AFFAIRE HILDEBRAND
Les parlementaires vont enquêter sur le rôle du Conseil fédéral
Par Xavier Alonso, Berne. Mis à jour le 27.01.2012 1 Commentaire
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Affaire Hildebrand: et une enquête de plus. Les commissions parlementaires de gestion des deux Chambres vont examiner l’affaire. Elles ont constitué pour l’occasion un groupe de travail, composé de parlementaires du Conseil national et du Conseil des États. La décision a été prise hier à l’unanimité moins une voix.
«L’affaire a été de taille. Nous avons assisté à une réelle crise institutionnelle. La commission de gestion se doit d’examiner la légalité, l’opportunité et l’efficacité des actions entreprises par le Conseil fédéral et les différents acteurs de cette affaire», résume Maria Roth-Bernasconi. La question lancinante est de fait : le Conseil fédéral a-t-il surprotégé Philipp Hildebrand ?
De Christoph Blocher à Micheline Calmy-Rey
La socialiste genevoise est l’une des membres de ce groupe de travail qui pourra entendre les membres du Conseil fédéral, du Conseil de banque de la BNS, de la direction de la banque, des médias et le conseiller national UDC Christoph Blocher. C’est en effet ce dernier qui a transmis les documents compromettants Philipp Hildebrand au Conseil fédéral.
Présidé par Paul Niederberger (PDC/NW), le groupe de travail veut se mettre au travail au plus vite, mais n’a fixé encore aucun délai pour ses travaux. Ses investigations porteront sur la période qui va de l’information par Christoph Blocher à Micheline Calmy-Rey jusqu’à la démission du président de la BNS.
La commission de gestion a bien insisté sur le fait qu’elle n’avait pas de compétence pénale, mais que son travail devrait permettre de dégager des enseignements afin que des problèmes de ce type ne se reproduisent pas.
Ses travaux pourraient compléter ceux d’un autre groupe de travail, diligenté par le Conseil fédéral cette fois, et qui doit mettre en place des règles afin de prévenir les conflits d’intérêts pour les employés de la Confédération.
La commission des finances a, elle, eu un entretien sur l’affaire avec la présidente de la Confédération Eveline Widmer-Schlumpf: les évenements de ces dernières semaines n’ont pas entamé la réputation de la BNS, ont-ils estimé. (Newsnet)
Créé: 27.01.2012, 16h35
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1 Commentaire
Il est grand temps! C'est trop facile de tirer sur l'ambulance pour continuer à dénigrer celui par qui le scandale a été démontré, en faisant croire que les oies blanches....sont plus banches que blanches.
Peut être, enfin, peut être que l'on va comprendre à quel point nous avons besoin d'un Christoph Blocher pour éviter les dérives télécommandées par les fameuses oies...qui nous gouvernent.
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