La Une | Samedi 19 avril 2014 | Dernière mise à jour 00:15
sciences

Deux ULM voleront au-dessus du Léman

Mis à jour le 19.11.2012

L'Office fédéral de l'aviation civile a autorisé l'EPFL a faire voler deux aéronefs ultralégers durant un an sur le lac Léman, de la rive suisse à la rive française et de Montreux à Nyon.

Un ulm au-dessus d'Abou Dhabi.

Un ulm au-dessus d'Abou Dhabi.
Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.

Partager & Commenter

Un an après les plongées des submersibles Mir, le lac Léman fera à nouveau l’objet d’une campagne d’observation scientifique, cette fois-ci depuis les airs. L’opération menée par l’EPFL se déroulera à bord de deux ULM truffés de capteurs et de technologies. La mission sera doublée sur le lac Baïkal en Russie.

Après l’exploration des différentes couches du Léman l’été dernier par deux sous-marins russes, L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et Ferring Pharmaceuticals annoncent la poursuite du programme elemo. Le second volet de cette campagne scientifique prévoit des observations effectuées depuis les airs, a communiqué lundi l’EPFL.

A bord de leurs deux ULM, les chercheurs de l’EPFL, du centre de recherches aquatiques EAWAG et du CEA (France) se pencheront sur les phénomènes qui prennent place près de la surface de l’eau, dans le premier mètre de profondeur du lac. Ils examineront aussi l’influence des courants aériens sur le lac. Vols d’essai Des vols d’essai auront lieu dès lundi prochain et jusqu’au 5 décembre, au-dessus des régions lausannoise et nyonnaise. Les scientifiques testeront des capteurs embarqués à bord des aéronefs. La campagne proprement dite commencera à partir de mai 2013.

Les chercheurs utiliseront notamment une caméra dite «hyper- spectrale». Cet outil permet de décomposer le spectre lumineux en plusieurs centaines de couleurs. Il sera possible d’obtenir une image assez globale de certaines éléments qui évoluent près de la surface du lac - bactéries, sédiments, gaz dissous, etc.

Catamaran sur le pont

Ce type d’analyse est déjà effectué par des satellites. Mais leurs limites techniques (quelques parties du spectre lumineux seulement) et la distance rendent impossibles un grand nombre d’observation.

En simultané, un catamaran prendra des échantillons d’eau là même où regarde la caméra. En comparant les résultats des données acquises au fil de l’eau et dans les airs, les scientifiques comptent développer de nouvelles méthodes pour mieux analyser les courants ou l’état de santé du lac.

Dérogation fédérale

Les autorités fédérales ont donné leur autorisation de vol. Les aéronefs ultra-légers motorisés (ULM) du type Tanarg 912S pourront se déployer sur un secteur délimité allant de la rive suisse à la rive française du Léman et de Montreux à Nyon pendant un an, a relevé lundi l’Office fédéral de l’aviation civile.

L’autorisation est valable uniquement les jours ouvrables. Elle pourra aussi si nécessaire être prolongée. Les ULM sont interdits en Suisse depuis les années 1980.

Prolongement en Russie

A l’instar de la campagne à bord des sous-marins Mir, l’extension du programme elemo va également se prolonger en Russie, au-dessus des eaux du Baïkal, le lac le plus profond du monde, sous le nom de «projet Léman-Baïkal». En comparant les résultats obtenus en Suisse et en Sibérie, les chercheurs comptent raffermir leurs connaissances et leurs méthodes de travail sur les milieux lacustres.

Sponsor d’elemo, Ferring prend en charge une partie importante du financement de ce second volet, a déclaré à l’ats Lionel Pousaz, porte-parole de l’EPFL. Il n’a cependant pas pu préciser de montant.

Premiers résultats

Le programme elemo livre actuellement ses premiers résultats, extrêmement utiles pour faire le bilan de santé du lac et mieux protéger son écosystème. En cours, ces recherches portent sur les phénomènes de pollution, la dynamique des courants, la faune bactérienne.

Plusieurs équipes scientifiques ont déjà fait le point sur leurs recherches. Les publications suivront ces prochains mois ou années. A bord des submersibles Mir, les chercheurs ont pu mettre en évidence un lien entre la présence de certaines bactéries et métaux lourds ou mesurer avec précision comment les micro-polluants se répartissent dans le Léman à partir de l’embouchure des stations d’épuration. (sipa/Newsnet)

Créé: 19.11.2012, 15h36

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.
Aucun commentaire pour le moment

Biens immobiliers

Marché
Recherche immobilière

Liens Immobiliers
Déménager
Comparer hypothèques
Habiter
Publier une annonce
Saisir votre annonce

Service clients

Contact
  • Abonnement et renseignements
    Nous contacter lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
    Tél. 0842 824 124, Fax 021 349 31 69
    Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
    Adresse postale:
    Service clients CP 585 - 1001 Lausanne

Sondage

Mondial 2014: la Suisse a-t-elle une chance de passer en huitièmes de finale?




Sondage

Vous offrez-vous des croisières sur les bateaux Belle Époque du Léman?