Téléchargement illégal
«La Suisse est un paradis pour les pirates informatiques»
Mis à jour le 08.07.2012 7 Commentaires
Markus Naef, président d’AudioVision Suisse, estime que la Suisse est «un paradis pour les pirates» informatiques. Selon lui, «la question de la traque au téléchargement illégal a trop longtemps été mise de côté et ce laisser-faire politique est inacceptable». «Heureusement, la situation est en train de changer», observe le président du lobby de l’industrie du film en Suisse dans une interview au Matin Dimanche.
D’une part, les Américains veulent que la Suisse durcisse sa législation. D’autre part, certains artistes suisses commencent à en souffrir financièrement. Quand on parle piratage, on pense souvent que les stars de Hollywood gagnent assez d’argent mais on oublie «que le manque à gagner touche aussi les artistes locaux ou moins célèbres», ajoute-t-il.
Une des solutions à l’avenir serait que la lutte contre le piratage passe par les fournisseurs d’accès internet. Ils sont «les mieux placés pour garder un oeil sur le trafic des données. S’ils voient qu’un internaute télécharge des quantités très importantes de données, ils peuvent tout d’abord envoyer une lettre d’avertissement, ensuite limiter le débit internet et dans un stade ultime couper l’accès», note Markus Naef.
Fermeture de MegaUpload
Si télécharger beaucoup de données ne signifie pas pour autant être dans l’illégalité, les «opérateurs ont tous les instruments techniques nécessaires pour vérifier ce qui est téléchargé. En cas d’infraction claire ou sur demande de la justice, ils peuvent déjà mettre en place ce type de filtres dans certains cas, comme en matière de pédophilie», précise le président d’AudioVision Suisse.
Selon Markus Naef, la fermeture de MegaUpload a «été une excellente nouvelle. En Suisse, cela a relancé la vente et la location de DVD/Blu-ray. Le phénomène est difficile à chiffrer mais certains magasins parlent d’une hausse de 10% de leur chiffre d’affaires».
Les membres d’Audiovision Suisse sont les associations de la branche de production et de distribution musicales, de cinéma, de distributeurs de films, de vidéos et de DVD et des logiciels de divertissement. Markus Naef, nouveau président de l’association, est également directeur pour la Suisse de la 20th Century Fox. (ats/Newsnet)
Créé: 08.07.2012, 09h33
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
7 Commentaires
La Suisse vient de décider de ne pas légiférer davantage sur le sujet, et c'est un bien pour les libertés civiques. Personne ne peut durablement empêcher un fichier informatique d'être lu, copié, échangé. Réprimer ne sert à rien : il faudra juste que l'industrie du divertissement trouve d'autres sources de financement ! Répondre
Se lancer tête baissée dans l'accord ACTA /ACAC qui vise plus à la censure et au contrôle permanent qu'à une réelle lutte anti-piratage?"Audiovision Suisse demande au Conseil fédéral et au Parlement de ratifier rapidement ACAC"Je vous rappelle qu'ACTA vient d'être rejeté par le parlement Européen! Prenons exemple!Une solution, serait certainement de rémunérer les artistes et non les lobbies. Répondre
ABONNEMENTS MOBILE
Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.





Veuilliez attendre s'il vous plaît 

























