La Une | Jeudi 20 juin 2013 | Dernière mise à jour 11:36
Secret bancaire

La Suisse prête à délivrer des milliers de données aux Etats-Unis

Mis à jour le 31.01.2012 1 Commentaire

Le Conseil fédéral a décidé la semaine dernière de continuer à ne délivrer que des données cryptées qui concernent les activités commerciales des banques avec les Etats-Unis.

Onze banques helvétiques se trouvent dans le collimateur du fisc américain, dont Credit Suisse.

Onze banques helvétiques se trouvent dans le collimateur du fisc américain, dont Credit Suisse.
Image: Keystone

SwissquoteGraphique boursier

[Alt-Text]

La Suisse est prête à remettre des milliers de données bancaires aux Etats-Unis. Celles-ci sont toutefois cryptées.

Un décodage généralisé des noms de collaborateurs concernés est prévu dans le cadre d'une solution globale au différend fiscal avec Washington.

Il ne s'agit pas de données concernant les clients mais des activités commerciales des banques avec les Etats-Unis. Elles doivent être remises dans le cadre de procédures ordinaires de surveillance et d'entraide judiciaires. Jusqu'ici les autorités helvétiques n'ont transmise aux Etats-Unis aucune donnée concernant les collaborateurs des banques qui ne soit pas codée.

Le Conseil fédéral a décidé la semaine dernière de continuer, en principe, à ne délivrer que des données cryptées. Il en a informé lundi la commission de l'économie du Conseil National, a indiqué mardi le porte-parole du Département fédéral des finances (DFF) Roland Meier, confirmant des informations publiées par la radio alémanique DRS et le Blick.

Jusqu'à ce qu'une solution globale soit trouvée avec les autorités judiciaires américaines, les noms décodés ne peuvent être transmis que dans des cas particuliers et dans le cadre d'une procédure ordinaire. Une demande devra être déposée auprès des autorités suisses et préciser que la personne concernée est punissable selon les deux droits américain et suisse.

Selon le DFF, la quantité de données jusqu'ici prévue pour une transmission codée ne s'élève pas à des millions. Pour une banque, 20'000 pages de données cryptées sont toutefois évoquées. Et le département de souligner que la délivrance de ces documents était important dans le cadre des négociations avec Washington. Le DFF s'est en revanche refusé à donner davantage d'informations, notamment sur le nombre de banques concernées.

Accord en toile de fond

Onze banques helvétiques se trouvent actuellement dans le collimateur du fisc américain, parmi elles Credit Suisse, (CSGN 25.67 -2.99%) Julius Baer et la banque cantonale de Bâle.

Également sous pression la banque privée saint-galloise Wegelin s'est sabordée. Elle a vendu ses affaires non américaines au groupe Raiffeisen pour un montant non dévoilé.

Lors du dernier Forum économique mondial de Davos, le ministre des finances Eveline Widmer-Schlumpf a affirmé vouloir aboutir à un accord fiscal avec les Etats-Unis «cette année encore». Les points essentiels ont déjà été réglés mais les discussions achoppent sur certains détails, notamment sur ce que les banques concernées devront verser.

Le 31 décembre, la conseillère fédérale avait affirmé que, selon le droit suisse qui était alors en vigueur, les banques concernées n'ont rien fait d'interdit. Elles ont toutefois violé le droit américain et risquent des poursuites.

L'accord que Berne entend passer avec Washington devrait clore l'affaire.

Grogne au Parlement

Le Parlement devra se prononcer. Il a déjà été échaudé par l'affaire.

Le Conseil des Etats a renâclé avant de donner son accord aux demandes groupées dans le cadre de la convention de double imposition avec les Etats-Unis, sur laquelle le National doit encore se prononcer.

Les sénateurs ont d'abord renvoyé l'affaire à leur commission, jugeant trop flou le rapport du gouvernement explicitant les moyens pour le fisc américain de chasser leurs contribuables fraudeurs. Les conditions d'octroi de l'entraide administrative ont finalement été précisées.

La transmission d'informations sans identification de nom ou d'adresse (demandes groupées) devrait être autorisée si la banque ou ses collaborateurs ont contribué à des modèles de comportement délictueux. Par des conseils, par exemple.

Si la banque n'a rien fait ou est restée passive, le nom ou l'adresse du client suspect restera nécessaire. (ats/Newsnet)

Créé: 31.01.2012, 12h14

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

1 Commentaire

Gar Filou

01.02.2012, 03:43 Heures
Signaler un abus

Avec ou sans vaseline? Répondre



Rencontre serieuse

publicité
  • [Alt-Text]

Sondage

Internet: doit-on laisser les services de renseignement accéder aux données personnelles?





Sondage

Vous arrive-t-il encore de chanter?





Le monde en images


Club Voyage

Découvrez le programme 2012

Energie

Toute l'actualité sur l'énergie

Applications mobile

24heures partout, avec vous

Cinéma

Sorties et bandes-annonces

Bébé

Toutes les infos "bébé"

Benegast

BENEGAST® ? LA 1RE GAMME À COUVRIR L’ENSEMBLE DES TROUBLES DIGESTIFS

Paiement pas SMS

Payez par SMS!

Horoscope

Accédez à l'horoscope

Le monde des saveurs

Visitez notre monde des saveurs et découvrez les saveurs de ce monde !

ASSURANCES AUTO

Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.