L’armée suisse fait même vendre des soutiens-gorge!

Qualité suisseGalerie photoThomas Minder veut protéger davantage les marques en rapport avec l’armée suisse. Il demande à la Confédération de reprendre en mains ses appellations et de contrôler leur utilisation.

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«Sous des appellations qui font toutes allusions à l’armée suisse, on trouve et vend des produits de tout ordre. Même des soutiens-gorge, des calendriers coquins… » Le conseiller aux Etats indépendant Thomas Minder veut donc y mettre de l’ordre.

Une motion de la commission de sécurité des Etats, motivée par ses soins, a ainsi été adoptée tacitement ce matin. «C’est bien la preuve qu’il faut faire quelque chose. Tout le monde, commission, plénum et Conseil fédéral l’acceptent», souligne l’entrepreneur schaffhousois.

Et Thomas Minder d’expliquer que la gestion adéquate des marques «Swiss Army», «Swiss Military» et «Swiss Air Force» qu’il faudrait enregistrer auprès de l’Institut fédéral de la propriété intellectuelle (IPI), pourrait rapporter des millions à la Confédération.

Le conseiller aux Etats indépendant aimerait aussi que la Confédération contrôle davantage l’utilisation qui est faite des marques qui se rapportent au label «Swiss made» et «armée suisse». «Elles jouent de l’image Swissness comme garant d’une qualité», explique Thomas Minder.

Toujours la qualité suisse

En effet, de nombreux sites de ventes en ligne et une célèbre chaîne de magasins vend quantité d’objets, souvent en rapport avec les activités de plein air, en jouant sur ce label. Le fait est que, pour l’instant, il n’y a rien d’illégal puisque ces commerçants travaillent dans une zone grise juridique. Thomas Minder veut y remédier et a listé près de 40 marques «militaires» au Registre du commerce.

«Beaucoup de ces produits ne sont pas conçus en Suisse. Et certaines entreprises, comme celles qui font des montres de mauvaise qualité, pénalisent l’entreprise suisse qui elle fabrique la montre armée suisse avec un accord», analyse Thomas Minder qui aimerait qu’un «product manager» soit nommé à Armasuisse (la centrale d'achat et de gestion du matériel militaire suisse).

Le couteau suisse, ça paye

En l’état, seul Victorinox pour les célèbres couteaux suisses (rachetés à Wenger) a conclu un contrat de licence en 2009 qui rapporte de l’argent à la Confédération. Plusieurs millions d’ailleurs, selon nos sources. ArmaSuisse ne confirme pas et évoque la confidentialité commerciale.

Quoi qu'il en rapporte... Thomas Minder aimerait que ce modèle soit appliqué à tous les autres produits. Mais avant, il aimerait surtout savoir quelle entreprise a le droit de faire quoi avec ces appellations relatives à l’armée suisse.

Du côté de l'Armée suisse, on prend les choses du bon côté: «Le partenariat de longue date entre Armasuisse - Victorinox illustre le fait que l’armée suisse et l'industrie suisse sont sans aucun doute dans une situation gagnant-gagnant. Armasuisse ne peut que se réjouir du fait que le Conseil fédéral ait accepté la motion qui a pour objectif d’améliorer la protection des marques et de réprimer le piratage», font savoir les services de communication d’Armasuisse. (Newsnet)

(Créé: 06.12.2012, 13h07)

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