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Gouvernement

Seule contre tous, l’UDC reste au Conseil fédéral

Par Xavier Alonso, Berg. Mis à jour le 28.01.2012 2 Commentaires

Les délégués de l’UDC (Union démocratique du centre) ont massivement décidé de rester au gouvernement. La mission du parti: sauver la Suisse et défendre la souveraineté contre vents et marées.

Le ministre de la défense UDC Ueli Maurer n’aura pas à présenter sa démission comme il s’y était engagé si sa base le décidait.

Le ministre de la défense UDC Ueli Maurer n’aura pas à présenter sa démission comme il s’y était engagé si sa base le décidait.
Image: Keystone

Ueli Maurer n’a pas tremblé. Par 442 voix contre 25 et 7 abstentions, l’assemblée des délégués de l’UDC a décidé aujourd’hui à Berg, canton de Thurgovie, que le premier parti de Suisse devait rester au Conseil fédéral. Le ministre de la défense UDC Ueli Maurer n’aura donc pas à présenter sa démission comme il s’y était engagé si sa base le décidait.

Le suspens ne fut pas intense. En ouverture de débat, le nouveau chef de groupe UDC aux chambres fédérales Adrian Amstutz avait déjà motivé la position. Le Bernois a rappelé que les élus UDC à Berne s’étaient prononcés à l’unanimité moins une voix pour le statu quo. Il a ensuite listé les avantages et les désavantages d’une participation ou d’un retrait du gouvernement. «Rester au gouvernement est donc aussi une proposition de faire de la résistance si nécessaire!», a-t-il conclu.

Quelque vingt délégués ont ensuite pris la parole. Et la plupart ont exprimé la nécessité de maintenir la présence de l’UDC au gouvernement fédéral comme d’ailleurs le besoin de renforcer l’UDC à tous les échelons de la politique suisse: cantonale et communale. Seul le Valaison Jean-Luc Addor s’est réellement différencié et a présenté une argumentation d’opposition.

Conserver chaque parcelle de pouvoir

«Au lieu d’avoir peur, nous devons oser. En sortant du Conseil fédéral, nous perdrons des informations, parait-il. Mais en restant nous perdons notre liberté de parole. Nous sommes de toute façon minorisés et nous devons assumer la politique des autres. Celle d’un Conseil fédéral clairement de centre-gauche», a fait claquer Jean-Luc Addor. Trois autres militants ont suivi le Valaisan dans cette voie oppositionnelle. La majorité des intervenants ont surtout répété le besoin du renforcement de la politique de l’UDC pour la sauvegarde de la souveraineté suisse. Hors de question pour eux de renoncer à une quelconque parcelle de pouvoir à l’heure où le pays, selon eux, s'enfonce dans le chaos et le mensonge. Coupables désignés: les autres partis et la presse.

Au final, le vote a été clair (442 à 25), illustration des discours enflammés. L’UDC ne se voit pas comme un parti d’opposition, mais comme le garant des institutions de la Suisse qu’il défendra seul contre tous. Comme il a l’habitude de le faire depuis plus de vingt ans. Tel était le sens du discours d’ouverture prononcé par le bouillonnant président Toni Brunner. (Newsnet)

Créé: 28.01.2012, 14h01

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2 Commentaires

Léon Dugrain

28.01.2012, 16:27 Heures
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Ce paysous fait pas grand chose pour 40 000 balles par moi!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Répondre


Sans connexion

28.01.2012, 15:23 Heures
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Merci de rester pour défendre des valeurs sûres. Répondre



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