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Pauvreté

Quand il faut nourrir cinq personnes avec un revenu de 4000 francs par mois

Par Caroline Zuercher. Mis à jour le 27.01.2012 31 Commentaires

Deux jeunes ados disent les espoirs et les incertitudes d’un quotidien marqué par les fins de mois difficiles

Magali, 13 ans, ne veut pas être reconnue. Pour «éviter que les copains nous rabaissent».

Magali, 13 ans, ne veut pas être reconnue. Pour «éviter que les copains nous rabaissent».
Image: Gérald Bosshard

«La situation des enfants pauvres reste taboue»


Hier à Berne, Caritas Suisse a consacré un symposium aux enfants pauvres. Regula Heggli, responsable du secteur politique sociale, répond à nos questions.

La situation des enfants pauvres est souvent évoquée, mais rien ne bouge…

C’est vrai, on en parle souvent. Mais la question reste taboue et beaucoup de gens n’ont pas conscience que ce phénomène n’est pas marginal: on estime que dans chaque classe deux ou trois enfants sont concernés.

Que faut-il faire?

Il faut une politique de la famille plus volontariste. Par exemple, les parents doivent pouvoir placer leurs enfants à la crèche, même en dehors des heures «standard», car ils travaillent souvent la nuit ou tard le soir. C’est important pour qu’ils puissent travailler davantage, mais aussi pour que les enfants puissent développer de nouvelles compétences. Il faut aussi un bon système de prestations complémentaires, ce qui n’est pas le cas dans tous les cantons. Et puis des associations doivent soutenir ces familles et les conseiller.

La formation, c’est le plus important?

Evidemment, mais on oublie qu’elle commence très tôt. Les premières années sont essentielles pour le développement d’un enfant. Faire des activités avec un tout-petit, c’est important. Par la suite, il faut soutenir les jeunes en formation professionnelle, car, sans papier, ils risquent de connaître le même sort que leurs parents.

Et les enfants, comment vivent-ils cette situation?

Ils peuvent avoir honte, vouloir être comme les autres. On résume trop souvent le problème à la question matérielle, ce qui est une erreur. Par exemple, si un enfant veut un portable, c’est aussi parce que, pour lui, il est important de pouvoir appeler ses amis, d’avoir des contacts avec l’extérieur. Certaines difficultés sont très concrètes. Ainsi, ces familles vivent souvent dans des quartiers où la circulation est dense. Les enfants jouent peu dehors et bougent moins que les autres. Du coup, ils ont plus de problèmes de santé. Et comme leurs parents ne peuvent pas leur payer des activités extrascolaires, ils ont moins d’amis et souffrent d’exclusion sociale. Or ces activités sont importantes pour apprendre à vivre ensemble. Le fait qu’ils ne les exercent pas risque de les priver de compétences utiles pour toute leur vie.

«Vous êtes sûrs, on ne nous reconnaîtra pas?» Victoria*, 11 ans, est une jolie fille espiègle. Elle aime chambrer sa sœur Magali*, 13 ans, elle joue de la flûte, fait des bonnes notes à l’école et rêve de devenir vétérinaire. Comme beaucoup d’enfants. Mais il y a un secret qu’elle cache à ses camarades de classe: «On manque de fric. Je n’en suis pas ultrafière. C’est dégradant», résume-t-elle avant de s’éloigner dans un coin du salon.

L’appartement familial, dans la région lémanique, compte quatre pièces. Aux murs, de nombreux dessins. Sur la table, un dictionnaire et un Scrabble. Magali est en train de jouer avec ses parents. La troisième sœur est de sortie. «J’essaie d’éviter de parler de notre situation avec mes copains car ils risquent de nous rabaisser, explique Magali, en posant quatre lettres. J’aimerais que nous soyons normaux.» Et puis faire de l’équitation, comme l’une de ses amies, ou s’offrir le dernier portable. Mais ce n’est pas possible et, admet-elle, elle est «un peu jalouse».

«Nous sommes entre deux catégories: les pauvres et les autonomes, résume l’écolière. Les pauvres, ils n’ont pas de toit, et les autonomes, ils s’en sortent sans subventions.» Sa famille reçoit des subsides à l’assurance-maladie, mais ne bénéficie d’aucun autre soutien. Budget: 4000 à 5000 francs par mois, suivant le nombre d’heures effectuées par la maman. Celle-ci est aide-infirmière et son mari, qui souffre d’arthrose, est à l’assurance-invalidité.

