Polémique
Le Conseil central islamique jugé indésirable en Argovie
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Après Bülach (ZH), la commune argovienne de Spreitenbach refuse à son tour la tenue du rassemblement «Islam Unity 2012» sur son territoire. Les autorités s’estiment «trompées» par la société de production mandatée par le Conseil central islamique suisse (CCIS), organisateur de l’événement.
Sur le formulaire adressé à la commune, cette entreprise a demandé la mise en location d’une place polyvalente pour un «événement privé organisé sous chapiteau par IMS Zurich», indiquent les autorités mardi.
Ces dernières, qui ont accepté la demande dans un premier temps, avaient compris que cette abréviation représentait une école d’informatique à Zurich, portant les mêmes initiales.
«L’exécutif communal se sent trompé par la société de production qui met la tente à disposition du CCIS», explique à l’ats le maire de Spreitenbach, Josef Bütler. Les autorités ont donc dénoncé le contrat de location passé avec cette firme, le rapport de confiance ayant été rompu.
Les manifestations réunissant plus de 1000 personnes nécessitent en outre une autorisation spéciale. Or, le rassemblement du Conseil central islamique, prévu le 25 février, doit accueillir 1800 participants. Aucune demande d’autorisation spéciale n’a pourtant été déposée, selon la commune.
Manifestation de protestation
Les organisateurs ne l’entendent pas de cette oreille. Selon eux, toutes les autorisations nécessaires ont été délivrées et le règlement de la police communale ne prévoit aucune demande d’autorisation spéciale.
Le CCIS maintient donc la tenue d’»Islam Unity» pour l’instant, écrit-il. Si l’autorisation devait lui être retirée, il organisera le même jour à Spreitenbach une manifestation «contre l’islamophobie et le racisme».
Cas précédents
La semaine dernière, le CCIS s’était vu refuser définitivement la location de la salle communale de Bülach (ZH) pour l’organisation d’»Islam Unity». Le tribunal de district a rejeté son recours contre la décision des autorités de la bourgade zurichoise.
L’exécutif de la ville avait justifié son refus en affirmant que le CCIS constitue un «groupement religieux extrême».
«Islam Unity» n’est pas la première réunion du CCIS à susciter la polémique. Il y a deux ans, le Volkshaus de Zurich avait refusé de louer une salle au prédicateur islamiste Pierre Vogel pour un symposium du CCIS.
L’Allemand avait déjà été interdit d’entrée en Suisse en raison de propos religieux haineux. Le président du CCIS, le Biennois Nicolas Blancho, a lui été fortement critiqué pour avoir cautionné la lapidation en tant que châtiment.
Créé: 14.02.2012, 18h34






