Aide au développement
Didier Burkhalter tient un discours iconoclaste aux coopérants
Par Arthur Grosjean. Mis à jour le 17.08.2012
Articles en relation
- Didier Burkhalter parle d'Europe et de Syrie à Chypre
- Berne soutient Beyrouth dans l'accueil des réfugiés syriens
- Le département maudit aura-t-il la peau d'Alain Berset?
Articles en relation
- Didier Burkhalter parle d'Europe et de Syrie à Chypre
- Berne soutient Beyrouth dans l'accueil des réfugiés syriens
- Le département maudit aura-t-il la peau d'Alain Berset?
Partager & Commenter
Partager & Commenter
Partager & Commenter
Partager & Commenter
Mots-clés
Mots-clés
Mots-clés
Mots-clés
«Je me croirais presque à un concert de Bruce Springsteen». Le ministre des Affaires étrangères Didier Burkhalter, qui ouvrait ce vendredi après-midi la conférence annuelle de la Coopération suisse au développement, était manifestement impressionné par l'affluence. Près de 2000 personnes ont participé à l'événement dans la vaste halle de la BernExpo.
Pour Burkhalter, c'était un peu le baptème du feu. Le ministre s'exprimait pour la première fois devant les milieux de la coopération. L'occasion pour lui de tracer les grandes lignes de sa vision de l'aide au développement. Elle se résume à un mot: efficacité.
Qu'entend-t-il exactement par là? «L'aide au développement est efficace si elle améliore durablement la vie des gens et leur ouvre des perspectives d'avenir». Pour lui, le plus important, ce n'est pas combien d'argent on consacre à une cause mais les résultats qu'on obtient.
«Par exemple, quand nous construisons une école, le succès ne se mesure pas aux dépenses engagées pour le bâtiment, mais au recul du taux d’analphabétisme. Ce qui compte c’est une école qui fonctionne, pas la simple existence d’un bâtiment.»
«Avoir le courage de commettre des erreurs»
Autre message important et peu conventionnel dans la Berne fédérale: les coopérants suisses ne doivent pas avoir peur de se planter. Didier Burkhalter pardonne les erreurs au nom de la créativité. Voici sa déclaration peu orthodoxe: «Il n'y a pas de recette patentée pour lutter contre la pauvreté. Ce qui marche dans un pays ne fonctionnera pas forcément dans un autre. Les erreurs sont permises et nous devons avoir le courage de commettre des erreurs. Car c'est seulement ainsi que jaillit l'innovation».
Dans un milieu politique obsédé par le contrôle, Didier Burkhalter a aussi fait entendre une autre musique. Il approuve les évaluations à condition qu'elles ne cherchent pas simplement à débusquer des erreurs mais à contribuer à ce qu'elle ne se reproduisent pas. Il a par ailleurs estimé qu'il y avait parfois trop d'expertises a posteriori un peu fumeuses. Il pense qu'il faut savoir raison garder et investir plutôt dans l'aide concrète.
170 dollars par mois pour un réfugié syrien
Le ministre a encore parlé de l'aide aux réfugiés. Il a souligné que le 80% des réfugiés dans le monde étaient accueillis dans les pays en voie de développement. Il a cité l'aide suisse au Liban pour accueillir des réfugiés syriens dans les familles plutôt que dans un camp. «Ce programme est efficace à de multiples égards. Premièrement, l’aide fournie bénéficie directement aux familles d’accueil. Deuxièmement, l’intégration des réfugiés dans la population est mieux assurée qu’elle ne l’est lorsqu’ils vivent dans un camp de réfugiés. Troisièmement, avec un coût de 170 dollars par mois, ce mode de prise en charge est nettement moins onéreux.»
Le ministre s'est insurgé contre ceux qui prétendent que l'aide au développement ne sert à rien. Il note que moins de femmes décèdent suite à un accouchement, que la mortalité enfantine recule et que trois quart des enfants en Afrique et 90% en Asie vont à l'école.
11 milliards d'aide pour quatre ans
Pour les quatre prochaines année (2013-2016), la Suisse consacrera 11,35 milliards à l'aide publique au développement. Ce qui équivaut à environ 3% des dépenses de la Confédération. Didier Burkhalter rappelle que deux milliards d'êtres humains vivent avec moins de deux dollars par jour.
Et comme le souligne le Département des affaires étrangères: «Le fossé entre riches et pauvres ne cesse de s'agrandir. L'instabilité des marchés financiers, les changements climatiques, la raréfaction des ressources naturelles, la pénurie d'eau, les pandémies mais aussi les conflits armés et les phénomènes météorologiques extrêmes compromettent les perspectives de développement des pays pauvres.»
(Newsnet)
Créé: 17.08.2012, 16h28
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
ASSURANCES AUTO
Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.
ABONNEMENTS MOBILE
Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.





Veuilliez attendre s'il vous plaît 
























