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Réforme de la prévoyance

AVS et 2e pilier ne financent plus une «belle retraite»

Par Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 27.11.2012 33 Commentaires

Cotiser toute sa vie au 1er et au 2e pilier n'assure pas forcément une assise financière solide à la retraite. Au moment où il est question de raccourcir les rentes LPP de 15%, mieux vaut songer au financement de ses vieux jours.

Deux retraitées profitent des beaux jours et de la mer dans la riche station balnéaire de Biarritz, en France. (Image d'illustration)

Deux retraitées profitent des beaux jours et de la mer dans la riche station balnéaire de Biarritz, en France. (Image d'illustration)
Image: AFP

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A peine Alain Berset vient-il de présenter sa réforme de la prévoyance vieillesse que déjà ses camarades de parti menacent de lui opposer un référendum. Il est vrai que le plan du ministre de l'Intérieur prévoit une diminution de 15% des rentes, par abaissement du taux de conversion du 2e pilier de 6,9% à 5,8%.

Ce mécanisme, qui permet d'étendre un même montant sur un nombre accru d'années de retraite, a été refusé en 2010 en votation populaire. Pour éviter un nouvel échec, le Département fédéral de l'intérieur (DFI) d'Alain Berset propose des mesures de compensation et de transition.

Les personnes de moins de 50 ans devraient ainsi pouvoir compenser l'impact du taux de conversion par un allongement de la période de cotisation. Pour les bas revenus et les plus de 50 ans, qui n'auraient plus le temps de compenser le recul de leur rente par des cotisations supplémentaires, des mesures transitoires devraient effacer ou limiter la réduction des rentes.

Comme précisé depuis par le Tages-Anzeiger, ce soutien ne sera toutefois donné qu'à ceux dont le revenu brut annuel ne dépasse pas 83'520 francs, respectivement 84'240 francs à compter de 2013. Ce montant correspond au salaire maximal assuré dans la prévoyance professionnelle obligatoire.

«L'AVS et le 2e pilier ne suffisent pas»

«Généralement, les entreprises proposent, au moins à leurs cadres, une couverture sur-obligatoire pour la part du salaire qui excède 83'520 francs», relève Roland Bron, directeur de VZ VermögensZentrum, à Lausanne. Les employeurs et caisses de pension sont toutefois libres de le faire et d'en déterminer les conditions.

Une personne ayant un salaire supérieur à la moyenne peut ainsi ne disposer, une fois à la retraite, que de 50% de ses revenus antécédents, avec ce qu'elle perçoit de l'AVS et du 2e pilier, confirme Florian Schubiger, de Vermögenspartner, à Winterthour. D'où l'importance de la prévoyance personnelle constituée par le 3e pilier et par l'épargne.

Aujourd'hui, force est en tout cas de constater que «dans la plupart des cas, l'AVS et le 2e pilier ne suffisent pas à maintenir les standards de vie habituels ou ambitionnés», ajoute l'expert zurichois dans le Tages-Anzeiger. «L'erreur la plus fréquente que font les gens est de planifier leur épargne-retraite sur la base d'un niveau de dépenses nettement inférieur», ajoute l'expert zurichois.

Or celles-ci ne reculent pas autant que prévu. Au niveau fiscal par exemple, le revenu imposé baisse, mais les possibilités de déduction sont aussi réduites, note Florian Schubiger. De plus, les retraits en capitaux peuvent être imposés jusqu'à 20%,

A 60 ans, il est trop tard

Pour une personne seule, la seule rente AVS est de 2320 francs par mois au maximum. Ce montant passera l'an prochain à 2340 francs par mois, soit 28'080 francs l'ensemble de l'année 2013. Les couples mariés ne toucheront en outre qu'une rente et demie, soit 42'120 francs au maximum à partir de 2013.

L'essentiel de la retraite est donc financé par le 2e pilier. Les montants assurés varient selon les entreprises et secteurs d'activité. Pour éviter les désillusions, il est préférable de se faire établir, par sa caisse de compensation, un décompte de sa future rente AVS et d'y ajouter le montant de la rente LPP mentionné dans le décompte annuel du 2e pilier, note Florian Schubiger.

A partir de là, il est possible de dresser un plan des besoins d'épargne supplémentaires, sous la forme d'un 3e pilier ou de rachat de parts de 2e pilier. Deux instruments qui permettent de déduire les montants versés du revenu imposable.

De fait, «un bon plan de retraite doit commencer à 50 ans», et doit tenir compte des changements qui peuvent intervenir dans les assurances sociales et dans le niveau d'inflation, ajoute l'expert. Qui ne s'en préoccupe qu'à 60 ou 62 ans «n'a souvent plus guère de marge de manoeuvre». (Newsnet)

Créé: 27.11.2012, 07h05

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33 Commentaires

Claude Charbon

27.11.2012, 08:24 Heures
Signaler un abus 80 Recommandation 13

Et vous,(le peuple)vous avez encore confiance dans vos dirigeants, vos rentes fondent comme neige au soleil et dans moins de 20 ans il ne vous restera même plus les yeux pour pleurer.Alors en cas de votation continuer à vous faire tondre en acceptant de payer pour se que vous ne touchez jamais,le deuxième piliers est la plus grande escroquerie avec l'assurance maladie. obligatoire. Répondre


Michel Fehr

27.11.2012, 09:50 Heures
Signaler un abus 57 Recommandation 2

Et combien ces caisses ont-elles perdus dans "les affaires" celles qui agitent encore nos Chers Banquiers ? Là, le grand mystère plane, recouvrant de son ombre protectrice et secrète les agissements de certains responsables (?) qui auraient normalement des comptes à rendre dans n'importe quelle entreprise! Répondre



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