-elle conclue?

Presque. D’entente avec l’entrepreneur vaudois qui nous rejoindra, il a été convenu de différer l’annonce officielle à la fin de la saison. Le temps d’assurer notre maintien et de régler les derniers détails.

Vous tenez donc pour l’instant à ne pas dévoiler son identité…

La seule chose que je peux dire, c’est que cet homme est un vrai passionné, comme moi, et qu’il se trouve déjà à la tête d’un club vaudois. Il a donc une certaine expérience et beaucoup d’enthousiasme. De plus, il est plus jeune que moi et respecte profondément ce que nous avons fait jusque-là avec Le Mont.

Comment ce mariage va-t-il se passer?

Il ne prendra la présidence du club qu’au seuil de l’exercice 2017-2018. Mais la saison prochaine il prendra déjà ses marques à mes côtés. D’après nos discussions, son apport devrait être équivalent à ce que nous parvenons à récolter aujourd’hui au Mont. Ce qui nous permettra de pérenniser notre avenir et de faire du FC Le Mont un vrai club de Challenge League.

Un beau projet que vous accompagnerez avec quel rôle?

A priori avec la fonction de directeur technique. Mais ce n’est pas tout. Notre véritable objectif, qui devrait lui aussi prochainement voir le jour, est de devenir le club partenaire du LS. Dans un cas de figure idéal, soit avec les Lausannois en Super League, nous aurions un vrai rôle intermédiaire à jouer en Challenge League. Une présence qui offrirait une perspective supplémentaire à tous les jeunes issus du Team Vaud.

Reste ce problème d’un stade loin de Lausanne où les spectateurs se font rares

Cette désaffection du public n’est, je crois, pas un problème particulier au Mont. Je suis persuadé que la concurrence de la Ligue des champions joue un rôle déterminant dans les choix des amateurs de foot. Cela dit, nous sommes très bien reçus à Baulmes où quelque 350 personnes nous sont fidèles. Sans oublier l’importante aide financière de notre commune du Mont qui a investi quelque 100?000 francs pour rendre ce stade conforme aux exigences de la Swiss Football League. Cela dit, je ne cache pas que nous avons l’espoir de pouvoir jouer, dès 2019, dans le nouveau stade de la Tuilière. Ce qui serait parfait si ce partenariat voit le jour. (24 heures)

Créé: 14.04.2016, 09h46

Articles en relation

«Le Mont ne jouera pas en Promotion League!»

Serge Duperret refusera une éventuelle relégation si Bienne devait être artificiellement sauvé. Plus...

Challenge League

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 4

Les excès de zèle de Corsier pour naturaliser un étranger, paru le 25 juillet
(Image: Bénédicte) Plus...