Les huit difficultés majeures des 20KM de Lausanne

Course à pied Inventaire, à l’usage des coureurs, des pires moments de la course reine de dimanche.

La 36e édition des 20KM de Lausanne se tient samedi et dimanche dans la capitale olympique.

La 36e édition des 20KM de Lausanne se tient samedi et dimanche dans la capitale olympique. Image: CHRISTIAN BRUN

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20 km à pied, ça use, ça use. Et encore plus s’il faut les courir dans les rues de Lausanne. Dimanche, la course reine des 20KM de Lausanne s’ébranlera à 9 h 30 de la Maison du sport international et fera grimper les concurrents jusqu’à la Cité, avant de revenir à Vidy. Entre faux plats pervers et montées casse-pattes, nous vous dressons un inventaire des passages-clés qu’il faudra gérer avec calme et sérénité.

1. Le calvaire du départ

La course n’a pas commencé qu’on se demande déjà pourquoi on s’est inscrit à cette galère. Non mais franchement, préférer courir à 9 h 30 un dimanche matin, plutôt que de rester tranquille au lit à faire la grasse matinée: il y a de quoi se traiter de tous les noms d’oiseaux. Forcément, le coureur se sent patraque, endormi et les muscles mous. Pendant ce temps, des athlètes affûtés défilent autour de vous. Ils n’ont pas un pet de graisse, des muscles saillants, des foulées rapides et efficaces. Ils portent généralement un débardeur d’un club d’athlétisme. On se dit alors qu’on ne s’est pas entraîné comme on le devrait. On trouve plein d’excuses à la noix. C’est de la faute de la météo, du boulot, de l’heure d’hiver. Mais un passage par les toilettes vous convaincra que la nervosité touche tout le monde. La file d’attente (même chez les messieurs) est longue. Vivement que ça commence.

2. Denantou ses états

On n’est pas encore arrivé devant l’hôtel Mövenpick, qu’on se demande comment on va tenir les 19 km restants. On cherche son rythme, sa foulée. On tente de prendre la cadence d’un coureur pour se mettre dans le bain.

Jusqu’à la tour Haldimand, le parcours est plat et fait office d’échauffement avant la première difficulté: l’avenue de Denantou. La pente est légère, mais longue. Entre Denantou et Montchoisi, le passage fait exactement 1,27 km et le dénivelé est de 41 mètres. Pas question de se griller, il reste environ 16 km! C’est là qu’on voit les premiers concurrents marcher.

La fin de cette montée initiale intervient au rond-point près de l’entrée nord du Musée olympique.

3. Vas-y «Molo» à Montoie

Après une belle portion de plat, arrive le deuxième raidillon à partir de la Maladière. 380 m de grimpette jusqu’à Montoie, pour 23 m de dénivelé. Sur votre droite, vous verrez un panneau de la marbrerie Molo et fils. C’est un signe! Allez-y mollo, car c’est le début de l’ascension vers la Cathédrale. Le pire est à venir. Les 5 km suivants n’arrêtent pas de monter.

4. Les regrets au Mont-d’Or

A peine le temps de récupérer et on enchaîne sur l’avenue du Mont-d’Or. C’est là qu’on regrette d’avoir abusé pendant tout l’hiver du fromage du même nom. Ça monte (l’avenue, pas le fromage), puis il y a un faux plat et ça monte encore. Un conseil: surtout ne pas réfléchir et continuer à mettre un pied devant l’autre. Ça finira bien par s’arrêter.

5. Tivoli: le moral dans les chaussettes

Les difficultés se suivent dès la montée du chemin de Fontenay avec en prime la pente du pont Marc Dufour. A peine le temps de récupérer que Tivoli et ses 470 m de grimpette vous font passer d’une altitude de 452 m à 485 m. Et vous venez tout juste de dépasser la mi-parcours. Dur pour le moral

6. Les pavés de la rue de Bourg

Lausanne et ses montées… C’est comme Paic citron: quand y’en a plus, y’en a encore. L’enchaînement Pépinet (10%) – St-François – rue de Bourg est à la fois magique et terrible. Magique car ces rues vous déroulent le tapis rouge. Ni voitures, ni touristes, ni clients des boutiques n’empruntent ces rues. Juste des coureurs. La vieille ville vous appartient. Les pavés moins alléchants que les pavés Tony constituent une difficulté supplémentaire. Mais au moment de rejoindre le pont Bessières, la récompense suprême vous attend. La Cathédrale est là, magistrale pour vous accueillir.

7. Cité: plus près de toi mon Dieu

L’ultime montée part de l’avenue Menthon et vous emmène faire le tour de la Cathédrale. C’est le point culminant de la course, à 538 m d’altitude. La suite ne constitue presque essentiellement que de la descente sur 5,5 km. L’euphorie gagne, on avale les kilomètres à une vitesse qui nous étonne. Tout est soudain facile. On se sent fort et puissant. On ne court plus, on vole. Mais pas pour longtemps.

8. La relance à Vidy

Après la descente de la Vallée de la Jeunesse, fini la rigolade. Il faut relancer. Les muscles sont lourds, raides, et la descente nous a fait croire que l’arrivée était proche. On débarque à proximité du stade de Coubertin. On entend la voix de Christian Perler, le speaker officiel. Mais ce n’est qu’un leurre. Il faut repartir en direction du parc Bourget, pour 2 km supplémentaires. Beaucoup vous diront que ce sont les deux pires du parcours et ils ont raison! Mais la fierté d’avoir bouclé les 20 km, malgré toutes ces difficultés, n’a pas de prix..

(24 heures)

Créé: 20.04.2017, 08h22

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