Disparition
La mère des jumelles conteste le testament du père
Par Sandrine Perroud. Mis à jour le 24.07.2012 36 Commentaires
Le testament
Matthias S. a rédigé le 27 janvier 2011 son testament en allemand en réaction à l’email de son épouse lui annonçant son intention de divorcer.
Il l’a déposé dans un tiroir de sa maison de Saint-Sulpice avant de disparaître avec ses fillettes. Il s'est suicidé trois jours plus tard en se jetant sous un train en Italie, le 30 janvier.
Divers médias avaient publié au mois de mars 2011 l’intégralité du testament du père des jumelles. On lisait alors que Matthias S. considérait ce document comme le seul et unique testament valable. Il ne souhaitait accorder à son épouse que la part légale lui revenant. Ses deux filles se partageraient le reste de la somme en deux parts égales.
La révélation du dernier point du document glaçait le sang: «Au cas où mes enfants Alessia et Livia ne devaient plus être en vie, mon frère Daniel et ma sœur Maya sont les héritiers principaux à parts égales».
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Mots-clés
La disparition des jumelles Alessia et Livia ressurgit un an et demi après les faits dans un volet juridique.
En cause: le testament de Matthias S., le père des fillettes. Le texte a été rédigé à Saint-Sulpice le 27 janvier 2011, trois jours avant qu'il n'enlève ses enfants, et une semaine avant son suicide. La Chambre patrimoniale vaudoise devra se pencher sur la validité de ce document.
En attendant, la mère des jumelles Irina Lucidi estime que les dernières volontés de son mari sont nulles. Elle l’a fait savoir mardi dans le journal Le Temps par le biais de son avocat Yvan Guichard.
Car Irina Lucidi espère trouver un terrain d’entente avec les héritiers désignés par Matthias S. pour que l’argent revienne à sa fondation, Missing Children, créée en janvier dernier (voir la vidéo ci-dessous). Elle souhaite par ailleurs qu’une petite partie de la somme couvre les frais engagés dans la disparition de ses filles.
Yvan Guichard a déjà déposé une requête de conciliation allant en ce sens. En vain. Le règlement à l’amiable a aussi été envisagé. Mais les héritiers ne sont pas tous enclins à partager la somme qu’ils pourraient percevoir, selon l’avocat. Le Temps mentionne ne pas avoir pu joindre la famille de Matthias S., malgré de nombreuses sollicitations.
«Encore vivantes»
Un autre problème se pose: ces personnes ne pourront toucher leur héritage que si le décès des jumelles est prononcé. Or Irina Lucidi part du principe que ses filles «sont encore vivantes» et que son mari «n’avait pas de capacité de discernement» au moment d’écrire son testament», relève son avocat, rappelant que Matthias S. souffrait de dépression au moment des faits.
La justice vaudoise recourt dans ce genre de situation à une expertise psychiatrique pour trancher. Une analyse qui peut se révéler assez longue, car elle nécessite la récolte de nombreux témoignages.
Mais, finalement, de quelle somme parle-t-on? Yvan Guichard dit ne pas en connaître le montant exact, mais l’évalue à plusieurs centaines de milliers de francs.
Si les jumelles sont déclarées vivantes et le testament de Saint-Sulpice invalidé, Irina Lucidi héritera de 50% de la fortune de son mari. Si elles sont déclarées mortes, et que le testament de Matthias S. est appliqué, elle héritera de 37,5% de la somme.
Prononcer le décès des jumelles implique une longue procédure, dite de «déclaration d’absence» explique en fin d’article Yvan Guichard. Celle-ci peut durer plusieurs années et bloquer les biens du ou des disparus pendant 10 ans.
En vidéo, la mère des jumelles annonce le 30 janvier dernier la création de Missing Children, fondation pour les enfants disparus
(Newsnet)
Créé: 24.07.2012, 10h39
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La rédaction
36 Commentaires
Dans un cas comme celui-ci, le moindre respect est de fermer sa bouche en signe de respect et d'attendre la suite des évènements Répondre
Je pense que le père était tout à fait lucide quand il a rédigé le testament et commis ces actes. Quant à soutenir que les filles sont encore vivantes, cela tourne à une espérance obsessionnelle déraisonnable. Les héritiers ont bien raison de défendre leurs intérêts et leurs droits. Que la justice soit faite sans pression externe! Mais quand l’argent nous tient !!!! Répondre
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