La révision de la loi sur les épizooties largement acceptée

Votations fédéralesLes Suisses ont accepté dimanche par 68,3% la révision de la loi sur les épizooties. Un oui à 86,7% des voix pour Genève, et à 88,5% pour Vaud a été enregistré. L’abstentionnisme a été très fort.

La controverse porte essentiellement sur la vaccination obligatoire des animaux en cas d’épidémie.

La controverse porte essentiellement sur la vaccination obligatoire des animaux en cas d’épidémie. Image: Keystone

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La Confédération pourra mieux coordonner les efforts de prévention des épidémies animales. Les Suisses ont accepté dimanche par 68,3% la révision de la loi sur les épizooties. Seuls deux cantons alémaniques l'ont refusée. Mais l'abstention a frôlé un record.

Un peu plus de 946'000 votants ont glissé un "oui" dans l'urne. Le camp du "non" a réuni moins de 440'000 personnes.

La Suisse romande a voté en bloc en faveur de la loi. En tête, le canton de Vaud avec 88,5% de voix favorables. Il est talonné par Genève (86,7%). Suivent Neuchâtel (74,3%), le Jura (72,2%), le Valais (71,2%), Fribourg (69,2%) et Berne (67,5%). Le Tessin a aussi nettement soutenu la révision avec 66,3% des voix.

Outre-Sarine, les scores ont généralement aussi été sans appel. Bâle-Ville s'est montré le plus décidé avec 78% de "oui" devant Bâle-Campagne (72,7%). Les cantons agricoles comme Lucerne ou St-Gall ont également approuvé le texte.

La situation est moins nette en Suisse primitive. Schwyz et Obwald ont failli basculer dans le camp des opposants: seuls 50,3% et 50,8% de leurs corps électoraux ont accepté la révision. Uri et Appenzell Rhodes-Intérieures (AI) ont même clairement dit "non" à la loi à respectivement 57,7 et 55,4%.

Déception des référendaires

Le comité référendaire est déçu du "oui" clair à la loi sur les épizooties. Le chef des opposants, le naturopathe Daniel Trappitsch, reproche à la Confédération d'avoir semé la panique. Il continuera à s'engager contre la vaccination des animaux.

"Ils ont réussi à faire peur aux gens", a déclaré Daniel Trappitsch dimache à l'ats. Tant l'Office vétérinaire fédéral (OVF)que l'Union suisse des paysans (USP) ont instillé la peur de nouvelles épizooties à la population avec des arguments parfois éloignés des faits réels, explique-t-il.

Avec le "oui" à la nouvelle loi, les besoins individuels des paysans ne seront à l'avenir pas pris en compte. La Suisse continuera d'avoir une "loi sur les épizooties favorable à l'économie", estime-t-il. Les vaccinations obligatoires resteront également obligatoires, regrette-t-il.

Malgré la défaite, le naturopathe grison veut poursuivre la lutte, en exigeant notamment de meilleures études avant de nouvelles vaccinations obligatoires, affirme-t-il. Lors de la vaccination contre la maladie de la langue bleue en 2008, les vaccins n'avaient pas été suffisamment contrôlés, d'après lui.

Daniel Trappitsch est persuadé que la campagne pour le référendum a permis de renforcer la voix des opposants aux vaccinations: "Le public est plus attentif à présent". C'est pourquoi il évalue ses chances pour faire aboutir le référendum contre la loi sur les épidémies comme bonnes. La récolte de signatures se passe bien.

L'USP satisfaite

L'Union suisse des paysans (USP) salue le large "oui" qui s'annonce en faveur de la loi sur les épizooties. Pour son président Jacques Bourgeois, "le peuple suisse ne s'est pas laissé enfermer dans le discours des opposants", a-t-il déclaré dimanche.

Le conseiller national PLR fribourgeois se dit "agréablement surpris" par ces résultats, bien que provisoires encore. Sur les cantons qui ont déjà les résultats définitifs, seule une faible minorité soutient le référendum.

Jacques Bourgeois craignait notamment qu'un faible taux de participation ne joue en défaveur de la loi sur les épizooties. C'est plutôt le contraire qui s'est passé. Les rares citoyens qui se sont déplacés aux urnes ont majoritairement déposé un "oui".

Le soutien des citoyens va permettre de moderniser cette loi qui date de 1966, rappelle-t-il. Elle est importante, soutient-il, car elle permet de renforcer la prévention des épizooties et la protection des animaux. Avoir des animaux en bonne santé est "essentiel pour un pays dont la production animale pèse 5 milliards de francs", conclut le président de l'USP.

L'UDC demande de la prudence

L’UDC a pris acte dimanche du oui des citoyens à la révision de la loi sur les épizooties. Mais elle appelle les autorités à user de leurs nouvelles compétences avec modération. L’UDC demande que les craintes des adversaires de la loi soient prises au sérieux, en particulier en ce qui concerne les vaccinations obligatoires.

Elle appelle la Confédération à utiliser ses compétences avec modération et à toujours agir dans l’intérêt de la santé des animaux et des êtres humains, tout en respectant les principes du fédéralisme.

Seul parti avec l’UDF à soutenir le non, l’UDC souligne qu’elle continuera de se battre pour la liberté et la responsabilité individuelles et contre les atteintes de l’Etat à la sphère privée. (ats/Newsnet)

(Créé: 25.11.2012, 14h37)

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