Fuite de capitaux
Les banques tessinoises manquent de coffres
Par Marc-Henri Jobin, Zürich. Mis à jour le 09.02.2012 1 Commentaire
L'homme que craignent les fraudeurs italiens: Attilio Befera, le directeur de l'«Agenzia delle Entrate», l'autorité fiscale italienne. C'est lui qui a eu l'idée de se rendre à Noël avec ses contrôleurs à Cortina d'Ampezzo, pour vérifier l'état de fortune de certains de ses contribuables.
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Sous la conduite nouvelle de Mario Monti, le gouvernement italien a déclaré la guerre à la fuite des capitaux. Mais le renforcement des mesures en vue de mettre la main sur les fraudeurs a semble-t-il encore accentué le phénomène.
«Au moins 11 milliards d'euros seraient ainsi sortis illégalement d'Italie au dernier trimestre 2011». Cette estimation ne vient pas de n'importe qui, mais bien d'Attilio Befera, le directeur du l'autorité fiscale italienne.
A la frontière avec la Suisse, les saisies d'argent comptant ont augmenté de 50%, a expliqué Attilio Befera dans une interview récemment accordée à la Reppublica. Les Italiens ne chercheraient pas à exporter uniquement des espèces hors de leur pays, mais aussi des métaux précieux, de l'or en particulier.
Jusqu'aux safes des hôtels
Selon le chef du fisc italien, les exportations illégales de métal jaune auraient augmenté de 30-40% au dernier trimestre. «La fuite de capitaux est telle», selon Attilio Befera «que quelques banques suisses ont commencé à louer des safes dans les hôtels, n'étant plus à même de satisfaire la demande anormalement élevée en provenance d'Italie».
Ni les banques ni les hôtels du Tessin interrogés sur la question n'ont confirmé l'affirmation du responsable italien. Ailleurs dans le pays, on a certes constaté une augmentation générale de la demande par rapport à une période où la clientèle avait délaissé cette possibilité, mais en aucun cas un déficit dans l'offre de coffres à louer.
Pas de pénurie à Genève
A la Banque cantonale de Genève par exemple, il en reste même «beaucoup à louer», explique Olivier Schaerrer, en charge de la communication. Ce d'autant plus que, «depuis le réaménagement de la salle des coffres l’été passé, le nombre de coffres au siège de la banque, en l’Ile, a plus que doublé».
«Une banque ne connaît pas le contenu des coffres loués», rappelle Olivier Schaerrer. Seuls les clients locataires savent ce qu'ils y déposent.
Avoir un coffre à la banque ne signifie pas obligatoirement que l'on soit en possession de métaux précieux. «Il peut tout aussi bien s'agir de bijoux ou de document importants», qui se trouvent ainsi mieux protégés qu'au domicile, relativise le porte-parole de la BCGE. (Newsnet)
Créé: 09.02.2012, 14h44
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1 Commentaire
Et voilà, on va bientôt nous expliquer que c'est une nouvelle fois encore de la faute des banques suisses !
.
Alors, lisez bien, les banques ne gagnent rien dans cette histoire si ce n'est le montant de la location du safe. De plus, comme cela est mentionné dans l'article, la banque ne connaît pas le contenu du safe loué, mais j'imagine que certains vont prétendre que cela est immoral...
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