Des pâtes et du riz

«Des fois, je râle un peu, poursuit la jeune adolescente. Pour avoir des choses qui ne me paraissent pas si chères.» Du salon, sa sœur intervient en rigolant: «Des fois? Souvent même!» Les factures payées (le loyer est de 1600 francs), la famille mange surtout des pommes de terre, des pâtes et du riz. Les légumes, elle les achète quand il y a des actions et les congèle. Et puis il faut rester à l’affût des bons plans. «Souvent, quand il y a peu à manger, maman se prive pour nous… Elle ne devrait pas», regrette Magali. «Vous êtes en pleine croissance, vous en avez besoin, répond l’aide-infirmière. C’est mon rôle de vous donner le meilleur!»

Parfois, des proches avancent des sous. «Il m’est aussi arrivé de prêter une partie de mon argent de poche, ajoute Magali. La situation est dure, on ne sait jamais à quoi s’attendre… si on va tenir longtemps ainsi.» Une dépense extraordinaire risque de déstabiliser le budget. Comme quand il a fallu remplacer la voiture, dont la maman a besoin pour aller travailler, ou lorsque des lunettes doivent être changées.

Pour les parents, l’objectif est clair: leurs filles doivent se former, obtenir «au moins un papier» et parler des langues. Magali se verrait bien journaliste, employée de commerce spécialisée dans l’hôtellerie ou infirmière. Mais «pour avoir un chemin vers l’avenir», comme elle dit, elle doit travailler. Avec le même sérieux, elle expose ses opinions, dans lesquelles on sent poindre la révolte: «Les politiciens font des promesses, mais ce sont des paroles en l’air et rien ne se réalise. Certaines personnes ont beaucoup de privilèges, cela doit changer! Il faut instaurer un salaire minimum.»

La formation, mais pas seulement. Si le père n’aime pas quitter la région, sa femme et ses filles apprécient les découvertes. «Je trouve que les voyages permettent d’apprendre beaucoup, résume la première. Plus jeune, mon rêve était de faire le tour du monde…» Dans l’ombre, mais attentive, Victoria commente: «C’est celui de beaucoup de gens!» De tour du monde, il n’y en aura pas. Mais, grâce à de nombreux efforts et à des actions, la maman et ses deux cadettes sont parties une semaine en Egypte. Avec un budget ne dépassant pas 2000 francs, il a fallu bricoler. Peu importe! A l’évocation des momies, des pyramides, du Nil et de la mer Rouge, les yeux se mettent à briller. «Et quand j’ai vu les pauvres là-bas, je me suis sentie riche, glisse Magali. Ça fait du bien. »

* Prénoms d’emprunt (24 heures)

Créé: 27.01.2012, 23h41

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31 Commentaires

Max maxaloo

28.01.2012, 18:09 Heures
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Je gagne très bien ma vie et suis marié sans enfants, je paie 3400.- d'impôts par mois X 9 mois, faites le calcul, pour pratiquement 50 % des gens des actifs qui ne paient pas un clou d'impôts .................. Répondre


Maman Solo

29.01.2012, 09:43 Heures
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@ Sidone : Si vous lisez l'article. La maman a besoin d'une voiture pour travailler est-ce une richesse pour vous si elle n'a pas d'autres solutions de transport pour garder son travail ? Quand à votre dernière ligne c'est juste un total irrespect envers une catégorie de la population qui par le travail de leur enfant paieront peut-être VOTRE AVS. N'oubliez pas que notre avenir c'est nos enfant


Sidonie Suisse

28.01.2012, 23:23 Heures
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Cette famille n'est pas pauvre voyage, voiture, enfants voulant le dernier portable qu'elle belle exemple quel bel exemole ces familles deviennent
des assistés permanants avec nos impôts car des ta de gens ont des fin de mois difficiles et ne pleurnichent pas


Maman solo

28.01.2012, 20:13 Heures
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Tant mieux pour vous cela veut dire que vous avez un bon travail et un bon salaire. J'en demanderai pas tant.


C. Forget

28.01.2012, 19:39 Heures
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Et alors ?
Ceux à plaindre sont ceux qui ne paient pas d'impôts car trop pauvres.


Pierre Rochat

28.01.2012, 13:48 Heures
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Les commentaires publiés dans le cadre de cet article sont d'un niveau affligeants. Entre aprioris et hypothèses, jalousie et xénophobie on se trompe une fois encore quant aux personnes que l'on juge.Voilà bien la Suisse de 2012 : plutôt que de s'en prendre aux vraies causes de cette "pauvreté", on préfère condamner ceux qui essayent de s'en sortir mais osent dire que c'est dur. Honte aux Suisses. Répondre


alf333 Tee time

28.01.2012, 13:26 Heures
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le fait de perdre un travail,sans notre volonté,nous amène a fréquanter les ORP et caisse de chômage,eh bien détrompez vous si vous etes liscencié pour une raison x ou y vous avez déjà droit presqu d'office à une suspenssion de vos indémnité qui va jusqu a 120 jours (6 mois),On vous envoit donc au social RI,mais voilà,comme moi il ne m'ont pas ouvert la porte motif ma femme gagne juste trop! Répondre


