Moins de puissants à Davos malgré les risques

WEFEn revanche, les patrons seront plus que jamais présents, avec plus de 1500 invités, a relevé Klaus Schwab.

Pour le fondateur et président du WEF, Klaus Schwab, le monde se trouve en outre à l'aube d'une nouvelle révolution industrielle.

Pour le fondateur et président du WEF, Klaus Schwab, le monde se trouve en outre à l'aube d'une nouvelle révolution industrielle. Image: Keystone

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Le Forum économique mondial (WEF) tentera de maîtriser les nouveaux risques de la «quatrième révolution industrielle», tout en abordant la Syrie et l'environnement. Parmi les dirigeants du G7, seuls le Britannique David Cameron et le Canadien Justin Trudeau participeront à la 46e réunion annuelle de Davos (GR) qui s'ouvre mercredi.

Pourtant, les organisateurs ont cette fois encore misé sur un programme ambitieux. La géopolitique, cette fois sous la forme de crise migratoire et menaces terroristes, restera au coeur du forum qui prendra ses quartiers à Davos de mercredi à samedi. Il s'agira aussi de réfléchir à comment mettre en oeuvre l'accord de Paris sur le climat.

Le monde se trouve en outre à l'aube d'une nouvelle révolution industrielle. Elle est inédite par sa vitesse et ses impacts sur les sociétés, les gouvernements et l'économie, a souligné le fondateur et président du WEF, Klaus Schwab, devant les médias mercredi dernier à Cologny (GE).

La fusion des technologies brouille les lignes entre les sphères physiques, numériques et biologiques. Les opportunités sont démultipliées par les avancées dans le domaine de l'intelligence artificielle, de la robotique, d'Internet, de l'impression 3D ou encore de la nanotechnologie ou de la biotechnologie.

Ce «tsunami» va bouleverser des systèmes entiers de production, de distribution et de consommation. Avec à la clé, de nouveaux risques globaux, en termes d'emplois et d'exclusion. «Nous ne sommes pas suffisamment préparés», a estimé Klaus Schwab. Il craint de voir les gouvernements et régulateurs dépassés.

Forte présence américaine

Parmi les grands pays européens, le président de l'Allemagne Joachim Gauck sera dans les faits le seul «chef d'Etat» à se déplacer à Davos, aux côtés du vice-chancelier Sigmar Gabriel. La France y déléguera son premier ministre Manuel Valls et l'Italie juste des ministres.

Le vice-président des Etats-Unis Joe Biden, accompagné du chef de la diplomatie John Kerry, mènera la plus large délégation américaine jamais venue à la station grisonne. Face à eux, la Chine dépêchera son vice-président Li Yuanchao et la Fédération de Russie son vice-premier ministre. Le Japon enverra son ministre de l'économie.

Au total, plus de 2500 décideurs politiques, patrons d'entreprise ou d'organisation, experts académiques et artistes vont converger au forum. Parmi les quelque 40 chefs d'Etat et de gouvernement, figure aussi le premier ministre grec Alexis Tsipras.

Côté suisse, le président de la Confédération Johann Schneider-Ammann lancera le débat sur l'avenir de l'éducation. Exceptée la ministre de la Justice et police Simonetta Sommaruga, les autres sages seront au rendez-vous. Comme l'an passé, les bilatérales devraient occuper une place importante de leur agenda.

Corée du Nord fâchée

Les délégations des pays voisins de la Syrie en pleine guerre civile feront l'objet d'une grande attention. Le premier ministre d'Israël, Benjamin Netanyahu, celui de la Turquie, Ahmet Davutoglu, et de l'Irak, Haïdar Abadi, seront sur place. Le Liban sera représenté par son président du conseil des ministres et la Jordanie par la reine Rania.

Muhammad Nawaz Sharif, premier ministre du Pakistan et ses homologues afghan et tunisien ont également répondu présents. Le président de l'Afrique du Sud Jacob Zuma côtoiera ceux du Rwanda et du Mali. L'Argentine fera son retour à Davos avec le président Mauricio Macri, ceux du Pérou et du Mexique seront en principe aussi là.

Suite à l'essai de bombe à hydrogène début janvier, le WEF a retiré à la Corée du Nord son invitation. Le ministre des Affaires étrangères devait assister à l'événement, une première depuis 18 ans. Jeudi, Pyongyang a exprimé son mécontentement dans une lettre aux organisateurs, soulignant «que le forum sera tenu pour responsable des conséquences provoquées par cette mesure inamicale».

Record de grands patrons

Les organisations internationales et intergouvernementales ne failliront pas à la tradition. Davos retrouvera notamment le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde.

Forte de plus de 1500 invités, la communauté des affaires sera plus nombreuse que jamais, a relevé Klaus Schwab. Le directeur général de Credit Suisse, Tidjane Thiam coprésidera l'édition 2016. Pour illustrer le motto du forum, les patrons d'Alibaba, Microsoft et eBay donneront le change à Sheryl Sandberg, directrice des opérations de Facebook.

Les plus puissants de la planète ne seront pas les seuls à briller par leur absence cette année. En 2015, le «Public Eye on Davos», créé par la Déclaration de Berne et Greenpeace, avait décerné pour la dernière fois son prix de la honte destiné aux entreprises jugées les plus irresponsables. (ats/nxp)

Créé: 17.01.2016, 10h45

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