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Votations cantonales

Les chauffages électriques ont encore de beaux jours à Fribourg

Mis à jour le 25.11.2012 6 Commentaires

Les citoyens fribourgeois ont rejeté dimanche de justesse la nouvelle loi cantonale sur l'énergie, attaquée par référendum sur un seul aspect: l'obligation de remplacer les chauffages électriques existants d'ici 2025.

Image: PHOTO D'ILLUSTRATION/Keystone

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Les Fribourgeois sont d'accord de continuer à tolérer les chauffages électriques. Ils ont coulé dimanche de justesse la nouvelle loi cantonale sur l'énergie, attaquée par référendum sur un seul aspect: l'obligation de remplacer les chauffages électriques existants d'ici 2025.

A l'issue du scrutin le directeur cantonal de l'économie Beat Vonlanthen s'est montré déçu, mais «il faut aller de l'avant». Le Conseil d'Etat a pris acte de la décision populaire et l'intégrera dans ses réflexions en vue de proposer rapidement au Grand Conseil un nouveau projet de révision de la loi sur l'énergie.

Selon lui, cette loi est «cruciale» pour permettre au canton de faire face à la transition énergétique en vue. Les référendaires se montrent de leur côté prêts à collaborer pour trouver une solution.

Selon le président du comité référendaire Jean-Daniel Savoy, les chauffages électriques peuvent être gourmands s'ils sont mal réglés ou si les logements sont mal isolés: il n'y a donc pas de raison de les interdire. A son avis, d'autres solutions sont possibles.

Classe politique unanime

Adoptée à l'unanimité par le Grand Conseil en février dernier, la nouvelle loi était largement consensuelle. Seule la question des chauffages électriques a échauffé les esprits.

Cette mesure n'aurait touché que moins de 11'000 unités d'habitation, soit environ 6000 bâtiments ou près de 10% du parc immobilier. Mais des propriétaires concernés se sont montrés très actifs et convaincants contre le projet, qui plus est présents dans les médias.

Lors de la récolte des signatures, ils ont été eux-mêmes étonnés par leur succès. Partis au combat sans soutien particulier, ils ont récolté en moins de deux mois 12'356 signatures, soit plus du double requis.

A 50,75%, le peuple s'est montré solidaire de leurs préoccupations. Les citoyens ont désavoué leurs autorités par 27'332 voix contre 26'524. L'objet les a cependant peu passionnés: la participation s'est élevée à 29,06%.

«Incohérence écologique»

Les référendaires considèrent que l'interdiction des chauffages électriques aurait été un grand gaspillage. Selon eux, il s'agit d'une mesure disproportionnée, hâtive et arbitraire: il est «aberrant» de démonter des installations existantes.

De plus, ils ne trouvaient pas cohérent d'inciter les citoyens à remplacer leurs voitures à essence par des voitures électriques, et en même temps, d'exiger le démontage des chauffages électriques.

Pour les autorités fribourgeoises, l'interdiction des chauffages et des chauffe-eau électriques était une des mesures importantes de la nouvelle loi. Selon elles, le faible rendement global de ce système induit un gaspillage massif d'électricité.

Période de répit

Les propriétaires de chauffages électriques ont obtenu dimanche un répit. Il risque de ne pas être bien long. La Conférence des directeurs cantonaux de l'énergie est favorable à la mise au rebut des chauffages électriques: ses directives préconisent leur interdiction dès 2015, avec l'obligation d'assainir dans un délai de 10 ans.

Du côté de la Confédération, même si l'assainissement des bâtiments ne relève plus de sa compétence, l'objectif est similaire. En septembre dernier, le Conseil national s'est prononcé pour l'interdiction des chauffages électriques d'ici à 2025.

Un petit nombre de cantons ont déjà opté pour la suppression des chauffages électriques. Berne, Genève et Neuchâtel ont déjà fait le pas, d'autres en sont sur le point.

La nouvelle loi visait à concrétiser la stratégie énergétique du canton d'une société à 4000 Watts d'ici 2030. Elle prévoyait de nombreuses mesures comme, par exemple, l'efficience de l'éclairage public ou l'introduction du certificat énergétique des bâtiments.

Des dérogations envisagées

Les autorités envisageaient aussi un certain nombre de dérogations qui aurait fait de la loi fribourgeoise un dispositif souple. De l'avis du directeur cantonal de l'économie Beat Vonlanthen, les propriétaires courent le risque de se retrouver avec une réglementation fédérale moins compréhensive.

Dans sa brochure d'information en vue de la votation, l'exécutif cantonal annonçait des dérogations «si le remplacement des installations n'est techniquement pas réalisable, économiquement insupportable, ou si des mesures de compensation ont été prises».

(ats/Newsnet)

Créé: 25.11.2012, 17h42

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6 Commentaires

florian glappey

25.11.2012, 18:06 Heures
Signaler un abus 21 Recommandation 5

c'est une abération écologique ! on les remplaces par quoi ? du gaz qui polue en brulant ?ridicule ! Répondre


Damian Meier

27.11.2012, 13:55 Heures
Signaler un abus

Ce qui m'étonne c'est le fait que le canton de Fribourg veuille supprimer les chauffages électriques mais que parrallèlement il ne propose aucune alternative viable pour les bâtiments situés dans les zones historiques... Je connais une famille dans ce cas de figure et qui n'a aucune autre solution que l'électricité. Et quant à la souplesse de la loi, j'émets de sérieux doutes! Répondre



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