Pierre gillieron

28.01.2012, 12:32 Heures
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CHOMAGE+PAUVRETE=VOLEURS C'EST COMME DEUX+DEUX=4 Répondre


Jacques Hofstetzler

28.01.2012, 10:38 Heures
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De deux choses l'une: est-ce que cette famille est pauvre mais quand même riche???... Ou riche qui est devenue pauvre??.... Car un vrai pauvre n'a pas de voiture premièrement !...Et il ne va pas se promener en Egipte deuxièmement !... Il y a troisièmement et quatro mais je m'arrête... Et il y a de l'aide en Suisse mais oui !!... Répondre


Ycor 119

28.01.2012, 10:25 Heures
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Dans notre belle Suisse si riche, 4'000.- par mois pour uen famille, c'est grandement insuffisant. Ce n'est pas parce qu'il y a plus de 50 ans on vivait chichement que ce doit toujours être le cas aujourd'hui le bien-être général a évolué, cependant que les différences entre les plus pauvres et les plus riches se creusent.
4'000.-/mois avec une rente AI et un salaire, y'a un truc qui cloche !?
Répondre


Mir Na

28.01.2012, 11:01 Heures
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Avec trois enfants ? Non, je ne pense pas qu'il y ait un truc qui cloche, comme vous dites ! Et sachez qu'une rente AI se limite souvent à une somme inférieure à 1000/mois depuis les révisions, il ne s'agit plus d'un 70 ou 80% de salaire...
Ce phénomène n’est pas marginal du tout mais les gens n'osent pas en parler, malheureusement. En Suisse, manger sainement et à sa faim est devenu un luxe !


Charles Bernard

28.01.2012, 10:05 Heures
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Nous étions 7 et n'avions guère de moyens mais nous n'avons jamais eu de jalousie à l'égard des autres. Nous passions la moitié de notre temps libre à travailler pour aider nos parent. Presque tous ont depuis atteint des sphères élevées sans avoir pu se payer d'études spécifiques. Nous avons la culture du droit, du devoir, de la dignité et du respect des autres sans être nécessairement de gauche. Répondre


B. Bidou

28.01.2012, 14:24 Heures
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Heureusement aujourd'hui on n'envoie plus les enfants travailler pour leurs parents! Vous qui avez vécu ça, comment pouvez-vous souhaiter la même chose pour les enfants d'aujourd'hui? Moi je n'ai jamais travaillé enfant, et je suis une personne respectueuse et travailleuse...je ne vois pas le rapport!


Savage Henry

28.01.2012, 14:14 Heures
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Bravo! Mais n'oubliez pas que les époques changent. Aujourd'hui l'ascenseur social, par lequel il était possible il y a encore 30 ans de s'en sortir sans diplôme, est aujourd'hui en panne. On ne prête qu'au riche, aujourd'hui.


r. vannex

28.01.2012, 09:30 Heures
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Très rares sont les suisses qui iraient raconter leur pauvreté à un journal en espérant recevoir des dons. Ici les gens ont une retenue, une dignité, ils vivent chichement mais ne vont pas se plaindre sur la place publique, ils iront voir les services sociaux peut-être mais même pas sûr. Répondre


w. Desfoix

28.01.2012, 09:26 Heures
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on reproche aux suisses d'être des gens trop raisonnables. Mais ici personne n'aurait 4 enfants en gagnant une misère. Il faut aussi réfléchir un peu. Déjà un enfant coûte cher. S'ils vont en Egypte c'est qu'ils viennent de ce pays et la plupart des grandes familles sont étrangères car ici même avec 3 enfants les parents passent pour des cas et on le leur fait remarquer! Répondre


m'énerve ces comms

28.01.2012, 13:58 Heures
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Pourquoi faut il être égyptien pour y aller en vacances ???? c'est juste n'importe quoi votre commentaire !!!!! Moi je suis suisse et j'en reviens d'Egypte !!!!


Isabelle Freymond

28.01.2012, 13:05 Heures
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Peut être qu les enfants sont nés avant que le père doivent arrêter de travailler à cause de son problème... Pouvez-vous affirmer que vous ni votre femme n'auront d'accident durant les reste de votre vie?`êtes-vous certains que cela ne vous arrivera pas? Dans le doute, devons-nous tous nous abstenir de faire de enfant pour ne plus voir ce genre de commentaire simpliste?


