Salaires abusifs
Les opposants récoltent des millions de francs
Mis à jour le 18.11.2012 7 Commentaires
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Pour economiesuisse, il est important de combattre l'initiative, parce qu'elle menace la place économique suisse et des emplois. D'où la nécessité d'une campagne forte, a indiqué dimanche à l'ats Pascal Gentinetta, directeur d'economiesuisse confirmant une information de la presse dominicale alémanique.
L'engagement d'economiesuisse dans cette campagne est comparable aux moyens investis pour soutenir le renouvellement des accords bilatéraux Schengen/Dublin en 2005. La campagne contre l'initiative fiscale d'il y a deux ans rentre aussi dans le même ordre de grandeur. Dans les deux cas, le peuple avait tranché dans le sens d'economiesuisse.
Economiesuisse répartit les campagnes en trois catégories et celle-ci figure dans la plus haute. La plus basse prévoit un engagement ne dépassant pas deux millions, la moyenne entre deux et cinq millions et la plus haute au-delà.
Moyens 40 fois inférieurs
A l'opposé, le comité d'initiative dispose d'un budget de près de quarante fois inférieur. Selon Claudio Kuster, un des co-initiants avec Thomas Minder, seuls 200'000 francs sont prévus. L'industriel et conseiller aux Etats schaffhousois indépendant prévoit d'assurer l'essentiel du financement par ses propres moyens.
Contacté, Thomas Minder n'a pas voulu confirmer ce montant. «Il y a un tel déséquilibre que le total de nos investissements ne joue de toute façon plus aucun rôle», a-t-il confié.
Selon Thomas Minder, les grands patrons font eux-mêmes partie des faîtières de l'économie, raison pour laquelle les moyens engagés dans cette campagne ne l'étonnent pas.
Plus de droits aux actionnaires
L'initiative contre les salaires abusifs veut renforcer le droit des actionnaires auprès des sociétés publiques. Selon elle, ceux-ci doivent pouvoir entre autres voter sur les rémunérations des dirigeants d'entreprises. Le peuple tranchera le 3 mars prochain.
Si celui-ci rejette l'initiative, le contre-projet entrera automatiquement en application. Ce dernier laisse les entreprises et les actionnaires choisir comment ils souhaitent accorder leurs violons. (ats/Newsnet)
Créé: 18.11.2012, 16h16
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7 Commentaires
Je serais presque prêt à parier que leur principal argument sera la délocalisation des entreprises à l'étranger s'ils ne peuvent pas rémunérer leurs cadres comme ils l'entendent, ceci en se moquant totalement de l'avis des actionnaires. Ils peuvent toujours dépenser des millions, je voterai pour l’initiative. Répondre
Les salaires au-delà de 50'000 (salaire de Conseiller fédéral) sont excessifs. A la limite on pourrait aller à 60'000 ou 70'000, mais au-delà, c'est de l'indécence pure. Pour qui se prennent ces patrons, ces riches? Gagner 10 fois plus que leurs employés! Ils ne travaillent pas 10 fois plus. Ils n'ont pas 10 fois plus de soucis. Et là ils attaquent avec leur... plutôt notre argent. Honte à eux. Répondre
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