La Une | Jeudi 17 mai 2012 | Dernière mise à jour 00:15
Prison

Retour à Champ-Dollon pour un des deux incendiaires

Mis à jour le 05.02.2012

L'un des deux détenus hospitalisés après avoir mis le feu à leur cellule samedi soir à la prison genevoise a pu réintégrer l'établissement dans la nuit. L’autre est grièvement blessé.

Lors du déclenchement de l'incendie, le personnel de surveillance est semble-t-il intervenu rapidement.

Lors du déclenchement de l'incendie, le personnel de surveillance est semble-t-il intervenu rapidement.
Image: Keystone

Ce dernier était toujours hospitalisé dimanche, mais ses jours ne seraient pas en danger. Les deux détenus, qui ont entre 20 et 30 ans, sont originaires d'Afrique du nord et étaient incarcérés depuis peu, l'un pour brigandage. Ils n'ont pas motivé leur acte qui était imprévisible, selon Constantin Franziskakis, directeur de la prison.

«Le matelas en feu était posé contre la porte. Le personnel qui est intervenu suite à l'alarme a été immédiatement confronté à un feu impressionnant en ouvrant la porte», explique Constantin Franziskakis.

Beaucoup de fumée

L'incendie, accompagné de forts dégagements de fumée, s'est déclaré dans une cellule de l'aile nord de la prison abritant cinq détenus. Les deux hommes ont bouté le feu au matelas et au mobilier samedi vers 18 h 20 et ont empêché les autres prisonniers d'intervenir.

L'alarme incendie a immédiatement été déclenchée et a permis d'éviter le pire. Le personnel de surveillance est intervenu rapidement, suivi du détachement incendie de Champ-Dollon. Tous les détenus de l'aile nord ont alors été provisoirement évacués. Ils ont regagné leur cellule samedi soir déjà. Une vingtaine d'employés de Champ-Dollon ont subi un contrôle après avoir inhalé de la fumée.

Difficilement prévisible

Les détenus qui ont provoqué l'incendie ont été transportés aux urgences des HUG. Le moins grièvement touché a pu regagner Champ-Dollon dimanche vers deux heures, selon Constantin Franziskakis. Son comparse, victime de brûlures et d'intoxications à la fumée a été plus sévèrement atteint.

L'un des deux pyromanes était incarcéré depuis deux jours et l'autre depuis un peu plus d'un mois. Aucun signe ne laissait présager un tel acte et les intéressés ne l'ont pas motivé, à la connaissance de Constantin Franziskakis. Ce dernier note qu'il est difficile de prévenir de tels actes. Les détenus ont certaines libertés, comme celle de fumer. Dans ces conditions, un briquet ou des allumettes sont facilement à disposition (Newsnet)

Créé: 05.02.2012, 10h44

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