Pression médiatique
Affaire Luca : l’Italie parle d’une enquête «bâclée»
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Pour la troisième fois en un peu plus d’un mois, une émission phare de la RAI Uno a abordé hier soir l’affaire Luca. Ce petit Italien avait été retrouvé nu et dans le coma à Veysonnaz (VS) en février 2002. Selon l’enquête, le garçon avait été attaqué par son chien.
La chaîne de télévision relaie la pression exercée par l’Italie ces dernières semaines sur la justice helvétique, rapporte jeudi Le Matin.
Car l’Italie ne croit pas à la thèse officielle faisant du chien l’auteur du drame. A la tête de cette incrédulité se trouve Alessandra Mussolini, petite-fille du Duce et présidente de la Commission bicamérale de l’enfance.
Dans l’émission «La vita in diretta», elle a ainsi accusé hier soir la justice suisse de couvrir «depuis des années des délinquants», et de ne pas avoir écouté attentivement ni Luca ni son frère. La présidente a également demandé à l’avocat de la famille Mongelli un ensemble de documents qu’il a fallu traduire dans l’urgence en italien, via l’ambassade de l’Italie en Suisse.
«Dérapages scandaleux»
D’autres intervenants ont enfoncé le clou sur la RAI hier soir. Le détective privé Fred Reichenbach et le président de l’Académie des sciences forensiques Luciano Garofano ont parlé d’enquête «bâclée» et de «dérapages scandaleux de la justice suisse condamnables pénalement».
Ces accusations n’ébranlent pas le moins du monde la magistrature valaisanne, indique encore Le Matin, citant le procureur général Jean-Pierre Gross. Celui-ci assure que «si les Italiens apportent des faits nouveaux», il les écoutera volontiers.
La pression exercée par l’Italie est d’autant plus grande que le temps presse: les faits seront prescrits en février prochain. La RAI a ainsi programmé d’autres émissions sur le sujet ces prochaines semaines, dont l’une en direct de Veysonnaz. (Newsnet)
Créé: 22.12.2011, 10h03
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