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Asile

Aide au développement contre requérants

Mis à jour le 20.02.2012 9 Commentaires

Le soutien financier de la Suisse ne sera versé aux pays que s'ils coopèrent dans le cadre des procédures de retour des requérants déboutés, a indiqué la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga.

"Le gouvernement suisse prendra davantage en compte l'aptitude à coopérer des pays", a indiqué la ministre.
Image: Keystone

La Suisse veut lier l'aide au développement au retour des requérants d'asile déboutés, selon la ministre suisse de l'intérieur Simonetta Sommaruga.

L'aide au développement ne sera versée aux pays que s'ils coopèrent avec la Suisse pour le retour des requérants déboutés, a indiqué la ministre aux journaux suisse AargauerZeitung et Suedostschweiz.

Une décision en ce sens a été prise par le gouvernement suisse mercredi dernier, a-t-elle ajouté.

«A l'avenir, le gouvernement suisse prendra davantage en compte, dans sa politique de développement, de l'aptitude à coopérer des pays», a indiqué la ministre, qui cite notamment le cas de la Tunisie.

Les premiers jalons de cette coopération ont été posés, a-t-elle indiqué en substance, lors d'un entretien du ministre suisse des affaires étrangères Didier Burkhalter avec son homologue tunisien, lors du forum économique mondial de Davos, fin janvier.

Six fois plus qu'en 2010

La Suisse a accueilli ces derniers un grand nombre de requérants d'asile tunisiens, suite au printemps arabe, dont certains se rendent coupables d'infraction, à leur arrivée sur le territoire suisse.

Interrogée à ce propos, la ministre a déclaré que «ce qui me dérange, c'est lorsque des personnes, qui demandent l'asile, se transforment en criminels».

La ministre s'est aussi déclarée prête à examiner la proposition du Tessin (sud de la Suisse), où arrivent nombre de requérants en provenance du Maghreb de construire des centres séparés pour les requérants délinquants.

En 2011, quelque 2'574 Tunisiens ont demandé l'asile en Suisse, soit six fois plus qu'en 2010, où 358 Tunisiens avaient demandé l'asile, selon l'Office des Migrations à Berne.

La majorité de ces requérants n'est pas reconnue comme réfugié politique, mais comme il n'y a pas d'accord de retour entre la Tunisie et la Suisse, l'Office des migrations n'a pas les moyens de les contraindre à quitter le pays. (afp/Newsnet)

Créé: 20.02.2012, 11h06

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9 Commentaires

JJ ROD

20.02.2012, 11:33 Heures
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La Suisse (et L'Europe en général) n'a pas encore compris que le retour des requérants déboutés n'interesse absolument pas aux pays d'origine. Toute aide au développement est infiniment inférieure à ce que ces emigrants peuvent envoyer vers ses pays d'origine. Répondre


Jean bonvin

20.02.2012, 16:11 Heures
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Quel est ce chantage ? Tu reprends ton faux requérant et je t'aide au développement ? Qu'on arrête d'aider des pays comme la Tunisie, et surtout, qu'on arrête d'accueillir ce genre de ressortissants, qui ne contribuent souvent qu'à accroître la délinquance dans notre pays, en témoignent les méfaits dont se montrent coupables des tunisiens dans des cantons comme le Jura ou Genève. Suisses d'abord ! Répondre



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