Janette Clair

28.01.2012, 09:22 Heures
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Quand j'étais ado, pendant les vacances, mes parents m'envoyaient travailler dans une autre ferme, pour me faire quelques sous et "apprendre la vie". Le reste du temps, je travaillais dans la leur. Dans les années 70, nourris et logés, ils avaient CHF 50.-/mois. Je ne souhaite mon enfance à aucun enfant... Mais je trouve dommage que les reportages médias ne soient orientés que sur le "polémique".. Répondre


J. D.

28.01.2012, 09:22 Heures
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c'est la vie de beaucoup de gens. La mère peut travailler puisque le père est à la maison, les primes caisses maladie sont payées par l'état, ils ne paient pas d'impôts. C'est certain que c'est peu pour vivre mais je veux dire : il y en a beaucoup qui vivent ainsi. Si à chaque fois ils veulent passer dans le 24 Heures pour que les gens leur envoient de l'argent, le journal aura des candidats. Répondre


Ted Demore

28.01.2012, 12:28 Heures
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Il y a aussi ceux qui gagnent juste un peu trop, qui doivent de ce fait payer des impôts, leur assurance maladie et qui au final se retrouvent avec moins d'argent que cette famille pour boucler les fins de mois...
C'est l'effet pervers des effets de seuil.


Sébastien Deriaz

28.01.2012, 09:16 Heures
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Peut-on vraiment parler de pauvreté, sans préciser qu'il s'agit là d'un terme relatif? Leurs besoins pour assurer la survie biologique semblent être assurés. Mais la vie ne se résume certainement pas à respirer, boire, manger, dormir. D'autres besoins correspondent à la norme: être au courant de l'actualité, se divertir, se déplacer (en voiture!), avoir un smartphone... Répondre


Ch. T.

28.01.2012, 09:34 Heures
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alors là M. Deriaz, vous devez constater autour de vous comme je le fais moi-même que bien des gens gagnant très normalement leur vie, ne lisent rien, pas d'abonnement rien. Cela ne les intéresse pas ! Hélas la culture n'intéresse que peu les gens. La bibliothèque municipale ? Ils ne savent souvent même pas où ell est et ils n'ont pas d'abonnement. Les gens deviennent incultes c'est vrai.


Framboise Quirit

28.01.2012, 09:14 Heures
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Ce qui me sidère, c'est qu'il y a un article sur une famille devant se serrer la ceinture et en-dessous, un autre article sur des villas à quarante millions! Et je ne savais pas qu'on pouvait être à l'AI en ayant de l'arthrose... Répondre


Peutêtre Fou

28.01.2012, 14:17 Heures
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Je suppose qu'il faut savoir à quel degré d'arthrose est le père de cette famille avant de soupçonner qqch...


césar gavin

28.01.2012, 09:38 Heures
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Grace au forfait le prorio de la villa 40 milloins paye pas plus d'impôts que cette famille ,ca s'appelle l'égalité selon Broulis


Milian Woods

28.01.2012, 08:53 Heures
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Etant gamin, je faisais le coursier le dimanche matin pour une boulangerie. Cela me permettait de faire un peu d'argent de poche. J'ai maintenant 62 ans et me rend compte que les gens sont devenus des assistés. A l'époque, mes parents travaillaient 60 heures par semaine et nous n'avions ni voiture, ni télé et ni vacances. Répondre


Framboise Quirit

28.01.2012, 09:07 Heures
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Entièrement d'accord avec vous. Mon père était tailleur à domicile, il n'avait pas de vacances payées, je l'aidais à coudre pour avoir 3 sous. Et nous avions juste la radio. Les promenades se faisaient à pied pour économiser. Et maintenant, tout le monde veut tout comme les autres et si ça ne va pas, ils demandent de l'aide, Pauvre monde...


Maman Solo

28.01.2012, 08:49 Heures
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Courage vous n'êtes pas les seuls malheureusement dans cette situation. Je vis une situation identique avec 4 enfants et en étant seule et encore moins de revenu. Penser à la Reka sociale qui offre une semaine de vacances en Suisse pour 100.-- j'ai pu en profiter en été 2011 et partir en vacances pour la 1ère fois de ma vie. Répondre


Alex Lehmann

28.01.2012, 02:39 Heures
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Je vais passer pour un monstre mais j'ai pas de voiture je bouffe des pattes tout les 2 jours et encore moins les moyens de partir une semaine en Egypte... Ces gens sont certainement limité financièrement,mais même s'il faut économiser si on est VRAIMENT limité,on part pas en Egypte... Répondre


C. Forget

28.01.2012, 01:54 Heures
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Ceux à l'AVS, à l'AI, fin de droit de chômage vivent aussi avec le minimum vital.
Il y a beaucoup trop de pauvres en Suisse alors que certains ne savent plus quoi faire avec leurs millions.
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