Financement hospitalier
La structure tarifaire des hôpitaux universitaires en question
Mis à jour le 26.04.2012 2 Commentaires
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Les cinq hôpitaux universitaires de Suisse tirent la sonnette d'alarme. Ils demandent une amélioration d'urgence de la structure tarifaire du nouveau financement hospitalier.
Entré en vigueur il y a quatre mois, le système de forfait par cas (SwissDRG) ne reconnaît que 60% des différences induites par la sévérité des cas et des coûts, constatent les hôpitaux universitaires de Genève, Lausanne, Bâle, Berne et Zurich jeudi dans un communiqué commun. Or, les cas complexes et onéreux se concentrent justement dans les hôpitaux universitaires.
Les forfaits fixés ne rémunèrent pas suffisamment les coûts plus élevés induits par les patients souffrant de plusieurs pathologies ou de maladies complexes. Ils s'avèrent aussi trop bas lorsque de séjours hospitaliers plus longs que la moyenne ou pour les patients provenant d'autres hôpitaux et souffrant de complications.
Désavantage compétitif
Pour toutes ces raisons, les coûts des cas sont près de 20% supérieurs dans les hôpitaux universitaires que dans les autres. Un prix de base unique entraînerait un déficit annuel d'environ 350 millions de francs dans les soins aux patients.
Sous leur forme actuelle, les SwissDRG créent un désavantage compétitif systématique pour les hôpitaux universitaires, clairement sous-financés actuellement. Les hôpitaux plus petits ont plutôt tendance à profiter du nouveau système, selon le communiqué.
Prix de base séparé
Les hôpitaux universitaires demandent à SwissDRG, aux directeurs cantonaux de la santé et aux assureurs de leur appliquer provisoirement un prix de base séparé qui prenne en considération les exigences spéciales pesant sur la médecine universitaire.
Les cinq établissements préconisent également l'adoption des rémunérations différenciées, un système utilisé avec succès en Allemagne pour indemniser les cas complexes. Ils exigent également que les coûts de formation des médecins spécialistes soient complètement couverts.
Manque 150 millions
Quelque 2900 d'entre eux sont formés chaque année dans les hôpitaux universitaires. Ces derniers supportent ainsi des coûts de formation plus élevés que les autres hôpitaux.
Les postes de médecins assistants sont répartis dans toutes les disciplines médicales. Ils permettent de former la relève, notamment dans des spécialités chirurgicales qui ne sont pratiquées qu'en médecine universitaire.
Or, le nouveau financement hospitalier ne détermine pas la prise en charge de la formation continue des médecins-assistants. Chaque année 150 millions viendront ainsi à manquer pour la formation post- graduée. Si les cantons ne comblent pas ce déficit, la qualité future des soins médicaux en Suisse en pâtira inévitablement, avertissent les cinq hôpitaux.
Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), l'Hôpital de l'Ile (Universitätspital Bern), l'Universitätspital Zurich et l'Universitätspital Basel traitent ensemble plus de 200'000 personnes par an. Ils s'occupent ainsi de plus d'un cinquième de tous les soins aux patients prodigués en Suisse. (ats/Newsnet)
Créé: 26.04.2012, 12h04
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2 Commentaires
Le but de la LAMal annoncé à l'époque était de permettre à chacun d'avoir accès aux soins de base. Chaque citoyen constate aujourd'hui que le vrai but était simplement d'assurer un financement sans limite aux prestataires. Le désastre continuera tant que les citoyens auront l'obligation de financer ce système qui n'a jamais été sous contrôle. Répondre
Le système de forfait par cas n'est pas parfait et perfectible. Mais plus d'un hôpital universitaire n'est pas géré avec compétence. Dans le canton de VD, le CHUV est un service extrèmement mal dirigé et il convient de remplacer la direction immédiatement. De plus, le conseiller d'état Maillard doit quitter le DSAS ou bien il faut soumettre le CHUV à un autre département. Répondre
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