La Une | Mardi 21 mai 2013 | Dernière mise à jour 09:48
Etude

Les commerçants suisses ratent le virage d’internet

Par Richard Etienne. Mis à jour le 15.05.2012 4 Commentaires

L’écosystème du commerce change. Les magasins sont mal préparés, révèle un cabinet d’audit.

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Une incitation au réveil. Voilà qui résume la tonalité d’une étude consacrée au commerce de détail en Suisse révélée hier par le cabinet d’audit PwC. La manière dont les clients achètent évolue très rapidement, beaucoup plus vite que l’offre des détaillants traditionnels, conclut le cabinet après avoir interrogé 7000 clients dans le monde, dont 1000 en Suisse.

«Nous sommes passés d’un système de vente monocanal au multicanal», explique Mike Foley, associé chez PwC. Auparavant, tout ou presque se passait dans un magasin. Désormais, ce dernier ou son site ne servent qu’à procéder aux emplettes. Internet facilite la recherche d’information, les recommandations et permet de comparer les prix. Et les achats se font toujours plus en ligne. Un tiers des Suisses dit privilégier le canal numérique car il permet de passer outre les horaires des magasins, fermés le soir et le week-end. Parmi les autres raisons évoquées, on peut citer des prix avantageux, des offres plus abondantes et les livraisons à domicile. Le changement est rapide: un tiers des clients sondés disent avoir procédé à leur premier achat en ligne dans les douze mois précédents.

Utiliser les réseaux

Dans cet écosystème qui rend difficile le contrôle des étapes en amont des commandes, PwC professe quelques conseils. Ils vont de la réorganisation des budgets consacrés au loyer, au profit de la communication, en passant par le recrutement de jeunes habitués des nouveaux outils dans les équipes marketing. L’investissement est important. Il faudra innover, en sollicitant davantage les clients, notamment via les réseaux. D’autres pistes pourraient être suivies. Le rôle du magasin évoluera. Les étendards d’Apple ou de Nespresso, peu nombreux mais bien placés, servent déjà d’expérience pour les clients et sont utilisés comme des outils marketing. Les produits de la marque à la pomme ou les capsules de Nestlé se vendent surtout en ligne.

Les commerçants suisses doivent s’habituer. Or ils peinent, eux qui composent déjà avec un franc fort. Dans un pays où les gens achètent d’abord en ligne car c’est plus facile, presque aucun magasin ne propose d’application pour mobile. «Trop de commerçants jouent à l’autruche et choisissent de ne pas voir», estime Oz Ozturk, associé chez PwC. L’étude constate que, parmi les magasins suisses les plus prisés en ligne, on trouve peu d’enseignes traditionnelles autres que la Migros ou la Coop. Sans réaction des premières, le paysage commercial sera transformé.

La liste des exemples de faillite est déjà importante, notamment aux Etats-Unis, où la chaîne de livres Borders et le géant de la vidéo sur demande Blockbuster ont été contraints de fermer leurs portes par la concurrence des nouveaux venus, Amazon et Netflix en tête. «En Suisse aussi, les commerçants devront s’adapter pour perdurer», conclut Oz Ozturk. (24 heures)

Créé: 16.05.2012, 07h49

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4 Commentaires

Jay Ladalle

16.05.2012, 08:56 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

Les commerces ne sont devenus que des expositions-musées pour que les clients soient bien certains d'acheter le bon produit sur Internet. Par contre le client pour faire monter son produit ou pour des explications,c'est chez nous qu'il revient. Chercher l'erreur! Répondre


Jay Ladalle

16.05.2012, 12:05 Heures
Signaler un abus

@Atash Tatuk,certains produits,malgré qu'on les trouves bon marché sur le net demandent des compétences techniques pour le montage,service pour lequel la vente Internet est totalement déficient.Pour ce qui est de vendre sur le net nous le faisons depuis des années,le problème c'est que le suisse est top carré de mentalité pour s'adapter,la peur de se faire avoir. Répondre



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