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Suicide

A bout, il se défenestre en attendant Exit

Par Marion Moussadek. Mis à jour le 25.03.2012 17 Commentaires

Un homme de 84 ans, souffrant d'une maladie irréversible, avait demandé l'aide d'Exit pour mourir. Mais les démarches n'en finissant plus, il en a fini lui-même, selon une information du Matin dimanche.

A 84 ans, un patient de l'hôpital intercantonal de la Broye a brutalement mis fin à ses jours. Il a attendu en vain que la démarche administrative aboutisse avec l'assistance au suicide d'Exit.

A 84 ans, un patient de l'hôpital intercantonal de la Broye a brutalement mis fin à ses jours. Il a attendu en vain que la démarche administrative aboutisse avec l'assistance au suicide d'Exit.

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«C'est un drame qui laisse des traces. Des infirmières m'ont confié qu'elles y repensent à chaque fois qu'elles pénètrent dans cette chambre», dit l'infirmière-chef générale adjointe à l'Hôpital intercantonal de la Broye (HIB) au Matin dimanche. Le drame? Un vieux monsieur, 84 ans, qui «souffrait beaucoup, avait peur de l'amputation et de l'étouffement» qui le guettaient à cause de sa maladie pulmonaire irréversible, raconte son fils, Alexandre Destraz, 37 ans, à l'hebdomadaire romand. Dans la nuit du 14 au 15 mars dernier, il a fini par prendre lui-même les choses en mains et s'est défenestré depuis sa chambre d'hôpital. EXIT n'attendait qu'un dernier certificat pour intervenir.

La faute donc à un seul papier, un avis médical qui aurait attesté que René Destraz, 84 ans, était en pleine possession de ses moyens pour choisir l'assistance au suicide. «Et nous n'avons pas pu l'obtenir. J'ai eu l'impression qu'il y avait un blocage», enrage son fils qui avait eu «une très longue discussion avec [son] père, comme jamais, de l'ordre de la passion [....]. Il voulait mourir, ce désir grandissait chaque jour et j'ai l'impression que l'hôpital n'a pas tout fait pour accélérer les processus administratifs».

Décision trop prompte?

La perception du temps n'est sans doute pas la même quand on a une épée de Damoclès au-dessus de la tête et quand on est derrière un bureau à procéder au traitement administratif de l'affaire, à en croire les différents acteurs de ce drame qui se renvoient la balle. «Ce patient est entré à l'hôpital mi-février et son projet Exit a été mûri en dix jours seulement. L'évaluation psychiatrique a conclu qu'il souffrait d'un syndrome dépressif. Pour répondre à la question de sa réelle capacité de discernement, il fallait donc une autre expertise psychiatrique. Nous n'en avons pas eu le temps, puisque le patient a mis fin à ses jours», se défend le médecin traitant du patient.

Pour le président d'EXIT Romandie Jérôme Sobel, il s'agit là de «blocages institutionnels» et de «zèle de l'équipe soignante», s'insurge-t-il dans les pages du Matin dimanche.

Il revient à présent à la commission d'éthique du HIB de se prononcer sur ce drame. Son président, Pierre Aeby, auquel, étonnamment Le Matin dimanche apprend la nouvelle, déclare: «C'est un cas qui mérite naturellement réflexion. Je vais convoquer une séance, ce sera la première.»

(Newsnet)

Créé: 25.03.2012, 11h44

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17 Commentaires

Arlette Arlette

25.03.2012, 11:55 Heures
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Quand est ce que vous aurez compris qu'il faut respecter la decision de vouloir vivre ou mourir sans être obligé de faire trente -six mille expertises,qui en plus coûtent chères à la société ou aux assurances, c'est notre choix et pas de celui des médecins et psy et consorts pour décider de notre qualité de vie. Répondre


Catherine Mouton

25.03.2012, 12:49 Heures
Signaler un abus 28 Recommandation 0

"L'évaluation psychiatrique a conclu qu'il souffrait d'un syndrome dépressif." C'est normal quand on a une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Je ne doute pas de sa capacité de discernement, il savait très bien ce qu'il faisait.Toutes mes condoléances à la famille. Qu'il repose en paix. Répondre



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