Emotion
Douleur et compassion secouent la Belgique après le drame de Sierre
Par Maxence Peniguet, Bruxelles. Mis à jour le 14.03.2012 2 Commentaires
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La Belgique vit «une tragédie nationale». Ces mots de la ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet, tentaient de traduire hier la stupeur du pays après l’accident dramatique de Sierre. Journée de tension, de larmes, de souffrance. Les messages de compassion ont afflué par milliers dans les médias et sur les réseaux sociaux.
«La douleur est infinie, sans mesure», dit Benoît Cerexhe, ministre régional de Bruxelles, qui s’avoue horrifié face au drame et à la détresse des familles. La tragédie a donné lieu à des scènes déchirantes devant les écoles de Lommel et d’Heverlee, d’où viennent les enfants et leurs accompagnants.
Des centaines de personnes sont venues apporter des fleurs devant les établissements, pour exprimer leur douleur et leur solidarité. Au-dessus, des dessins d’enfants. Un écriteau a été déposé devant l’Ecole Saint-Lambertus, à Heverlee: «A tous, on vous souhaite beaucoup de force et de courage.» Marc Carel, le directeur, a la mine triste face aux caméras de télévision: «En tant que directeur, dit-il, c’est quelque chose qu’on ne veut pas vivre… C’est impossible à décrire… Il n’y a pas de mots pour cela.»
Départ vers la Suisse
Dans cette ville de la banlieue de Louvain, la nouvelle est arrivée au petit matin: vingt-quatre enfants, un instituteur et une monitrice de l’établissement ont été victimes d’un accident de car en Suisse… Qui? Personne, ici, ne sait qui est en vie et qui ne l’est plus.
Peu avant 11?h, deux bus arrivent devant l’école. Ils sont chargés d’amener les parents, frères et sœurs, à l’aéroport militaire de Melsbroek, où des avions militaires les feront voler vers la Suisse. Olivier, un jeune homme sur le chemin de l’université, confie son émotion: «C’est terrible, ce qu’il se passe. Je prends cette rue souvent, je connais des gens qui ont leurs enfants dans cette école, je suis de tout cœur avec eux.»
«Ils ne savent rien»
Les bus, mis à disposition par une compagnie de transports publics, prennent la route. Le bourgmestre (maire) de Louvain, Louis Tobback, est pris d’assaut par les journalistes. Plus loin, Sœur Hilde, une religieuse, ne peut retenir ses larmes. «La pire des choses, c’est qu’il y a beaucoup de parents qui ne savent rien. Ils n’ont aucune information, rien du tout… Ils auront des nouvelles tout au long de leur trajet jusqu’en Suisse.»
La sœur a apporté son soutien à des parents de cette école catholique: «Nous étions là, avec eux. Le plus important, c’est d’être présent, pas de parler… Nous prierons pour les enfants qui sont morts, mais aussi et surtout pour ceux qui ont survécu, pour leurs camarades à l’école.»
La colère du maire de Louvain
Louis Tobback critique la lenteur avec laquelle les autorités belges ont été informées: «Il y avait visiblement des gens en Suisse qui ont averti vers 2?h?15, par SMS, le directeur de l’école, qui savait donc à partir de ce moment-là qu’il s’était passé quelque chose. Quelqu’un a aussi averti la police vers 3?h?15, sans pouvoir dire l’ampleur de la catastrophe. Mais officiellement, on n’a reçu de confirmation que vers 5?h?45 et je trouve cela surprenant. Je m’étonne que cela prenne neuf heures pour que l’on sache ce qui s’est passé!» (24 heures)
Créé: 14.03.2012, 23h01
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La rédaction
2 Commentaires
En premier lieu, toute ma sympathie va aux familles. Ma réaction va à la presse. Je suis passé sur la route devant le centre funéraire, j'ai été surpris et déçu par l'attitude de la presse. Une quantité de journalistes armés de super objectif postés sur le mur en face de ce lieu de recueillement, guettant comme des chacals une larme sur les parents. Où est la morale et le respect ! Honteux ! Répondre
C'est nécessaire a l'information cette ohoto ? vraiment ? Répondre
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