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L'empreinte ADN pour requérants d'asile fait son chemin
Mis à jour le 19.08.2012 17 Commentaires
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Confronté à une hausse sans précédent des vols de tous genres commis par des immigrés d'Afrique du Nord, le chef de la police jurassienne réclame la récolte systématique des profils ADN des requérants d'asile. Du moins des hommes seuls et sans papiers, précise Olivier Guéniat.
«Cela nous aiderait énormément», déclare dans une interview au Matin Dimanche le chef de la police jurassienne mis en disponibilité par son homologue neuchâteloise. Il espère que cette idée fera partie du catalogue de mesures que la Conférence latine des chefs des départements cantonaux de justice et police devrait discuter sur la base d'un rapport que les commandants des polices concernées rédigent actuellement au sujet de la forte hausse des infractions au patrimoine.
Olivier Guéniat propose cette mesure parce que, «quand on arrête ce genre de délinquants, ils nient tout, même l'évidence. Ils se moquent de la police. Nous les confondons donc soit grâce aux empreintes digitales, soit grâce à l'ADN, dont nous avons de plus en plus de 'hits', mais malheureusement pas celui de tous les requérants», précise le médiatique chef de la police.
Explosion des délits
Le recours aux empreintes ADN permettrait des économies en temps et en argent, sachant que la charge induite par les délits contre le patrimoine a considérablement augmenté. Pour le petit canton du Jura, cela représente près de 700 affaires en 10 mois.
Olivier Guéniat n'hésite pas à parler «d'explosion» des vols à la tire, dans les appartements ainsi que dans les véhicules. «Ils sont incontestablement liés à la suractivité de certains requérants d'asile, notamment de Tunisie, mais aussi, plus marginalement, les Algériens et les Marocains».
Aucun espoir de rester
Et le chef de la police de préciser aussitôt qu'il ne s'agit pas d'une question de nationalité, mais de profil des requérants. Il ne s'agit pas de famille, comme dans les années 90 lors de l'immigration consécutive à la guerre des Balkans. «On a des hommes seuls, âgés entre 18 et 30 ans, qui n'ont aucune chance d'obtenir un statut en Suisse. Il est juste impossible de les sociabiliser».
Ils n'ont aucun espoir de rester, ajoute M. Guéniat. «Partant de là, on comprend bien qu'aucune règle ne peut s'appliquer. Et ils commettent des délits en série sans aucune retenue, tous les jours. Il suffit d'un petit groupe d'individus pour déstabiliser tout le système. De plus, le nouveau code de procédure pénale, avec ses jours-amende, les fait doucement rigoler. Ils sont complètement imperméables à ce type de mesures».
Impunité «juste insupportable»
Le chef de la police jurassienne cite les chiffres de son canton, à l'appui de ses déclarations: tous les requérants tunisiens présents actuellement dans le Jura ont été identifiés comme auteurs d'infractions.
«Le sentiment d'impunité qu'éprouvent ces gens devient juste insupportable, car ce sont presque toujours des multirécidivistes», s'exclame Olivier Guéniat. Selon lui, l'explosion des délits contre le patrimoine, parfois accompagnés de faits plus graves comme des lésions corporelles ou des viols, entraîne des coûts gigantesques et crée un sentiment d'insécurité et une xénophobie préoccupants.
L'idée plaît
Le directeur du département de police du canton de Berne, Hans-Jürg Käser, va soumettre à la conférence de ses homologues cantonaux l'introduction systématique des tests ADN pour les requérants d'asile. Selon la SonntagsZeitung, lui-même est d'accord avec cette mesure proposée par le chef de la police jurassienne Olivier Guéniat.
Le chef du département cantonal jurassien de la police, Charles Julliard, soutient également l'idée. La cheffe du département lucernois de la justice, Yvonne Schärli, ainsi que le commandant de la police saing-galloise, Bruno Zanga, soutiennent également le projet.
Selon les statistiques de huit cantons comptant près de la moitié de la population suisse, le nombre des délits commis par des requérants à augmenté de 77 % au premier semestre de l'année. (ats, sipa/Newsnet)
Créé: 19.08.2012, 11h02
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17 Commentaires
La proposition du cdt de la Police Jurassienne rencontre un large écho favorable auprès de ses collègues et des Chefs de Départements de Justice et police.Une augmentation de 77% des délits commis par des requérants en 2012, c'est pas admissible! Le canton de Vaud refuse de les renvoyer et cela a coûté 16millions aux contribuable en 2011, non remboursé par la Confédération.Quant cela va s'arrêter? Répondre
Il me semble normal de vouloir défendre le pays et ses habitants de toute sorte de dangers. Ce "genre" de requérants en sont une. Qu'il soit pour l'intégrité physique et morale des personnes qui en subissent les agressions et aussi pour le porte monnaie des contribuables. Sans compter qu'ils ternissent l'image d'autres étrangers qui n'ont pas besoin de ce genre de publicité... Répondre
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